Les expéditions (maghazi)
488 hadiths dans ce livre de Sahih al-Boukhari. Tous les hadiths de ce recueil sont authentiques (sahih) selon son auteur.
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حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ سَبَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَفِيَّةَ، فَأَعْتَقَهَا وَتَزَوَّجَهَا. فَقَالَ ثَابِتٌ لأَنَسٍ مَا أَصْدَقَهَا قَالَ أَصْدَقَهَا نَفْسَهَا فَأَعْتَقَهَا.
Rapporté par `Abdul `Aziz ibn Suhaib : Anas ibn Malik a dit : « Le Prophète ﷺ a pris Safiya comme captive. Il l’a affranchie et l’a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Qu’est-ce qu’il lui a donné comme dot (Mahr) ? » Anas a répondu : « Sa dot, c’était elle-même, car il l’a affranchie. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْتَقَى هُوَ وَالْمُشْرِكُونَ فَاقْتَتَلُوا، فَلَمَّا مَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَسْكَرِهِ، وَمَالَ الآخَرُونَ إِلَى عَسْكَرِهِمْ، وَفِي أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ لاَ يَدَعُ لَهُمْ شَاذَّةً وَلاَ فَاذَّةً إِلاَّ اتَّبَعَهَا، يَضْرِبُهَا بِسَيْفِهِ، فَقِيلَ مَا أَجْزَأَ مِنَّا الْيَوْمَ أَحَدٌ كَمَا أَجْزَأَ فُلاَنٌ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ أَنَا صَاحِبُهُ. قَالَ فَخَرَجَ مَعَهُ كُلَّمَا وَقَفَ وَقَفَ مَعَهُ، وَإِذَا أَسْرَعَ أَسْرَعَ مَعَهُ ـ قَالَ ـ فَجُرِحَ الرَّجُلُ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ سَيْفَهُ بِالأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَى سَيْفِهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَخَرَجَ الرَّجُلُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ قَالَ " وَمَا ذَاكَ ". قَالَ الرَّجُلُ الَّذِي ذَكَرْتَ آنِفًا أَنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، فَأَعْظَمَ النَّاسُ ذَلِكَ، فَقُلْتُ أَنَا لَكُمْ بِهِ. فَخَرَجْتُ فِي طَلَبِهِ، ثُمَّ جُرِحَ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ نَصْلَ سَيْفِهِ فِي الأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَيْهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ ذَلِكَ " إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ الْجَنَّةِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنَ أَهْلِ النَّارِ، وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ النَّارِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
Rapporté par Sahl ibn Sa`d As-Saidi : Le Messager d’Allah ﷺ (et son armée) ont rencontré les polythéistes, les deux armées se sont affrontées, puis le Messager d’Allah est retourné vers son camp et les autres (l’ennemi) sont retournés dans le leur. Parmi les compagnons du Prophète ﷺ, il y avait un homme qui ne pouvait s’empêcher de poursuivre tout polythéiste isolé pour le frapper avec son épée. Quelqu’un a dit : « Personne n’a été plus utile aux musulmans aujourd’hui que cet homme. » Sur ce, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, c’est certain. » Un homme parmi les gens (les musulmans) a dit : « Je vais le suivre (pour vérifier). » Il l’a donc accompagné, s’arrêtant quand il s’arrêtait, avançant quand il avançait. Cet homme courageux a alors été grièvement blessé, et cherchant à mourir rapidement, il a planté son épée dans le sol, en a dirigé la pointe vers sa poitrine, puis s’est jeté dessus et s’est suicidé. L’homme qui l’accompagnait est alors venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi dis-tu cela ? » Il a répondu : « C’est à propos de l’homme dont tu as dit qu’il faisait partie des gens du Feu de l’Enfer. Les gens ont été surpris par ta parole, et je leur ai dit : “Je vais vérifier pour vous.” Je l’ai suivi, il a été grièvement blessé, et à cause de cela, il a voulu se donner la mort en plantant la poignée de son épée dans le sol, en dirigeant la pointe vers sa poitrine, puis il s’est jeté dessus et s’est suicidé. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Un homme peut faire ce qui semble être les actions des gens du Paradis, alors qu’il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, et un autre peut faire ce qui semble être les actions des gens du Feu de l’Enfer, alors qu’il fait partie des gens du Paradis. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا خَيْبَرَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِرَجُلٍ مِمَّنْ مَعَهُ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ أَشَدَّ الْقِتَالِ، حَتَّى كَثُرَتْ بِهِ الْجِرَاحَةُ، فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ يَرْتَابُ، فَوَجَدَ الرَّجُلُ أَلَمَ الْجِرَاحَةِ، فَأَهْوَى بِيَدِهِ إِلَى كِنَانَتِهِ، فَاسْتَخْرَجَ مِنْهَا أَسْهُمًا، فَنَحَرَ بِهَا نَفْسَهُ، فَاشْتَدَّ رِجَالٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، صَدَّقَ اللَّهُ حَدِيثَكَ، انْتَحَرَ فُلاَنٌ فَقَتَلَ نَفْسَهُ. فَقَالَ " قُمْ يَا فُلاَنُ فَأَذِّنْ أَنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ مُؤْمِنٌ، إِنَّ اللَّهَ يُؤَيِّدُ الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ". تَابَعَهُ مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ.
