Les expéditions (maghazi)
488 hadiths dans ce livre de Sahih al-Boukhari. Tous les hadiths de ce recueil sont authentiques (sahih) selon son auteur.
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَنَائِمَ بَيْنَ قُرَيْشٍ. فَغَضِبَتِ الأَنْصَارُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا أَوْ شِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَهُمْ ".
Rapporté par Anas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) a distribué le butin de guerre aux gens de Quraish, ce qui a rendu les Ansar mécontents. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les biens de ce monde et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si les gens prenaient une vallée ou un col, je prendrais la vallée ou le col des Ansar. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا أَزْهَرُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، أَنْبَأَنَا هِشَامُ بْنُ زَيْدِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ حُنَيْنٍ الْتَقَى هَوَازِنُ وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةُ آلاَفٍ وَالطُّلَقَاءُ فَأَدْبَرُوا قَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ، لَبَّيْكَ نَحْنُ بَيْنَ يَدَيْكَ، فَنَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَنَا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". فَانْهَزَمَ الْمُشْرِكُونَ، فَأَعْطَى الطُّلَقَاءَ وَالْمُهَاجِرِينَ وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا فَقَالُوا، فَدَعَاهُمْ فَأَدْخَلَهُمْ فِي قُبَّةٍ فَقَالَ " أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالشَّاةِ وَالْبَعِيرِ، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم "، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم "لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لاَخْتَرْتُ شِعْبَ الأَنْصَارِ "
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Hunayn, le Prophète (ﷺ) a affronté la tribu de Hawazin, accompagné de dix mille hommes, en plus des Tulaqa (ceux qui avaient embrassé l’islam lors de la conquête de La Mecque). Quand les musulmans ont fui, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô groupe des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes là, ô Messager d’Allah (ﷺ), à ton service ! » Le Prophète (ﷺ) est alors descendu de sa mule et a dit : « Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Les polythéistes ont été vaincus. Le Prophète (ﷺ) a distribué le butin aux Tulaqa et aux Muhajirin, mais n’a rien donné aux Ansar. Les Ansar ont alors parlé (de leur mécontentement), alors il les a appelés et les a fait entrer dans une tente en cuir, puis il a dit : « N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les moutons et les chameaux, et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si les gens prenaient une vallée et que les Ansar prenaient un col, je choisirais le col des Ansar. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَمَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَاسًا مِنَ الأَنْصَارِ، فَقَالَ " إِنَّ قُرَيْشًا حَدِيثُ عَهْدٍ بِجَاهِلِيَّةٍ وَمُصِيبَةٍ، وَإِنِّي أَرَدْتُ أَنْ أَجْبُرَهُمْ وَأَتَأَلَّفَهُمْ أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَرْجِعَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَرْجِعُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى بُيُوتِكُمْ ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَ الأَنْصَارِ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a rassemblé certains Ansar et a dit : « Les gens de Quraish sont encore proches de leur époque d’ignorance et ont beaucoup souffert, et je veux les aider et attirer leur cœur (en leur donnant le butin). N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les biens de ce monde et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? » Ils ont répondu : « Oui, nous sommes satisfaits de cette répartition. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si les gens prenaient une vallée et que les Ansar prenaient un col, je prendrais la vallée ou le col des Ansar. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَمَّا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قِسْمَةَ حُنَيْنٍ قَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ مَا أَرَادَ بِهَا وَجْهَ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ ثُمَّ قَالَ " رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَى مُوسَى، لَقَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par `Abdullah : Quand le Prophète (ﷺ) a distribué le butin de Hunayn, un homme des Ansar a dit : « Il (le Prophète) n’a pas cherché à plaire à Allah dans cette distribution. » Je suis allé informer le Prophète (ﷺ) de cette parole, et son visage a changé de couleur. Il a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, il a été éprouvé par pire que cela, mais il est resté patient. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ آثَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَاسًا، أَعْطَى الأَقْرَعَ مِائَةً مِنَ الإِبِلِ، وَأَعْطَى عُيَيْنَةَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَأَعْطَى نَاسًا، فَقَالَ رَجُلٌ مَا أُرِيدَ بِهَذِهِ الْقِسْمَةِ وَجْهُ اللَّهِ. فَقُلْتُ لأُخْبِرَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " رَحِمَ اللَّهُ مُوسَى. قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par `Abdullah : Le jour de Hunayn, le Prophète (ﷺ) a favorisé certaines personnes par rapport à d’autres dans la distribution du butin. Il a donné cent chameaux à Al-Aqra’ et autant à ‘Uyaina, ainsi qu’à d’autres personnes de Quraish. Un homme a dit : « Cette distribution n’a pas pour but la satisfaction d’Allah. » J’ai dit : « Je vais en informer le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, il a été éprouvé par pire que cela, mais il est resté patient. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ مُعَاذٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ أَقْبَلَتْ هَوَازِنُ وَغَطَفَانُ وَغَيْرُهُمْ بِنَعَمِهِمْ وَذَرَارِيِّهِمْ، وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةُ آلاَفٍ وَمِنَ الطُّلَقَاءِ، فَأَدْبَرُوا عَنْهُ حَتَّى بَقِيَ وَحْدَهُ، فَنَادَى يَوْمَئِذٍ نِدَاءَيْنِ لَمْ يَخْلِطْ بَيْنَهُمَا، الْتَفَتَ عَنْ يَمِينِهِ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَبْشِرْ نَحْنُ مَعَكَ. ثُمَّ الْتَفَتَ عَنْ يَسَارِهِ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَبْشِرْ نَحْنُ مَعَكَ. وَهْوَ عَلَى بَغْلَةٍ بَيْضَاءَ، فَنَزَلَ فَقَالَ " أَنَا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ "، فَانْهَزَمَ الْمُشْرِكُونَ، فَأَصَابَ يَوْمَئِذٍ غَنَائِمَ كَثِيرَةً، فَقَسَمَ فِي الْمُهَاجِرِينَ وَالطُّلَقَاءِ وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا، فَقَالَتِ الأَنْصَارُ إِذَا كَانَتْ شَدِيدَةٌ فَنَحْنُ نُدْعَى، وَيُعْطَى الْغَنِيمَةَ غَيْرُنَا. فَبَلَغَهُ ذَلِكَ، فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ مَا حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". فَسَكَتُوا فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلاَ تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَحُوزُونَهُ إِلَى بُيُوتِكُمْ ". قَالُوا بَلَى. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا، وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لأَخَذْتُ شِعْبَ الأَنْصَارِ ". فَقَالَ هِشَامٌ يَا أَبَا حَمْزَةَ، وَأَنْتَ شَاهِدٌ ذَاكَ قَالَ وَأَيْنَ أَغِيبُ عَنْهُ
Rapporté par Anas ibn Malik : Le jour de la bataille de Hunayn, les tribus Hawazin, Ghatafan et d’autres sont venues combattre le Prophète (ﷺ) avec leurs troupeaux, leurs enfants et leurs femmes. Le Prophète (ﷺ) avait avec lui dix mille hommes et certains des Tulaqa. Les compagnons ont fui, laissant le Prophète (ﷺ) seul. Le Prophète a alors lancé deux appels bien distincts. Il s’est tourné vers la droite et a dit : « Ô groupe des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes là, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Réjouis-toi, nous sommes avec toi ! » Puis il s’est tourné vers la gauche et a répété : « Ô groupe des Ansar ! » Ils ont répondu de même. Le Prophète (ﷺ), qui était alors sur une mule blanche, est descendu et a dit : « Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Les polythéistes ont alors été vaincus, et ce jour-là le Prophète (ﷺ) a obtenu beaucoup de butin qu’il a distribué aux Muhajirin et aux Tulaqa, sans rien donner aux Ansar. Les Ansar ont dit : « Quand il y a une difficulté, on fait appel à nous, mais le butin est donné à d’autres. » La nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), qui les a réunis dans une tente en cuir et a dit : « Qu’est-ce que j’entends à votre sujet, ô groupe des Ansar ? » Ils sont restés silencieux. Il a ajouté : « Ô groupe des Ansar ! N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les biens de ce monde et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète a dit : « Si les gens prenaient une vallée et que les Ansar prenaient un col, je prendrais sûrement le col des Ansar. » Hisham a demandé : « Ô Abu Hamza (Anas), étais-tu présent ? » Il a répondu : « Comment aurais-je pu être absent de cela ? »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً قِبَلَ نَجْدٍ، فَكُنْتُ فِيهَا، فَبَلَغَتْ سِهَامُنَا اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا، وَنُفِّلْنَا بَعِيرًا بَعِيرًا، فَرَجَعْنَا بِثَلاَثَةَ عَشَرَ بَعِيرًا.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a envoyé une expédition vers Najd, et j’en faisais partie. Notre part du butin était de douze chameaux chacun, et on nous en a donné un de plus à chacun. Nous sommes donc revenus avec treize chameaux chacun
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، وَحَدَّثَنِي نُعَيْمٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ إِلَى بَنِي جَذِيمَةَ، فَدَعَاهُمْ إِلَى الإِسْلاَمِ فَلَمْ يُحْسِنُوا أَنْ يَقُولُوا أَسْلَمْنَا. فَجَعَلُوا يَقُولُونَ صَبَأْنَا، صَبَأْنَا. فَجَعَلَ خَالِدٌ يَقْتُلُ مِنْهُمْ وَيَأْسِرُ، وَدَفَعَ إِلَى كُلِّ رَجُلٍ مِنَّا أَسِيرَهُ، حَتَّى إِذَا كَانَ يَوْمٌ أَمَرَ خَالِدٌ أَنْ يَقْتُلَ كُلُّ رَجُلٍ مِنَّا أَسِيرَهُ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقْتُلُ أَسِيرِي، وَلاَ يَقْتُلُ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِي أَسِيرَهُ، حَتَّى قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْنَاهُ، فَرَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ فَقَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ خَالِدٌ ". مَرَّتَيْنِ.
Rapporté par le père de Salim : Le Prophète (ﷺ) a envoyé Khalid ibn Al-Walid vers la tribu de Jadhima. Khalid les a invités à l’islam, mais ils n’ont pas su dire « Aslamna » (nous avons embrassé l’islam), ils disaient : « Saba’na ! Saba’na ! » (nous sommes passés d’une religion à une autre). Khalid a continué à en tuer certains et à en capturer d’autres, puis il a donné à chacun de nous un captif. Quand est venu le jour où Khalid a ordonné à chaque homme de tuer son captif, j’ai dit : « Par Allah, je ne tuerai pas mon captif, et aucun de mes compagnons ne tuera le sien. » Quand nous sommes arrivés auprès du Prophète, nous lui avons raconté toute l’histoire. Alors le Prophète (ﷺ) a levé les mains et a dit deux fois : « Ô Allah ! Je me désavoue de ce qu’a fait Khalid. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً فَاسْتَعْمَلَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ، وَأَمَرَهُمْ أَنْ يُطِيعُوهُ، فَغَضِبَ فَقَالَ أَلَيْسَ أَمَرَكُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُطِيعُونِي. قَالُوا بَلَى. قَالَ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا. فَجَمَعُوا، فَقَالَ أَوْقِدُوا نَارًا. فَأَوْقَدُوهَا، فَقَالَ ادْخُلُوهَا. فَهَمُّوا، وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يُمْسِكُ بَعْضًا، وَيَقُولُونَ فَرَرْنَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنَ النَّارِ. فَمَا زَالُوا حَتَّى خَمَدَتِ النَّارُ، فَسَكَنَ غَضَبُهُ، فَبَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ ".
Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) a envoyé une expédition sous le commandement d’un homme des Ansar et a ordonné aux soldats de lui obéir. Ce chef s’est mis en colère et a dit : « Le Prophète (ﷺ) ne vous a-t-il pas ordonné de m’obéir ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Rassemblez du bois pour moi. » Ils l’ont fait. Il a dit : « Allumez un feu. » Quand ils l’ont fait, il a dit : « Entrez-y. » Ils ont voulu le faire et ont commencé à se retenir les uns les autres en disant : « Nous cherchons refuge auprès du Prophète (ﷺ) contre le feu. » Ils ont continué ainsi jusqu’à ce que le feu s’éteigne et que la colère du chef retombe. Quand la nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « S’ils y étaient entrés, ils n’en seraient pas sortis jusqu’au Jour de la Résurrection. L’obéissance (à quelqu’un) n’est requise que lorsqu’il ordonne ce qui est bon. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَا مُوسَى وَمُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ إِلَى الْيَمَنِ، قَالَ وَبَعَثَ كُلَّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا عَلَى مِخْلاَفٍ قَالَ وَالْيَمَنُ مِخْلاَفَانِ ثُمَّ قَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا ". فَانْطَلَقَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا إِلَى عَمَلِهِ، وَكَانَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا إِذَا سَارَ فِي أَرْضِهِ كَانَ قَرِيبًا مِنْ صَاحِبِهِ أَحْدَثَ بِهِ عَهْدًا، فَسَلَّمَ عَلَيْهِ، فَسَارَ مُعَاذٌ فِي أَرْضِهِ قَرِيبًا مِنْ صَاحِبِهِ أَبِي مُوسَى، فَجَاءَ يَسِيرُ عَلَى بَغْلَتِهِ حَتَّى انْتَهَى إِلَيْهِ، وَإِذَا هُوَ جَالِسٌ، وَقَدِ اجْتَمَعَ إِلَيْهِ النَّاسُ، وَإِذَا رَجُلٌ عِنْدَهُ قَدْ جُمِعَتْ يَدَاهُ إِلَى عُنُقِهِ فَقَالَ لَهُ مُعَاذٌ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ، أَيَّمَ هَذَا قَالَ هَذَا رَجُلٌ كَفَرَ بَعْدَ إِسْلاَمِهِ. قَالَ لاَ أَنْزِلُ حَتَّى يُقْتَلَ. قَالَ إِنَّمَا جِيءَ بِهِ لِذَلِكَ فَانْزِلْ. قَالَ مَا أَنْزِلُ حَتَّى يُقْتَلَ فَأَمَرَ بِهِ فَقُتِلَ ثُمَّ نَزَلَ فَقَالَ يَا عَبْدَ اللَّهِ، كَيْفَ تَقْرَأُ الْقُرْآنَ قَالَ أَتَفَوَّقُهُ تَفَوُّقًا. قَالَ فَكَيْفَ تَقْرَأُ أَنْتَ يَا مُعَاذُ قَالَ أَنَامُ أَوَّلَ اللَّيْلِ فَأَقُومُ وَقَدْ قَضَيْتُ جُزْئِي مِنَ النَّوْمِ، فَأَقْرَأُ مَا كَتَبَ اللَّهُ لِي، فَأَحْتَسِبُ نَوْمَتِي كَمَا أَحْتَسِبُ قَوْمَتِي.
Rapporté par Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Abu Musa et Mu`adh ibn Jabal au Yémen. Il a confié à chacun la gestion d’une province, car le Yémen en comptait deux. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Facilitez la vie des gens et ne la rendez pas difficile (soyez doux et bienveillants avec eux, ne soyez pas durs), annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas. » Chacun est parti accomplir sa mission. Quand l’un d’eux passait près de la province de l’autre, il lui rendait visite. Un jour, Mu`adh est venu dans la région proche de celle d’Abu Musa. Il est arrivé à dos de mule et a vu Abu Musa assis, entouré de gens. Il y avait un homme attaché, les mains derrière le cou. Mu`adh a demandé à Abu Musa : « Ô `Abdullah ibn Qais ! Qui est-ce ? » Abu Musa a répondu : « Cet homme est revenu à l’idolâtrie après avoir embrassé l’islam. » Mu`adh a dit : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a répondu : « Il a été amené pour cela, alors descends. » Mu`adh a répété : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a donc ordonné qu’on le tue, et il a été tué. Ensuite, Mu`adh est descendu et a demandé : « Ô `Abdullah (ibn Qais) ! Comment récites-tu le Coran ? » Abu Musa a dit : « Je le récite régulièrement, par morceaux et à différents moments. Et toi, Mu`adh ? » Mu`adh a répondu : « Je dors au début de la nuit, puis je me lève après avoir dormi le temps nécessaire, et je récite autant qu’Allah m’a permis. J’espère la récompense d’Allah autant pour mon sommeil que pour ma prière nocturne. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ إِلَى الْيَمَنِ، فَسَأَلَهُ عَنْ أَشْرِبَةٍ تُصْنَعُ بِهَا، فَقَالَ " وَمَا هِيَ ". قَالَ الْبِتْعُ وَالْمِزْرُ. فَقُلْتُ لأَبِي بُرْدَةَ مَا الْبِتْعُ قَالَ نَبِيذُ الْعَسَلِ، وَالْمِزْرُ نَبِيذُ الشَّعِيرِ. فَقَالَ " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ". رَوَاهُ جَرِيرٌ وَعَبْدُ الْوَاحِدِ عَنِ الشَّيْبَانِيِّ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ.
Rapporté par Abi Burda : Abu Musa Al-Ash`ari a dit que le Prophète (ﷺ) l’avait envoyé au Yémen et qu’il lui avait demandé au sujet de certaines boissons alcoolisées qui y étaient préparées. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quelles sont-elles ? » Abu Musa a répondu : « Al-Bit’ et Al-Mizr. » Il a dit : « Al-Bit’ est une boisson alcoolisée faite de miel ; et Al-Mizr est une boisson alcoolisée faite d’orge. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Toutes les boissons enivrantes sont interdites. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَدَّهُ أَبَا مُوسَى، وَمُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ فَقَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا ". فَقَالَ أَبُو مُوسَى يَا نَبِيَّ اللَّهِ، إِنَّ أَرْضَنَا بِهَا شَرَابٌ مِنَ الشَّعِيرِ الْمِزْرُ، وَشَرَابٌ مِنَ الْعَسَلِ الْبِتْعُ. فَقَالَ " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ". فَانْطَلَقَا فَقَالَ مُعَاذٌ لأَبِي مُوسَى كَيْفَ تَقْرَأُ الْقُرْآنَ قَالَ قَائِمًا وَقَاعِدًا وَعَلَى رَاحِلَتِهِ وَأَتَفَوَّقُهُ تَفَوُّقًا. قَالَ أَمَّا أَنَا فَأَنَامُ وَأَقُومُ، فَأَحْتَسِبُ نَوْمَتِي كَمَا أَحْتَسِبُ قَوْمَتِي، وَضَرَبَ فُسْطَاطًا، فَجَعَلاَ يَتَزَاوَرَانِ، فَزَارَ مُعَاذٌ أَبَا مُوسَى، فَإِذَا رَجُلٌ مُوثَقٌ، فَقَالَ مَا هَذَا فَقَالَ أَبُو مُوسَى يَهُودِيٌّ أَسْلَمَ ثُمَّ ارْتَدَّ. فَقَالَ مُعَاذٌ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَهُ. تَابَعَهُ الْعَقَدِيُّ وَوَهْبٌ عَنْ شُعْبَةَ. وَقَالَ وَكِيعٌ وَالنَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. رَوَاهُ جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ الْحَمِيدِ عَنِ الشَّيْبَانِيِّ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ.