Rapporté par Abu Huraira : Nous avons assisté (à la bataille de) Khaybar. Le Messager d’Allah ﷺ a parlé d’un homme qui était avec lui et qui prétendait être musulman : « Cet homme fait partie des gens du Feu de l’Enfer. » Quand la bataille a commencé, cet homme a combattu avec tant de violence et de bravoure qu’il a reçu de nombreuses blessures. Certains ont commencé à douter (de la parole du Prophète), mais l’homme, souffrant de ses blessures, a pris des flèches dans son carquois et s’est tué avec (il s’est suicidé). Alors, des hommes parmi les musulmans sont venus en courant et ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Allah a confirmé ta parole : untel s’est suicidé. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ô untel ! Lève-toi et annonce que seul un croyant entrera au Paradis, et qu’Allah peut soutenir la religion même par un homme mauvais et immoral. »
Degré : authentique (sahih)
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وَقَالَ شَبِيبٌ عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ الْمُسَيَّبِ، وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ شَهِدْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حُنَيْنًا. وَقَالَ ابْنُ الْمُبَارَكِ عَنْ يُونُسَ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَعِيدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. تَابَعَهُ صَالِحٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ. وَقَالَ الزُّبَيْدِيُّ أَخْبَرَنِي الزُّهْرِيُّ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ كَعْبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبٍ قَالَ أَخْبَرَنِي مَنْ شَهِدَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ. قَالَ الزُّهْرِيُّ وَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ وَسَعِيدٌ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu al-Yaman : Shu‘ayb l’a informé, d’après al-Zuhri, qui a dit que Sa‘id ibn al-Musayyib lui a rapporté qu’Abu Hurayra – que Allah l’agrée – a dit : « Nous étions avec le Prophète ﷺ à Hunayn. » Ensuite, Ibn al-Mubarak rapporte de Yunus, d’après l’imam az-Zuhri, de Sa‘id, du Prophète ﷺ. Az-Zubaydi rapporte qu’az-Zuhri lui-même l’a informé qu’Abd ar-Rahman ibn Ka‘b et Sa‘id rapportaient du Prophète ﷺ. (Récit concernant la chaîne de transmission)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ ـ أَوْ قَالَ لَمَّا تَوَجَّهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ـ أَشْرَفَ النَّاسُ عَلَى وَادٍ، فَرَفَعُوا أَصْوَاتَهُمْ بِالتَّكْبِيرِ اللَّهُ أَكْبَرُ اللَّهُ أَكْبَرُ، لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ارْبَعُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ، إِنَّكُمْ لاَ تَدْعُونَ أَصَمَّ وَلاَ غَائِبًا، إِنَّكُمْ تَدْعُونَ سَمِيعًا قَرِيبًا وَهْوَ مَعَكُمْ ". وَأَنَا خَلْفَ دَابَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَمِعَنِي وَأَنَا أَقُولُ لاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ بِاللَّهِ، فَقَالَ لِي " يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ". قُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " أَلاَ أَدُلُّكَ عَلَى كَلِمَةٍ مِنْ كَنْزٍ مِنْ كُنُوزِ الْجَنَّةِ ". قُلْتُ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي. قَالَ " لاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ بِاللَّهِ ".
Rapporté par Abu Musa Al-Ash‘ari : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a combattu à Khaybar, ou lorsqu’il s’y rendait, chaque fois que les gens passaient sur une hauteur surplombant une vallée, ils élevaient la voix en disant : « Allahu Akbar ! Allahu Akbar ! Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. » À ce moment-là, le Messager d’Allah leur dit : « Baissez la voix, car vous n’appelez pas un sourd ni quelqu’un d’absent, mais vous invoquez Celui qui entend, qui est proche et qui est avec vous. » J’étais derrière la monture du Messager d’Allah ﷺ et il m’a entendu dire : « Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. » Alors il m’a dit : « Ô ‘Abdullah ibn Qais ! » J’ai répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il a dit : « Veux-tu que je t’apprenne une parole qui fait partie des trésors du Paradis ? » J’ai dit : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. » Il a dit : « C’est : Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، قَالَ رَأَيْتُ أَثَرَ ضَرْبَةٍ فِي سَاقِ سَلَمَةَ، فَقُلْتُ يَا أَبَا مُسْلِمٍ، مَا هَذِهِ الضَّرْبَةُ قَالَ هَذِهِ ضَرْبَةٌ أَصَابَتْنِي يَوْمَ خَيْبَرَ، فَقَالَ النَّاسُ أُصِيبَ سَلَمَةُ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَنَفَثَ فِيهِ ثَلاَثَ نَفَثَاتٍ، فَمَا اشْتَكَيْتُهَا حَتَّى السَّاعَةِ.
Rapporté par Yazid ibn Abi Ubaid : J’ai vu une cicatrice sur la jambe de Salama. Je lui ai demandé : « Ô Abu Muslim ! Qu’est-ce que cette blessure ? » Il a répondu : « Je l’ai reçue le jour de Khaybar et les gens disaient : ‘Salama a été blessé.’ Puis je suis allé voir le Prophète ﷺ, qui a soufflé sa salive dessus trois fois, et depuis, je n’ai plus jamais eu mal à cet endroit jusqu’à aujourd’hui. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلٍ، قَالَ الْتَقَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَالْمُشْرِكُونَ فِي بَعْضِ مَغَازِيهِ فَاقْتَتَلُوا، فَمَالَ كُلُّ قَوْمٍ إِلَى عَسْكَرِهِمْ، وَفِي الْمُسْلِمِينَ رَجُلٌ لاَ يَدَعُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ شَاذَّةً وَلاَ فَاذَّةً إِلاَّ اتَّبَعَهَا فَضَرَبَهَا بِسَيْفِهِ، فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَجْزَأَ أَحَدُهُمْ مَا أَجْزَأَ فُلاَنٌ. فَقَالَ " إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَقَالُوا أَيُّنَا مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ إِنْ كَانَ هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ لأَتَّبِعَنَّهُ، فَإِذَا أَسْرَعَ وَأَبْطَأَ كُنْتُ مَعَهُ. حَتَّى جُرِحَ فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ نِصَابَ سَيْفِهِ بِالأَرْضِ، وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَيْهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَجَاءَ الرَّجُلُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ فَقَالَ " وَمَا ذَاكَ ". فَأَخْبَرَهُ. فَقَالَ " إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ بِعَمَلِ أَهْلِ الْجَنَّةِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَإِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، وَيَعْمَلُ بِعَمَلِ أَهْلِ النَّارِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ وَهْوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
Rapporté par Sahl : Lors d’une de ses expéditions, le Prophète ﷺ a affronté les polythéistes. Les deux armées se sont battues, puis chacune est retournée à son camp. Parmi les musulmans, il y avait un homme qui poursuivait chaque ennemi isolé et le frappait avec son épée. On a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Personne n’a combattu aussi vaillamment que cet homme. » Le Prophète a dit : « Il fait partie des gens du Feu. » Les gens ont alors dit : « Qui parmi nous ira au Paradis si cet homme fait partie des gens du Feu ? » Un homme a alors dit : « Je vais le suivre et observer ses actions. » L’homme courageux a été blessé, et voulant mourir tout de suite, il a posé la poignée de son épée au sol, la pointe entre sa poitrine, puis s’est jeté dessus et s’est donné la mort. L’homme qui l’observait est alors revenu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Qu’y a-t-il ? » Il lui a raconté toute l’histoire. Le Prophète ﷺ a dit : « Un homme peut faire, aux yeux des gens, les actions des gens du Paradis, mais il fait partie des gens du Feu, et un homme peut faire, aux yeux des gens, les actions des gens du Feu, mais il fait partie des gens du Paradis. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَعِيدٍ الْخُزَاعِيُّ، حَدَّثَنَا زِيَادُ بْنُ الرَّبِيعِ، عَنْ أَبِي عِمْرَانَ، قَالَ نَظَرَ أَنَسٌ إِلَى النَّاسِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، فَرَأَى طَيَالِسَةً فَقَالَ كَأَنَّهُمُ السَّاعَةَ يَهُودُ خَيْبَرَ.
Rapporté par Abu ‘Imran : Anas a regardé des gens qui portaient des Tailsans (un type particulier de couvre-chef porté autrefois par les Juifs). À ce moment-là, Anas a dit : « En ce moment, ils ressemblent aux Juifs de Khaybar. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، رضى الله عنه قَالَ كَانَ عَلِيٌّ ـ رضى الله عنه ـ تَخَلَّفَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي خَيْبَرَ، وَكَانَ رَمِدًا فَقَالَ أَنَا أَتَخَلَّفُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَحِقَ، فَلَمَّا بِتْنَا اللَّيْلَةَ الَّتِي فُتِحَتْ قَالَ " لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ غَدًا ـ أَوْ لَيَأْخُذَنَّ الرَّايَةَ غَدًا ـ رَجُلٌ يُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ، يُفْتَحُ عَلَيْهِ ". فَنَحْنُ نَرْجُوهَا فَقِيلَ هَذَا عَلِيٌّ، فَأَعْطَاهُ فَفُتِحَ عَلَيْهِ.
Rapporté par Salama : `Ali était resté à l’arrière du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Khaybar car il souffrait d’un problème aux yeux. Il s’est alors dit : « Comment pourrais-je rester derrière le Prophète (ﷺ) ? » et il l’a rejoint. La nuit de la conquête de Khaybar, quand il s’est endormi, le Prophète (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme aimé d’Allah et de Son Messager, et (Khaybar) sera conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah. » Chacun de nous espérait recevoir l’étendard. On a alors dit : « Voici `Ali », et le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard, et Khaybar a été conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَهْلُ بْنُ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَوْمَ خَيْبَرَ " لأُعْطِيَنَّ هَذِهِ الرَّايَةَ غَدًا رَجُلاً، يَفْتَحُ اللَّهُ عَلَى يَدَيْهِ، يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ، وَيُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ". قَالَ فَبَاتَ النَّاسُ يَدُوكُونَ لَيْلَتَهُمْ أَيُّهُمْ يُعْطَاهَا فَلَمَّا أَصْبَحَ النَّاسُ غَدَوْا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، كُلُّهُمْ يَرْجُو أَنْ يُعْطَاهَا فَقَالَ " أَيْنَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ". فَقِيلَ هُوَ يَا رَسُولَ اللَّهِ يَشْتَكِي عَيْنَيْهِ. قَالَ " فَأَرْسِلُوا إِلَيْهِ ". فَأُتِيَ بِهِ فَبَصَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي عَيْنَيْهِ، وَدَعَا لَهُ، فَبَرَأَ حَتَّى كَأَنْ لَمْ يَكُنْ بِهِ وَجَعٌ، فَأَعْطَاهُ الرَّايَةَ، فَقَالَ عَلِيٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُقَاتِلُهُمْ حَتَّى يَكُونُوا مِثْلَنَا، فَقَالَ " انْفُذْ عَلَى رِسْلِكَ حَتَّى تَنْزِلَ بِسَاحَتِهِمْ، ثُمَّ ادْعُهُمْ إِلَى الإِسْلاَمِ، وَأَخْبِرْهُمْ بِمَا يَجِبُ عَلَيْهِمْ مِنْ حَقِّ اللَّهِ فِيهِ، فَوَاللَّهِ لأَنْ يَهْدِيَ اللَّهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَكَ حُمْرُ النَّعَمِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai cet étendard à un homme par la main duquel Allah nous accordera la victoire. Il aime Allah et Son Messager, et il est aimé d’Allah et de Son Messager. » Cette nuit-là, les gens se demandaient à qui il serait donné. Le matin, ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et chacun espérait le recevoir. Le Prophète a dit : « Où est `Ali ibn Abi Talib ? » On lui a répondu : « Il a mal aux yeux, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Faites-le venir. » `Ali a été amené, et le Messager d’Allah (ﷺ) a mis de la salive dans son œil et a invoqué le bien pour lui. `Ali a alors été guéri comme s’il n’avait jamais eu de problème. Ensuite, le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard. `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je combattrai jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Avance et ne te précipite pas. Quand tu entreras chez eux, invite-les à embrasser l’islam et informe-les des droits d’Allah qu’ils doivent respecter. Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme sur le droit chemin, cela vaudra mieux pour toi que les plus beaux chameaux rouges. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ الْغَفَّارِ بْنُ دَاوُدَ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، ح وَحَدَّثَنِي أَحْمَدُ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الزُّهْرِيُّ، عَنْ عَمْرٍو، مَوْلَى الْمُطَّلِبِ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَدِمْنَا خَيْبَرَ، فَلَمَّا فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْحِصْنَ ذُكِرَ لَهُ جَمَالُ صَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىِّ بْنِ أَخْطَبَ، وَقَدْ قُتِلَ زَوْجُهَا وَكَانَتْ عَرُوسًا، فَاصْطَفَاهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِنَفْسِهِ، فَخَرَجَ بِهَا، حَتَّى بَلَغْنَا سَدَّ الصَّهْبَاءِ حَلَّتْ، فَبَنَى بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ صَنَعَ حَيْسًا فِي نِطَعٍ صَغِيرٍ، ثُمَّ قَالَ لِي " آذِنْ مَنْ حَوْلَكَ ". فَكَانَتْ تِلْكَ وَلِيمَتَهُ عَلَى صَفِيَّةَ، ثُمَّ خَرَجْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ، فَرَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يُحَوِّي لَهَا وَرَاءَهُ بِعَبَاءَةٍ، ثُمَّ يَجْلِسُ عِنْدَ بَعِيرِهِ، فَيَضَعُ رُكْبَتَهُ، وَتَضَعُ صَفِيَّةُ رِجْلَهَا عَلَى رُكْبَتِهِ حَتَّى تَرْكَبَ.