Rapporté par Abu Burda : Le Prophète (ﷺ) a envoyé son grand-père, Abu Musa, et Mu`adh au Yémen et leur a dit : « Facilitez la vie des gens (soyez doux et bienveillants) et ne la rendez pas difficile, annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas, et obéissez-vous l’un à l’autre. » Abu Musa a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Dans notre région, il y a une boisson alcoolisée à base d’orge appelée Al-Mizr, et une autre à base de miel, appelée Al-Bit’. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Toutes les boissons enivrantes sont interdites. » Ensuite, ils sont partis, et Mu`adh a demandé à Abu Musa : « Comment récites-tu le Coran ? » Abu Musa a répondu : « Je le récite debout, assis ou à dos de monture, par morceaux et à différents moments. » Mu`adh a dit : « Moi, je dors puis je me lève. Je dors en espérant la récompense d’Allah pour mon sommeil comme pour ma prière nocturne. » Puis il (Mu`adh) a monté une tente et ils ont commencé à se rendre visite. Un jour, Mu`adh a rendu visite à Abu Musa et a vu un homme enchaîné. Mu`adh a demandé : « Qui est-ce ? » Abu Musa a répondu : « (C’était) un Juif qui avait embrassé l’islam et qui est maintenant devenu apostat. » Mu`adh a dit : « Je vais sûrement lui trancher la tête. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي عَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ عَائِذٍ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ مُسْلِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ طَارِقَ بْنَ شِهَابٍ، يَقُولُ حَدَّثَنِي أَبُو مُوسَى الأَشْعَرِيُّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَرْضِ قَوْمِي، فَجِئْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنِيخٌ بِالأَبْطَحِ فَقَالَ " أَحَجَجْتَ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ". قُلْتُ نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " كَيْفَ قُلْتَ ". قَالَ قُلْتُ لَبَّيْكَ إِهْلاَلاً كَإِهْلاَلِكَ. قَالَ " فَهَلْ سُقْتَ مَعَكَ هَدْيًا ". قُلْتُ لَمْ أَسُقْ. قَالَ " فَطُفْ بِالْبَيْتِ وَاسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ ثُمَّ حِلَّ ". فَفَعَلْتُ حَتَّى مَشَطَتْ لِي امْرَأَةٌ مِنْ نِسَاءِ بَنِي قَيْسٍ، وَمَكُثْنَا بِذَلِكَ حَتَّى اسْتُخْلِفَ عُمَرُ.
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Messager d'Allah (ﷺ) m’a envoyé comme gouverneur dans la région de mon peuple, et je suis arrivé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) campait à un endroit appelé Al-Abtah. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « As-tu eu l’intention d’accomplir le Hajj, ô `Abdullah bin Qais ? » J’ai répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Qu’as-tu dit ? » J’ai répondu : « J’ai dit ‘Labbaik’ et j’ai eu la même intention que toi. » Il a dit : « As-tu amené un Hadi avec toi ? » J’ai répondu : « Non, je n’ai pas amené de Hadi. » Il a dit : « Alors fais le Tawaf de la Ka`ba, puis le Saï entre Safa et Marwa, et ensuite sors de l’état d’Ihram. » J’ai fait ainsi, et une femme de (la tribu de) Banu-Qais m’a coiffé les cheveux. Nous avons continué à suivre cette tradition jusqu’au califat de `Umar
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي حِبَّانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ زَكَرِيَّاءَ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ حِينَ بَعَثَهُ إِلَى الْيَمَنِ " إِنَّكَ سَتَأْتِي قَوْمًا مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ، فَإِذَا جِئْتَهُمْ فَادْعُهُمْ إِلَى أَنْ يَشْهَدُوا أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي كُلِّ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ، فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْكُمْ صَدَقَةً، تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ، فَتُرَدُّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ، فَإِيَّاكَ وَكَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ فَإِنَّهُ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ اللَّهِ حِجَابٌ ". قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ {طَوَّعَتْ} طَاعَتْ وَأَطَاعَتْ لُغَةٌ، طِعْتُ وَطُعْتُ وَأَطَعْتُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh bin Jabal lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers un peuple du Livre, et quand tu arriveras chez eux, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières à accomplir chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent cela, dis-leur qu’Allah leur a ordonné de donner la Sadaqa (c’est-à-dire la zakat) à prélever sur les riches parmi eux pour la donner aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent cela, fais attention ! Ne prends pas leurs meilleurs biens (comme Zakat) et crains l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، أَنَّ مُعَاذًا ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمَ الْيَمَنَ صَلَّى بِهِمِ الصُّبْحَ فَقَرَأَ {وَاتَّخَذَ اللَّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلاً} فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ لَقَدْ قَرَّتْ عَيْنُ أُمِّ إِبْرَاهِيمَ. زَادَ مُعَاذٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ حَبِيبٍ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ عَمْرٍو أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ، فَقَرَأَ مُعَاذٌ فِي صَلاَةِ الصُّبْحِ سُورَةَ النِّسَاءِ فَلَمَّا قَالَ {وَاتَّخَذَ اللَّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلاً} قَالَ رَجُلٌ خَلْفَهُ قَرَّتْ عَيْنُ أُمِّ إِبْرَاهِيمَ.
Rapporté par `Amr bin Maimun : Quand Mu`adh est arrivé au Yémen, il a dirigé la prière du Fajr pour eux (c’est-à-dire le peuple du Yémen) et il a récité : « Allah a pris Abraham pour ami intime. » Un homme parmi le peuple a dit : « Quelle joie pour la mère d’Abraham ! » (Dans une autre version) `Amr a dit : « Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu`adh au Yémen et il a dirigé la prière du Fajr et a récité : ‘Allah a pris Abraham pour ami intime.’ Un homme derrière lui a dit : ‘Quelle joie pour la mère d’Abraham !’ »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانُ، حَدَّثَنَا شُرَيْحُ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ يُوسُفَ بْنِ إِسْحَاقَ بْنِ أَبِي إِسْحَاقَ، حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ. بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ إِلَى الْيَمَنِ، قَالَ ثُمَّ بَعَثَ عَلِيًّا بَعْدَ ذَلِكَ مَكَانَهُ فَقَالَ مُرْ أَصْحَابَ خَالِدٍ، مَنْ شَاءَ مِنْهُمْ أَنْ يُعَقِّبَ مَعَكَ فَلْيُعَقِّبْ، وَمَنْ شَاءَ فَلْيُقْبِلْ. فَكُنْتُ فِيمَنْ عَقَّبَ مَعَهُ، قَالَ فَغَنِمْتُ أَوَاقٍ ذَوَاتِ عَدَدٍ.
Rapporté par Al-Bara : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés au Yémen avec Khalid bin Al-Walid. Plus tard, il a envoyé `Ali bin Abi Talib à sa place. Le Prophète (ﷺ) a dit à `Ali : « Donne le choix aux compagnons de Khalid : soit ils restent avec toi (au Yémen), soit ils retournent à Médine. » J’étais parmi ceux qui sont restés avec lui (c’est-à-dire `Ali) et j’ai reçu plusieurs Awaq (d’or du butin de guerre)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سُوَيْدِ بْنِ مَنْجُوفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا إِلَى خَالِدٍ لِيَقْبِضَ الْخُمُسَ وَكُنْتُ أُبْغِضُ عَلِيًّا، وَقَدِ اغْتَسَلَ، فَقُلْتُ لِخَالِدٍ أَلاَ تَرَى إِلَى هَذَا فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ " يَا بُرَيْدَةُ أَتُبْغِضُ عَلِيًّا ". فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " لاَ تُبْغِضْهُ فَإِنَّ لَهُ فِي الْخُمُسِ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ ".
Rapporté par Buraida : Le Prophète (ﷺ) a envoyé `Ali auprès de Khalid pour rapporter le Khumus (du butin), et je n’aimais pas `Ali. `Ali avait pris un bain (après avoir eu un rapport avec une esclave du Khumus). J’ai dit à Khalid : « Tu ne vois pas cela (c’est-à-dire `Ali) ? » Quand nous sommes arrivés auprès du Prophète (ﷺ), je lui ai parlé de cela. Il a dit : « Ô Buraida ! Détestes-tu `Ali ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Tu le détestes alors qu’il mérite plus que cela du Khumus. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ شُبْرُمَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي نُعْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، يَقُولُ بَعَثَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْيَمَنِ بِذُهَيْبَةٍ فِي أَدِيمٍ مَقْرُوظٍ لَمْ تُحَصَّلْ مِنْ تُرَابِهَا، قَالَ فَقَسَمَهَا بَيْنَ أَرْبَعَةِ نَفَرٍ بَيْنَ عُيَيْنَةَ بْنِ بَدْرٍ، وَأَقْرَعَ بْنِ حَابِسٍ وَزَيْدِ الْخَيْلِ، وَالرَّابِعُ إِمَّا عَلْقَمَةُ وَإِمَّا عَامِرُ بْنُ الطُّفَيْلِ، فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ كُنَّا نَحْنُ أَحَقَّ بِهَذَا مِنْ هَؤُلاَءِ. قَالَ فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَلاَ تَأْمَنُونِي وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ، يَأْتِينِي خَبَرُ السَّمَاءِ صَبَاحًا وَمَسَاءً ". قَالَ فَقَامَ رَجُلٌ غَائِرُ الْعَيْنَيْنِ، مُشْرِفُ الْوَجْنَتَيْنِ، نَاشِزُ الْجَبْهَةِ، كَثُّ اللِّحْيَةِ، مَحْلُوقُ الرَّأْسِ، مُشَمَّرُ الإِزَارِ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اتَّقِ اللَّهَ. قَالَ " وَيْلَكَ أَوَلَسْتُ أَحَقَّ أَهْلِ الأَرْضِ أَنْ يَتَّقِيَ اللَّهَ ". قَالَ ثُمَّ وَلَّى الرَّجُلُ، قَالَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلاَ أَضْرِبُ عُنُقَهُ قَالَ " لاَ، لَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ يُصَلِّي ". فَقَالَ خَالِدٌ وَكَمْ مِنْ مُصَلٍّ يَقُولُ بِلِسَانِهِ مَا لَيْسَ فِي قَلْبِهِ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لَمْ أُومَرْ أَنْ أَنْقُبَ قُلُوبَ النَّاسِ، وَلاَ أَشُقَّ بُطُونَهُمْ " قَالَ ثُمَّ نَظَرَ إِلَيْهِ وَهْوَ مُقَفٍّ فَقَالَ " إِنَّهُ يَخْرُجُ مِنْ ضِئْضِئِ هَذَا قَوْمٌ يَتْلُونَ كِتَابَ اللَّهِ رَطْبًا، لاَ يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ كَمَا يَمْرُقُ السَّهْمُ مِنَ الرَّمِيَّةِ ". وَأَظُنُّهُ قَالَ " لَئِنْ أَدْرَكْتُهُمْ لأَقْتُلَنَّهُمْ قَتْلَ ثَمُودَ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : `Ali bin Abi Talib a envoyé un morceau d’or, qui n’était pas encore extrait de son minerai, dans un récipient en cuir tanné au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a distribué entre quatre personnes : ‘Uyaina bin Badr, Aqra bin H`Abis, Zaid Al-Khail et le quatrième était soit Alqama soit Amir bin at-Tufail. À ce moment-là, un de ses compagnons a dit : « Nous méritons plus cet or que ces gens. » Quand cette parole est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ne me faites-vous pas confiance alors que je suis le dépositaire de Celui qui est dans les cieux, et que je reçois la révélation du ciel matin et soir ? » Un homme aux yeux enfoncés, pommettes saillantes, front large, barbe épaisse, tête rasée et vêtement relevé s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Crains Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Malheur à toi ! Ne suis-je pas la personne sur terre qui craint le plus Allah ? » Puis cet homme est parti. Khalid bin Al-Walid a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je lui tranche la tête ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, car il se peut qu’il prie. » Khalid a dit : « Il y en a beaucoup qui prient et qui disent avec leur bouche ce qui n’est pas dans leur cœur. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je n’ai pas été chargé (par Allah) de fouiller le cœur des gens ni d’ouvrir leur ventre. » Puis le Prophète l’a regardé (c’est-à-dire cet homme) alors qu’il s’en allait et a dit : « Parmi les descendants de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran continuellement et joliment, mais il ne dépassera pas leur gorge. (Ils ne le comprendront pas ni ne l’appliqueront.) Ils sortiront de la religion (c’est-à-dire l’Islam) comme une flèche traverse le corps d’un gibier. » Je pense qu’il a aussi dit : « Si je suis présent à leur époque, je les tuerai comme les nations de Thamud ont été tuées. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا أَنْ يُقِيمَ عَلَى إِحْرَامِهِ. زَادَ مُحَمَّدُ بْنُ بَكْرٍ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ فَقَدِمَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه بِسِعَايَتِهِ، قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ يَا عَلِيُّ ". قَالَ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فَأَهْدِ وَامْكُثْ حَرَامًا كَمَا أَنْتَ ". قَالَ وَأَهْدَى لَهُ عَلِيٌّ هَدْيًا.