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes arrivés à Khaybar, et quand Allah a accordé la victoire à Son Messager pour ouvrir la forteresse, la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtaq, dont le mari avait été tué alors qu’elle venait de se marier, a été mentionnée au Messager d’Allah. Le Prophète (ﷺ) l’a choisie pour lui-même, puis il est parti avec elle. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Sidd-as-Sahba’, Safiya a terminé ses menstruations, alors le Messager d’Allah (ﷺ) l’a épousée. Un plat appelé hais (un mets arabe) a été préparé sur une petite natte en cuir. Ensuite, le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Invite les gens autour de toi. » C’était donc le repas de mariage du Prophète (ﷺ) et de Safiya. Ensuite, nous avons repris la route vers Médine, et j’ai vu le Prophète préparer un coussin pour elle avec son manteau derrière lui (sur son chameau). Il s’est ensuite assis à côté de son chameau et a mis son genou pour que Safiya puisse y poser son pied afin de monter
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَقَامَ عَلَى صَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىٍّ، بِطَرِيقِ خَيْبَرَ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، حَتَّى أَعْرَسَ بِهَا، وَكَانَتْ فِيمَنْ ضُرِبَ عَلَيْهَا الْحِجَابُ.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est resté avec Safiya bint Huyai pendant trois jours sur la route de Khaybar, où il a consommé son mariage avec elle. Safiya faisait partie de celles à qui on a ordonné de porter le voile
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرِ بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ خَيْبَرَ وَالْمَدِينَةِ ثَلاَثَ لَيَالٍ يُبْنَى عَلَيْهِ بِصَفِيَّةَ، فَدَعَوْتُ الْمُسْلِمِينَ إِلَى وَلِيمَتِهِ، وَمَا كَانَ فِيهَا مِنْ خُبْزٍ وَلاَ لَحْمٍ، وَمَا كَانَ فِيهَا إِلاَّ أَنْ أَمَرَ بِلاَلاً بِالأَنْطَاعِ فَبُسِطَتْ، فَأَلْقَى عَلَيْهَا التَّمْرَ وَالأَقِطَ وَالسَّمْنَ، فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ إِحْدَى أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ، أَوْ مَا مَلَكَتْ يَمِينُهُ قَالُوا إِنْ حَجَبَهَا فَهْىَ إِحْدَى أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ، وَإِنْ لَمْ يَحْجُبْهَا فَهْىَ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ. فَلَمَّا ارْتَحَلَ وَطَّأَ لَهَا خَلْفَهُ، وَمَدَّ الْحِجَابَ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois nuits entre Khaybar et Médine et il s’est marié avec Safiya. J’ai invité les musulmans à son repas de mariage, et il n’y avait ni viande ni pain, mais le Prophète a demandé à Bilal d’étendre des nattes en cuir sur lesquelles on a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre. Les musulmans se sont demandé entre eux : « Sera-t-elle (Safiya) l’une des mères des croyants (c’est-à-dire une des épouses du Prophète ﷺ) ou simplement une captive parmi celles que possède sa main droite ? » Certains ont dit : « Si le Prophète (ﷺ) lui fait porter le voile, alors elle sera l’une des mères des croyants, et s’il ne le fait pas, elle sera sa servante. » Quand il est parti, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa monture) et lui a fait porter le voile
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ. وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا وَهْبٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُغَفَّلٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مُحَاصِرِي خَيْبَرَ فَرَمَى إِنْسَانٌ بِجِرَابٍ فِيهِ شَحْمٌ، فَنَزَوْتُ لآخُذَهُ، فَالْتَفَتُّ فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم�� فَاسْتَحْيَيْتُ.
Rapporté par `Abdullah bin Mughaffal : Pendant que nous assiégions Khaybar, quelqu’un a jeté un récipient en cuir contenant un peu de graisse et j’ai couru pour le prendre. Soudain, j’ai regardé derrière moi, et voilà que le Prophète (ﷺ) était là. Alors j’ai eu honte de le prendre
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ أَبِي أُسَامَةَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، وَسَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى يَوْمَ خَيْبَرَ عَنْ أَكْلِ الثَّوْمِ، وَعَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ. نَهَى عَنْ أَكْلِ الثَّوْمِ هُوَ عَنْ نَافِعٍ وَحْدَهُ. وَلُحُومُ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ عَنْ سَالِمٍ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger de l’ail et de la viande d’âne
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، وَالْحَسَنِ، ابْنَىْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبِيهِمَا، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ مُتْعَةِ النِّسَاءِ يَوْمَ خَيْبَرَ، وَعَنْ أَكْلِ الْحُمُرِ الإِنْسِيَّةِ.
Rapporté par `Ali bin Abi Talib : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le mut'a (mariage temporaire) et la consommation de viande d’âne
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى يَوْمَ خَيْبَرَ عَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger de la viande d’âne
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، وَسَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَكْلِ لُحُومِ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger de la viande d’âne
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَيْبَرَ عَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ، وَرَخَّصَ فِي الْخَيْلِ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger de la viande d’âne et a autorisé la consommation de viande de cheval
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا عَبَّادٌ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ أَصَابَتْنَا مَجَاعَةٌ يَوْمَ خَيْبَرَ، فَإِنَّ الْقُدُورَ لَتَغْلِي ـ قَالَ وَبَعْضُهَا نَضِجَتْ ـ فَجَاءَ مُنَادِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لاَ تَأْكُلُوا مِنْ لُحُومِ الْحُمُرِ شَيْئًا وَأَهْرِيقُوهَا. قَالَ ابْنُ أَبِي أَوْفَى فَتَحَدَّثْنَا أَنَّهُ إِنَّمَا نَهَى عَنْهَا لأَنَّهَا لَمْ تُخَمَّسْ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ نَهَى عَنْهَا الْبَتَّةَ، لأَنَّهَا كَانَتْ تَأْكُلُ الْعَذِرَةَ.