Rapporté par 'Ata : Jabir a dit : « Le Prophète (ﷺ) a ordonné à `Ali de rester en état d’Ihram. » Jabir a ajouté : « Ali bin Abi Talib est revenu (du Yémen) alors qu’il était gouverneur (du Yémen). Le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Avec quelle intention as-tu pris l’Ihram ?’ `Ali a répondu : ‘J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Prophète.’ Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Offre un Hadi et reste dans l’état d’Ihram dans lequel tu es.’ `Ali a sacrifié un Hadi pour lui-même. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، حَدَّثَنَا بَكْرٌ، أَنَّهُ ذَكَرَ لاِبْنِ عُمَرَ أَنَّ أَنَسًا حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ وَحَجَّةٍ، فَقَالَ أَهَلَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْحَجِّ، وَأَهْلَلْنَا بِهِ مَعَهُ، فَلَمَّا قَدِمْنَا مَكَّةَ قَالَ " مَنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ هَدْىٌ فَلْيَجْعَلْهَا عُمْرَةً ". وَكَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَدْىٌ، فَقَدِمَ عَلَيْنَا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ مِنَ الْيَمَنِ حَاجًّا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ فَإِنَّ مَعَنَا أَهْلَكَ ". قَالَ أَهْلَلْتُ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " فَأَمْسِكْ، فَإِنَّ مَعَنَا هَدْيًا ".
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a pris l’Ihram pour la `Umra et le Hajj, et nous avons aussi pris l’Ihram pour le Hajj avec lui. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui n’a pas de Hadi doit considérer son Ihram comme étant pour la `Umra seulement. » Le Prophète (ﷺ) avait un Hadi avec lui. `Ali bin Abi Talib nous a rejoints du Yémen avec l’intention d’accomplir le Hajj. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Avec quelle intention as-tu pris l’Ihram, alors que ta femme est avec nous ? » `Ali a répondu : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Prophète (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Reste en état d’Ihram, car nous avons le Hadi. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، حَدَّثَنَا بَيَانٌ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كَانَ بَيْتٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ يُقَالُ لَهُ ذُو الْخَلَصَةِ وَالْكَعْبَةُ الْيَمَانِيَةُ وَالْكَعْبَةُ الشَّأْمِيَّةُ، فَقَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". فَنَفَرْتُ فِي مِائَةٍ وَخَمْسِينَ رَاكِبًا، فَكَسَرْنَاهُ وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ.
Rapporté par Jarir : À l’époque préislamique, il y avait une maison appelée Dhu-l-Khalasa ou Al-Ka`ba Al-Yamaniya ou Al-Ka`ba Ash-Shamiya. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhu-l-Khalasa ? » Je suis donc parti avec cent cinquante cavaliers, nous l’avons détruite et tué ceux qui s’y trouvaient. Ensuite, je suis revenu voir le Prophète (ﷺ) et je l’ai informé, et il a invoqué le bien pour nous et pour la tribu d’Al-Ahmas
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا قَيْسٌ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". وَكَانَ بَيْتًا فِي خَثْعَمَ يُسَمَّى الْكَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ، فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ، وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي، وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ، وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، ثُمَّ بَعَثَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَارَكَ فِي خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Qais : Jarir m’a dit : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhu-l-Khalasa ? » C’était une maison (au Yémen appartenant à la tribu de) Khatham, appelée Al-Ka`ba Al-Yamaniya. Je suis parti avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Ahmas, qui étaient des cavaliers expérimentés. Je n’avais pas l’habitude de bien tenir à cheval, alors le Prophète (ﷺ) m’a frappé la poitrine jusqu’à ce que je voie la marque de ses doigts sur ma poitrine, puis il a dit : « Ô Allah ! Rends-le (c’est-à-dire Jarir) ferme, qu’il soit un guide et bien guidé. » Jarir est donc parti, il l’a détruite et brûlée, puis il a envoyé un messager au Messager d’Allah (ﷺ). Le messager de Jarir a dit (au Prophète) : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas quitté cet endroit avant qu’il ne soit comme un chameau galeux. » Le Prophète (ﷺ) a béni les chevaux d’Ahmas et leurs hommes cinq fois