Rapporté par Ibn Abi `Aufa : Nous avons souffert d’une grande faim le jour de Khaybar. Pendant que les marmites bouillaient et que certains plats étaient déjà bien cuits, l’annonceur du Prophète (ﷺ) est venu dire : « Ne mangez rien de la viande d’âne et renversez les marmites. » Nous avons alors pensé que le Prophète (ﷺ) avait interdit cette nourriture parce que le khumus n’en avait pas été prélevé. D’autres ont dit : « Il a interdit la viande d’âne par principe, car les ânes mangeaient des choses sales. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، عَنِ الْبَرَاءِ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى، رضى الله عنهم أَنَّهُمْ كَانُوا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَصَابُوا حُمُرًا فَطَبَخُوهَا، فَنَادَى مُنَادِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَكْفِئُوا الْقُدُورَ.
Rapporté par Al-Bara et `Abdullah bin Abi `Aufa : Quand ils étaient en compagnie du Prophète, ils ont attrapé des ânes qu'ils ont (abattus et) cuisinés. Ensuite, l’annonceur du Prophète (ﷺ) a dit : « Retournez les marmites (c’est-à-dire jetez la viande). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، وَابْنَ أَبِي أَوْفَى، يُحَدِّثَانِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ يَوْمَ خَيْبَرَ وَقَدْ نَصَبُوا الْقُدُورَ أَكْفِئُوا الْقُدُورَ.
Rapporté par Al-Bara et Ibn Abi `Aufa : Le jour de Khaybar, quand les marmites étaient sur le feu, le Prophète (ﷺ) a dit : « Retournez les marmites. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ.
Rapporté par Al-Bara : Nous avons participé à une expédition avec le Prophète ﷺ (semblable à celle du hadith)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، أَخْبَرَنَا عَاصِمٌ، عَنْ عَامِرٍ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ خَيْبَرَ أَنْ نُلْقِيَ الْحُمُرَ الأَهْلِيَّةَ نِيئَةً وَنَضِيجَةً، ثُمَّ لَمْ يَأْمُرْنَا بِأَكْلِهِ بَعْدُ.
Rapporté par Al-Bara Bin Azib : Lors de la bataille de Khaybar, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de jeter la viande des ânes, qu’elle soit crue ou cuite. Il ne nous a pas permis d’en manger par la suite
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي الْحُسَيْنِ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لاَ أَدْرِي أَنَهَى عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَجْلِ أَنَّهُ كَانَ حَمُولَةَ النَّاسِ، فَكَرِهَ أَنْ تَذْهَبَ حَمُولَتُهُمْ، أَوْ حَرَّمَهُ فِي يَوْمِ خَيْبَرَ، لَحْمَ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Je ne sais pas si le Prophète (ﷺ) a interdit de manger de la viande d’âne (temporairement) parce que ces animaux servaient de montures aux gens et qu’il ne voulait pas qu’ils perdent leur moyen de transport, ou s’il l’a interdite définitivement le jour de Khaybar
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَيْبَرَ لِلْفَرَسِ سَهْمَيْنِ، وَلِلرَّاجِلِ سَهْمًا. قَالَ فَسَّرَهُ نَافِعٌ فَقَالَ إِذَا كَانَ مَعَ الرَّجُلِ فَرَسٌ فَلَهُ ثَلاَثَةُ أَسْهُمٍ، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ فَرَسٌ فَلَهُ سَهْمٌ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a partagé le butin de guerre de Khaybar en donnant deux parts pour un cheval et une part pour un fantassin. (Le sous-narrateur, Nafi`, a expliqué : « Si un homme avait un cheval, il recevait trois parts, et s’il n’en avait pas, il recevait une part. »)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ جُبَيْرَ بْنَ مُطْعِمٍ، أَخْبَرَهُ قَالَ مَشَيْتُ أَنَا وَعُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ، إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا أَعْطَيْتَ بَنِي الْمُطَّلِبِ مِنْ خُمْسِ خَيْبَرَ، وَتَرَكْتَنَا، وَنَحْنُ بِمَنْزِلَةٍ وَاحِدَةٍ مِنْكَ. فَقَالَ " إِنَّمَا بَنُو هَاشِمٍ وَبَنُو الْمُطَّلِبِ شَىْءٌ وَاحِدٌ ". قَالَ جُبَيْرٌ وَلَمْ يَقْسِمِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِبَنِي عَبْدِ شَمْسٍ وَبَنِي نَوْفَلٍ شَيْئًا.
Rapporté par Jubair bin Mut`im : `Uthman bin `Affan et moi sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et nous lui avons dit : « Tu as donné aux Banu Al-Muttalib une part du cinquième du butin de Khaybar et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi que les Banu Al-Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Banu Hashim et Banu Al-Muttalib ne forment qu’un seul groupe. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) n’a rien donné aux Banu `Abd Shams et aux Banu Nawfal
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَنَا مَخْرَجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ بِالْيَمَنِ، فَخَرَجْنَا مُهَاجِرِينَ إِلَيْهِ أَنَا، وَأَخَوَانِ لِي أَنَا أَصْغَرُهُمْ، أَحَدُهُمَا أَبُو بُرْدَةَ، وَالآخَرُ أَبُو رُهْمٍ ـ إِمَّا قَالَ بِضْعٌ وَإِمَّا قَالَ ـ فِي ثَلاَثَةٍ وَخَمْسِينَ أَوِ اثْنَيْنِ وَخَمْسِينَ رَجُلاً مِنْ قَوْمِي، فَرَكِبْنَا سَفِينَةً، فَأَلْقَتْنَا سَفِينَتُنَا إِلَى النَّجَاشِيِّ بِالْحَبَشَةِ، فَوَافَقْنَا جَعْفَرَ بْنَ أَبِي طَالِبٍ فَأَقَمْنَا مَعَهُ حَتَّى قَدِمْنَا جَمِيعًا، فَوَافَقْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حِينَ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، وَكَانَ أُنَاسٌ مِنَ النَّاسِ يَقُولُونَ لَنَا ـ يَعْنِي لأَهْلِ السَّفِينَةِ ـ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، وَدَخَلَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ، وَهْىَ مِمَّنْ قَدِمَ مَعَنَا، عَلَى حَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم زَائِرَةً، وَقَدْ كَانَتْ هَاجَرَتْ إِلَى النَّجَاشِيِّ فِيمَنْ هَاجَرَ، فَدَخَلَ عُمَرُ عَلَى حَفْصَةَ وَأَسْمَاءُ عِنْدَهَا، فَقَالَ عُمَرُ حِينَ رَأَى أَسْمَاءَ مَنْ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ. قَالَ عُمَرُ الْحَبَشِيَّةُ هَذِهِ الْبَحْرِيَّةُ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ نَعَمْ. قَالَ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، فَنَحْنُ أَحَقُّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكُمْ. فَغَضِبَتْ وَقَالَتْ كَلاَّ وَاللَّهِ، كُنْتُمْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُطْعِمُ جَائِعَكُمْ، وَيَعِظُ جَاهِلَكُمْ، وَكُنَّا فِي دَارِ أَوْ فِي أَرْضِ الْبُعَدَاءِ الْبُغَضَاءِ بِالْحَبَشَةِ، وَذَلِكَ فِي اللَّهِ وَفِي رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَايْمُ اللَّهِ، لاَ أَطْعَمُ طَعَامًا، وَلاَ أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَذْكُرَ مَا قُلْتَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ كُنَّا نُؤْذَى وَنُخَافُ، وَسَأَذْكُرُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَسْأَلُهُ، وَاللَّهِ لاَ أَكْذِبُ وَلاَ أَزِيغُ وَلاَ أَزِيدُ عَلَيْهِ.
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la nouvelle de la migration du Prophète (ﷺ) de La Mecque à Médine alors que nous étions au Yémen. Nous sommes donc partis en tant qu’émigrants vers lui. Nous étions trois : moi et mes deux frères. J’étais le plus jeune, l’un des deux était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm, et nous étions au total 53 ou 52 hommes de mon peuple. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a emmenés chez le Négus en Éthiopie. Là-bas, nous avons rencontré Ja`far bin Abi Talib et nous sommes restés avec lui. Ensuite, nous sommes tous venus à Médine et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes, c’est-à-dire les gens du bateau, nous disaient : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint ‘Umais, qui était venue avec nous, est allée rendre visite à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ). Elle avait émigré avec les autres musulmans partis chez le Négus. `Umar est venu voir Hafsa pendant qu’Asma’ bint ‘Umais était avec elle. En voyant Asma’, `Umar a demandé : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Asma’ bint ‘Umais. » `Umar a dit : « Est-ce l’Éthiopienne ? Celle qui a voyagé par la mer ? » Asma’ a répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Nous avons émigré avant vous, gens du bateau, donc nous avons plus de droits que vous auprès du Messager d’Allah (ﷺ). » À cela, Asma’ s’est fâchée et a dit : « Non, par Allah ! Pendant que vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ), qui nourrissait les affamés parmi vous et conseillait les ignorants, nous étions dans le pays lointain et détesté d’Éthiopie, et tout cela pour le Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien avant d’avoir informé le Messager d’Allah (ﷺ) de tout ce que tu as dit. Là-bas, nous avons souffert et eu peur. Je vais en parler au Prophète (ﷺ) sans rien inventer, rien oublier et rien ajouter à tes propos
Degré : authentique (sahih)
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فَلَمَّا جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ يَا نَبِيَّ اللَّهِ إِنَّ عُمَرَ قَالَ كَذَا وَكَذَا. قَالَ " فَمَا قُلْتِ لَهُ ". قَالَتْ قُلْتُ لَهُ كَذَا وَكَذَا. قَالَ " لَيْسَ بِأَحَقَّ بِي مِنْكُمْ، وَلَهُ وَلأَصْحَابِهِ هِجْرَةٌ وَاحِدَةٌ، وَلَكُمْ أَنْتُمْ أَهْلَ السَّفِينَةِ هِجْرَتَانِ ". قَالَتْ فَلَقَدْ رَأَيْتُ أَبَا مُوسَى وَأَصْحَابَ السَّفِينَةِ يَأْتُونِي أَرْسَالاً، يَسْأَلُونِي عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ، مَا مِنَ الدُّنْيَا شَىْءٌ هُمْ بِهِ أَفْرَحُ وَلاَ أَعْظَمُ فِي أَنْفُسِهِمْ مِمَّا قَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ أَبُو بُرْدَةَ قَالَتْ أَسْمَاءُ فَلَقَدْ رَأَيْتُ أَبَا مُوسَى وَإِنَّهُ لَيَسْتَعِيدُ هَذَا الْحَدِيثَ مِنِّي.
Rapporté par Asma' : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé, elle a dit : « Ô Prophète d’Allah, `Umar a dit telle et telle chose. » Il a demandé à Asma' : « Qu’as-tu répondu ? » Asma' a dit : « Je lui ai répondu telle et telle chose. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il (`Umar) n’a pas plus de droit sur moi que vous, car lui et ses compagnons n’ont eu la récompense que d’une seule émigration, alors que vous, les gens du bateau, vous avez la récompense de deux émigrations. » Plus tard, Asma' a raconté : « J’ai vu Abu Musa et les autres personnes du bateau venir vers moi, les uns après les autres, pour me demander de raconter ce récit, et rien au monde ne leur faisait plus plaisir et n’était plus important que ce que le Prophète (ﷺ) avait dit à leur sujet. » Rapporté par Abu Burda : Asma' a dit : « J’ai vu Abu Musa me demander de répéter ce récit encore et encore. »
Degré : authentique (sahih)
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قَالَ أَبُو بُرْدَةَ عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لأَعْرِفُ أَصْوَاتَ رُفْقَةِ الأَشْعَرِيِّينَ بِالْقُرْآنِ، حِينَ يَدْخُلُونَ بِاللَّيْلِ، وَأَعْرِفُ مَنَازِلَهُمْ مِنْ أَصْوَاتِهِمْ بِالْقُرْآنِ بِاللَّيْلِ، وَإِنْ كُنْتُ لَمْ أَرَ مَنَازِلَهُمْ حِينَ نَزَلُوا بِالنَّهَارِ، وَمِنْهُمْ حَكِيمٌ، إِذَا لَقِيَ الْخَيْلَ ـ أَوْ قَالَ الْعَدُوَّ ـ قَالَ لَهُمْ إِنَّ أَصْحَابِي يَأْمُرُونَكُمْ أَنْ تَنْظُرُوهُمْ ".