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". فَقُلْتُ بَلَى. فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَضَرَبَ يَدَهُ عَلَى صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ يَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". قَالَ فَمَا وَقَعْتُ عَنْ فَرَسٍ بَعْدُ. قَالَ وَكَانَ ذُو الْخَلَصَةِ بَيْتًا بِالْيَمَنِ لِخَثْعَمَ وَبَجِيلَةَ، فِيهِ نُصُبٌ تُعْبَدُ، يُقَالُ لَهُ الْكَعْبَةُ. قَالَ فَأَتَاهَا فَحَرَّقَهَا بِالنَّارِ وَكَسَرَهَا. قَالَ وَلَمَّا قَدِمَ جَرِيرٌ الْيَمَنَ كَانَ بِهَا رَجُلٌ يَسْتَقْسِمُ بِالأَزْلاَمِ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَا هُنَا فَإِنْ قَدَرَ عَلَيْكَ ضَرَبَ عُنُقَكَ. قَالَ فَبَيْنَمَا هُوَ يَضْرِبُ بِهَا إِذْ وَقَفَ عَلَيْهِ جَرِيرٌ فَقَالَ لَتَكْسِرَنَّهَا وَلَتَشْهَدَنَّ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَوْ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَكَ. قَالَ فَكَسَرَهَا وَشَهِدَ، ثُمَّ بَعَثَ جَرِيرٌ رَجُلاً مِنْ أَحْمَسَ يُكْنَى أَبَا أَرْطَاةَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُبَشِّرُهُ بِذَلِكَ، فَلَمَّا أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا جِئْتُ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَرَّكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Qais : Jarir a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : ‘Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhul-Khalasa ?’ J’ai répondu : ‘Oui, (je vais le faire).’ Je suis donc parti avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Ahmas, qui étaient habiles à monter à cheval. Je n’avais pas l’habitude de bien tenir à cheval, alors je l’ai dit au Prophète (ﷺ), et il m’a frappé la poitrine de sa main jusqu’à ce que je voie la marque de sa main sur ma poitrine et il a dit : ‘Ô Allah ! Rends-le ferme, qu’il soit un guide et bien guidé (sur le droit chemin).’ Depuis ce jour, je ne suis jamais tombé d’un cheval. Dhul-l-Khalasa était une maison au Yémen appartenant aux tribus de Khatham et Bajaila, et il y avait des idoles qui y étaient adorées, et on l’appelait Al-Ka`ba. » Jarir s’y est rendu, l’a brûlée et détruite. Quand Jarir est arrivé au Yémen, il y avait un homme qui prédisait l’avenir et donnait de bons présages en lançant des flèches de divination. Quelqu’un lui a dit : « Le messager du Messager d’Allah (ﷺ) est ici, et s’il t’attrape, il te coupera la tête. » Un jour, alors qu’il utilisait ces flèches, Jarir s’est arrêté là et lui a dit : « Brise-les (c’est-à-dire les flèches) et témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, sinon je te coupe la tête. » L’homme a alors brisé ces flèches et témoigné qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. Ensuite, Jarir a envoyé un homme appelé Abu Artata de la tribu d’Ahmas au Prophète pour lui annoncer la bonne nouvelle (de la destruction de Dhu-l-Khalasa). Quand le messager est arrivé auprès du Prophète, il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne l’ai pas quittée avant qu’elle ne soit comme un chameau galeux. » Alors le Prophète (ﷺ) a béni les chevaux d’Ahmas et leurs hommes cinq fois
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ عَمْرَو بْنَ الْعَاصِ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ قَالَ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ " عَائِشَةُ ". قُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ قَالَ " أَبُوهَا ". قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ " عُمَرُ ". فَعَدَّ رِجَالاً فَسَكَتُّ مَخَافَةَ أَنْ يَجْعَلَنِي فِي آخِرِهِمْ.
Rapporté par Abu `Uthman : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé `Amr bin Al-As comme commandant des troupes de Dhat-us-Salasil. `Amr bin Al-As a dit : « (À mon retour) je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : ‘Quel est le peuple que tu aimes le plus ?’ Il a répondu : ‘Aïcha.’ J’ai dit : ‘Et parmi les hommes ?’ Il a répondu : ‘Son père (Abu Bakr).’ J’ai dit : ‘Et ensuite ?’ Il a répondu : ‘`Umar.’ Puis il a cité beaucoup d’autres noms, et je me suis tu de peur qu’il ne me considère comme le dernier. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ الْعَبْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كُنْتُ بِالْبَحْرِ فَلَقِيتُ رَجُلَيْنِ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ ذَا كَلاَعٍ وَذَا عَمْرٍو، فَجَعَلْتُ أُحَدِّثُهُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ذُو عَمْرٍو لَئِنْ كَانَ الَّذِي تَذْكُرُ مِنْ أَمْرِ صَاحِبِكَ، لَقَدْ مَرَّ عَلَى أَجَلِهِ مُنْذُ ثَلاَثٍ. وَأَقْبَلاَ مَعِي حَتَّى إِذَا كُنَّا فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ رُفِعَ لَنَا رَكْبٌ مِنْ قِبَلِ الْمَدِينَةِ فَسَأَلْنَاهُمْ فَقَالُوا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ وَالنَّاسُ صَالِحُونَ. فَقَالاَ أَخْبِرْ صَاحِبَكَ أَنَّا قَدْ جِئْنَا وَلَعَلَّنَا سَنَعُودُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَرَجَعَا إِلَى الْيَمَنِ فَأَخْبَرْتُ أَبَا بَكْرٍ بِحَدِيثِهِمْ قَالَ أَفَلاَ جِئْتَ بِهِمْ. فَلَمَّا كَانَ بَعْدُ قَالَ لِي ذُو عَمْرٍو يَا جَرِيرُ إِنَّ بِكَ عَلَىَّ كَرَامَةً، وَإِنِّي مُخْبِرُكَ خَبَرًا، إِنَّكُمْ مَعْشَرَ الْعَرَبِ لَنْ تَزَالُوا بِخَيْرٍ مَا كُنْتُمْ إِذَا هَلَكَ أَمِيرٌ تَأَمَّرْتُمْ فِي آخَرَ، فَإِذَا كَانَتْ بِالسَّيْفِ كَانُوا مُلُوكًا يَغْضَبُونَ غَضَبَ الْمُلُوكِ وَيَرْضَوْنَ رِضَا الْمُلُوكِ.