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : Je reconnais la voix du groupe des Al-Ashariyun quand ils récitent le Coran, quand ils rentrent chez eux la nuit, et je reconnais leurs maisons en écoutant leurs voix pendant qu’ils récitent le Coran la nuit, même si je n’ai pas vu leurs maisons pendant la journée. Parmi eux, il y a Hakim qui, lorsqu’il rencontrait la cavalerie ou l’ennemi, leur disait : Mes compagnons vous demandent de les attendre. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، سَمِعَ حَفْصَ بْنَ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ أَنِ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، فَقَسَمَ لَنَا، وَلَمْ يَقْسِمْ لأَحَدٍ لَمْ يَشْهَدِ الْفَتْحَ غَيْرَنَا.
Rapporté par Abu Musa : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) après qu’il eut conquis Khaybar. Il nous a alors donné une part du butin, mais à part nous, il n’a rien donné à ceux qui n’avaient pas assisté à la conquête
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ثَوْرٌ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ، مَوْلَى ابْنِ مُطِيعٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ افْتَتَحْنَا خَيْبَرَ، وَلَمْ نَغْنَمْ ذَهَبًا وَلاَ فِضَّةً، إِنَّمَا غَنِمْنَا الْبَقَرَ وَالإِبِلَ وَالْمَتَاعَ وَالْحَوَائِطَ، ثُمَّ انْصَرَفْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى وَادِي الْقُرَى، وَمَعَهُ عَبْدٌ لَهُ يُقَالُ لَهُ مِدْعَمٌ، أَهْدَاهُ لَهُ أَحَدُ بَنِي الضِّبَابِ، فَبَيْنَمَا هُوَ يَحُطُّ رَحْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ سَهْمٌ عَائِرٌ حَتَّى أَصَابَ ذَلِكَ الْعَبْدَ، فَقَالَ النَّاسُ هَنِيئًا لَهُ الشَّهَادَةُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَلَى وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنَّ الشَّمْلَةَ الَّتِي أَصَابَهَا يَوْمَ خَيْبَرَ مِنَ الْمَغَانِمِ لَمْ تُصِبْهَا الْمَقَاسِمُ لَتَشْتَعِلُ عَلَيْهِ نَارًا ". فَجَاءَ رَجُلٌ حِينَ سَمِعَ ذَلِكَ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِشِرَاكٍ أَوْ بِشِرَاكَيْنِ، فَقَالَ هَذَا شَىْءٌ كُنْتُ أَصَبْتُهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " شِرَاكٌ أَوْ شِرَاكَانِ مِنْ نَارٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Quand nous avons conquis Khaybar, nous n’avons pas eu d’or ni d’argent comme butin, mais nous avons eu des vaches, des chameaux, des biens et des jardins. Ensuite, nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers la vallée d’Al-Qira. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) avait un esclave appelé Mid`am, qui lui avait été offert par quelqu’un de Banu Ad-Dibbab. Pendant que l’esclave enlevait la selle du Messager d’Allah (ﷺ), une flèche, dont on ne connaissait pas l’auteur, l’a touché. Les gens ont dit : « Félicitations à lui pour le martyre. » Le Messager d’Allah a dit : « Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, le drap qu’il avait pris illégalement le jour de Khaybar, avant la distribution du butin, est devenu une flamme de feu qui le brûle. » En entendant cela, un homme a apporté une ou deux lanières de chaussures au Prophète et a dit : « Ce sont des choses que j’ai prises illégalement. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceci est une lanière, ou ce sont deux lanières de feu. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدٌ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَوْلاَ أَنْ أَتْرُكَ آخِرَ النَّاسِ بَبَّانًا لَيْسَ لَهُمْ شَىْءٌ، مَا فُتِحَتْ عَلَىَّ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ، وَلَكِنِّي أَتْرُكُهَا خِزَانَةً لَهُمْ يَقْتَسِمُونَهَا.
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si je n’avais pas peur que les autres musulmans restent dans la pauvreté, je partagerais les terres de chaque village que je pourrais conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a partagé les terres de Khaybar. Mais je préfère les laisser comme un bien commun, pour que leur revenu soit distribué entre eux
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَوْلاَ آخِرُ الْمُسْلِمِينَ مَا فُتِحَتْ عَلَيْهِمْ قَرْيَةٌ إِلاَّ قَسَمْتُهَا، كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ.
Rapporté par `Umar : Si ce n’était pas pour les autres musulmans (c’est-à-dire les générations futures), je répartirais les terres de tous les villages que les musulmans pourraient conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a réparti les terres de Khaybar
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، وَسَأَلَهُ، إِسْمَاعِيلُ بْنُ أُمَيَّةَ قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ، قَالَ لَهُ بَعْضُ بَنِي سَعِيدِ بْنِ الْعَاصِ لاَ تُعْطِهِ. فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ هَذَا قَاتِلُ ابْنِ قَوْقَلٍ. فَقَالَ وَاعَجَبَاهْ لِوَبْرٍ تَدَلَّى مِنْ قَدُومِ الضَّأْنِ.
Rapporté par 'Anbasa bin Sa`id : Abu Huraira est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé une part du butin de Khaybar. À ce moment-là, un des fils de Sa`id bin Al-`As a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne lui donne rien. » Abu Huraira a alors dit au Prophète (ﷺ) : « C’est lui qui a tué Ibn Qauqal. » Le fils de Sa`id a répondu : « Comme c’est étrange ! Un cobaye venu de Qadum Ad-Dan… »
Degré : authentique (sahih)
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وَيُذْكَرُ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يُخْبِرُ سَعِيدَ بْنَ الْعَاصِي قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَانَ عَلَى سَرِيَّةٍ مِنَ الْمَدِينَةِ قِبَلَ نَجْدٍ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقَدِمَ أَبَانُ وَأَصْحَابُهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِخَيْبَرَ، بَعْدَ مَا افْتَتَحَهَا، وَإِنَّ حُزْمَ خَيْلِهِمْ لَلِيفٌ، قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لاَ تَقْسِمْ لَهُمْ. قَالَ أَبَانُ وَأَنْتَ بِهَذَا يَا وَبْرُ تَحَدَّرَ مِنْ رَأْسِ ضَأْنٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَانُ اجْلِسْ " فَلَمْ يَقْسِمْ لَهُمْ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Aban de Médine vers Najd comme chef d’une expédition. Aban et ses compagnons sont venus voir le Prophète (ﷺ) à Khaybar après que le Prophète (ﷺ) l’avait conquise, et les rênes de leurs chevaux étaient faites de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne leur donne pas de part du butin. » Sur ce, Aban m’a répondu : « Étonnant ! Tu proposes ça alors que tu es ce que tu es, ô cobaye descendu du sommet d’Ad-Dal (un lotus) ! » Le Prophète a alors dit : « Ô Aban, assieds-toi ! » et il ne leur a rien donné du butin
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي جَدِّي، أَنَّ أَبَانَ بْنَ سَعِيدٍ، أَقْبَلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ عَلَيْهِ، فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا قَاتِلُ ابْنِ قَوْقَلٍ. وَقَالَ أَبَانُ لأَبِي هُرَيْرَةَ وَاعَجَبًا لَكَ وَبْرٌ تَدَأْدَأَ مِنْ قَدُومِ ضَأْنٍ. يَنْعَى عَلَىَّ امْرَأً أَكْرَمَهُ اللَّهُ بِيَدِي، وَمَنَعَهُ أَنْ يُهِينَنِي بِيَدِهِ.
Rapporté par Sa`id : Aban bin Sa`id est venu saluer le Prophète (ﷺ). Abu Huraira a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme (Aban) est le meurtrier d’Ibn Qauqal. » En entendant cela, Aban a répondu à Abu Huraira : « Comme tes paroles sont étranges ! Toi, un cobaye descendu de Qadum Dan, tu me reproches d’avoir tué quelqu’un qu’Allah a honoré (par le martyre) par ma main, et qu’Il m’a protégé de l’humiliation par sa main. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكَ، وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ ". وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ مِنْهَا شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ فَهَجَرَتْهُ، فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ، وَعَاشَتْ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتْ، دَفَنَهَا زَوْجُهَا عَلِيٌّ لَيْلاً، وَلَمْ يُؤْذِنْ بِهَا أَبَا بَكْرٍ وَصَلَّى عَلَيْهَا، وَكَانَ لِعَلِيٍّ مِنَ النَّاسِ وَجْهٌ حَيَاةَ فَاطِمَةَ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتِ اسْتَنْكَرَ عَلِيٌّ وُجُوهَ النَّاسِ، فَالْتَمَسَ مُصَالَحَةَ أَبِي بَكْرٍ وَمُبَايَعَتَهُ، وَلَمْ يَكُنْ يُبَايِعُ تِلْكَ الأَشْهُرَ، فَأَرْسَلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنِ ائْتِنَا، وَلاَ يَأْتِنَا أَحَدٌ مَعَكَ، كَرَاهِيَةً لِمَحْضَرِ عُمَرَ. فَقَالَ عُمَرُ لاَ وَاللَّهِ لاَ تَدْخُلُ عَلَيْهِمْ وَحْدَكَ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَمَا عَسَيْتَهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا بِي، وَاللَّهِ لآتِيَنَّهُمْ. فَدَخَلَ عَلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ، فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَقَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا فَضْلَكَ، وَمَا أَعْطَاكَ، اللَّهُ وَلَمْ نَنْفَسْ عَلَيْكَ خَيْرًا سَاقَهُ اللَّهُ إِلَيْكَ، وَلَكِنَّكَ اسْتَبْدَدْتَ عَلَيْنَا بِالأَمْرِ، وَكُنَّا نَرَى لِقَرَابَتِنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَصِيبًا. حَتَّى فَاضَتْ عَيْنَا أَبِي بَكْرٍ، فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي، وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَمْوَالِ، فَلَمْ آلُ فِيهَا عَنِ الْخَيْرِ، وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلاَّ صَنَعْتُهُ. فَقَالَ عَلِيٌّ لأَبِي بَكْرٍ مَوْعِدُكَ الْعَشِيَّةُ لِلْبَيْعَةِ. فَلَمَّا صَلَّى أَبُو بَكْرٍ الظُّهْرَ رَقِيَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَتَشَهَّدَ وَذَكَرَ شَأْنَ عَلِيٍّ، وَتَخَلُّفَهُ عَنِ الْبَيْعَةِ، وَعُذْرَهُ بِالَّذِي اعْتَذَرَ إِلَيْهِ، ثُمَّ اسْتَغْفَرَ، وَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَعَظَّمَ حَقَّ أَبِي بَكْرٍ، وَحَدَّثَ أَنَّهُ لَمْ يَحْمِلْهُ عَلَى الَّذِي صَنَعَ نَفَاسَةً عَلَى أَبِي بَكْرٍ، وَلاَ إِنْكَارًا لِلَّذِي فَضَّلَهُ اللَّهُ بِهِ، وَلَكِنَّا نَرَى لَنَا فِي هَذَا الأَمْرِ نَصِيبًا، فَاسْتَبَدَّ عَلَيْنَا، فَوَجَدْنَا فِي أَنْفُسِنَا، فَسُرَّ بِذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَقَالُوا أَصَبْتَ. وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ إِلَى عَلِيٍّ قَرِيبًا، حِينَ رَاجَعَ الأَمْرَ الْمَعْرُوفَ.
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا حَرَمِيٌّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُمَارَةُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ وَلَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ قُلْنَا الآنَ نَشْبَعُ مِنَ التَّمْرِ.
Rapporté par `Aisha : Quand Khaibar a été conquise, nous avons dit : « Maintenant, nous allons enfin pouvoir manger des dattes à satiété. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ حَبِيبٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ مَا شَبِعْنَا حَتَّى فَتَحْنَا خَيْبَرَ.
Rapporté par Ibn `Umar : Nous n’avons mangé à notre faim que lorsque nous avons conquis Khaibar
Degré : authentique (sahih)