Rapporté par Jarir : Pendant que j’étais au Yémen, j’ai rencontré deux hommes du Yémen appelés Dhu Kala et Dhu `Amr, et j’ai commencé à leur parler du Messager d’Allah (ﷺ). Dhu `Amr m’a dit : « Si ce que tu dis sur ton ami (c’est-à-dire le Prophète) est vrai, alors il est mort il y a trois jours. » Ensuite, ils m’ont accompagné jusqu’à Médine, et quand nous avions parcouru une certaine distance, nous avons vu des cavaliers venant de Médine. Nous leur avons demandé, et ils ont dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort et Abu Bakr a été nommé calife, et les gens vont bien. » Puis ils ont dit : « Dis à ton ami (Abu Bakr) que nous sommes venus (le voir), et si Allah le veut, nous reviendrons. » Alors ils sont tous les deux retournés au Yémen. Quand j’ai rapporté leur parole à Abu Bakr, il m’a dit : « J’aurais aimé que tu les amènes (à moi). » Plus tard, j’ai rencontré Dhu `Amr, et il m’a dit : « Ô Jarir ! Tu m’as rendu service et je vais te dire quelque chose : vous, la nation des Arabes, resterez prospères tant que vous choisirez et nommerez un chef chaque fois qu’un ancien meurt. Mais si le pouvoir est pris par la force de l’épée, alors les dirigeants deviendront des rois qui se mettront en colère comme des rois et seront contents comme des rois. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلاَثُمِائَةٍ، فَخَرَجْنَا وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ الْجَيْشِ، فَجُمِعَ فَكَانَ مِزْوَدَىْ تَمْرٍ، فَكَانَ يَقُوتُنَا كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلٌ قَلِيلٌ حَتَّى فَنِيَ، فَلَمْ يَكُنْ يُصِيبُنَا إِلاَّ تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ فَقُلْتُ مَا تُغْنِي عَنْكُمْ تَمْرَةٌ فَقَالَ لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حِينَ فَنِيَتْ. ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ، فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ فَأَكَلَ مِنْهَا الْقَوْمُ ثَمَانَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلَعَيْنِ مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنُصِبَا، ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا فَلَمْ تُصِبْهُمَا.
Rapporté par Wahab bin Kaisan : Jabir bin `Abdullah a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé des troupes vers la côte et a nommé Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah comme leur chef, et ils étaient trois cents hommes. Nous sommes partis, et après avoir parcouru une certaine distance, notre nourriture de voyage a commencé à manquer. Alors Abu 'Ubaida a ordonné que toute la nourriture présente parmi les troupes soit rassemblée, et elle a été rassemblée. Notre nourriture de voyage était des dattes, et Abu 'Ubaida nous en donnait chaque jour une petite ration jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une par personne. » J’ai demandé (à Jabir) : « Comment une seule datte pouvait-elle vous suffire ? » Il a répondu : « Nous avons compris sa valeur quand même cela a fini. » Jabir a ajouté : « Puis nous sommes arrivés à la mer où nous avons trouvé un poisson aussi grand qu’une petite montagne. Les gens (c’est-à-dire les troupes) en ont mangé pendant 18 nuits (c’est-à-dire jours). Ensuite, Abu 'Ubaida a ordonné que deux de ses côtes soient plantées dans le sol (en forme d’arche) et qu’une chamelle soit montée et passe dessous. Elle est passée sans les toucher. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الَّذِي حَفِظْنَاهُ مِنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَمِائَةِ رَاكِبٍ أَمِيرُنَا أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ نَرْصُدُ عِيرَ قُرَيْشٍ، فَأَقَمْنَا بِالسَّاحِلِ نِصْفَ شَهْرٍ فَأَصَابَنَا جُوعٌ شَدِيدٌ حَتَّى أَكَلْنَا الْخَبَطَ، فَسُمِّيَ ذَلِكَ الْجَيْشُ جَيْشَ الْخَبَطِ، فَأَلْقَى لَنَا الْبَحْرُ دَابَّةً يُقَالُ لَهَا الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ وَادَّهَنَّا مِنْ وَدَكِهِ حَتَّى ثَابَتْ إِلَيْنَا أَجْسَامُنَا، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ ضِلَعًا مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنَصَبَهُ فَعَمَدَ إِلَى أَطْوَلِ رَجُلٍ مَعَهُ ـ قَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً ضِلَعًا مِنْ أَعْضَائِهِ فَنَصَبَهُ وَأَخَذَ رَجُلاً وَبَعِيرًا ـ فَمَرَّ تَحْتَهُ قَالَ جَابِرٌ وَكَانَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ إِنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ نَهَاهُ. وَكَانَ عَمْرٌو يَقُولُ أَخْبَرَنَا أَبُو صَالِحٍ أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ قَالَ لأَبِيهِ كُنْتُ فِي الْجَيْشِ فَجَاعُوا. قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نُهِيتُ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trois cents cavaliers sous le commandement d’Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah, pour surveiller la caravane des polythéistes de Quraish. Nous sommes restés au bord de la mer pendant une quinzaine de jours et nous avons eu si faim que nous avons même mangé du khabt (c’est-à-dire les feuilles du Salam, un arbre épineux du désert), et à cause de cela, l’armée a été appelée Jaish-ul-Khabt. Ensuite, la mer a rejeté un animal (c’est-à-dire un poisson) appelé Al-`Anbar et nous en avons mangé pendant quinze jours, et nous avons frotté sa graisse sur nos corps jusqu’à ce que nous retrouvions notre état normal (c’est-à-dire que nous sommes redevenus forts et en bonne santé). Abu 'Ubaida a pris une de ses côtes, l’a plantée dans le sol ; puis il a fait passer sous la côte l’homme le plus grand de ses compagnons (pour voir s’il pouvait passer dessous). Une fois, Sufyan a dit : « Il a pris une côte de ses parties, l’a plantée, puis a fait passer un homme et une chamelle dessous sans qu’ils ne la touchent. » Jabir a ajouté : Il y avait un homme parmi les gens qui a abattu trois chameaux, puis encore trois, puis encore trois, et ensuite Abu 'Ubaida lui a interdit de continuer. Rapporté par Abu Salih : Qais bin Sa`d a dit à son père : « J’étais présent dans l’armée et les gens avaient très faim. » Il a dit : « Tu aurais dû abattre (des chameaux) pour eux. » Qais a dit : « J’ai abattu des chameaux mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux mais les gens avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux, mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « Mais cette fois, Abu 'Ubaida me l’a interdit. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ غَزَوْنَا جَيْشَ الْخَبَطِ وَأُمِّرَ أَبُو عُبَيْدَةَ، فَجُعْنَا جُوعًا شَدِيدًا فَأَلْقَى الْبَحْرُ حُوتًا مَيِّتًا، لَمْ نَرَ مِثْلَهُ، يُقَالُ لَهُ الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ عَظْمًا مِنْ عِظَامِهِ فَمَرَّ الرَّاكِبُ تَحْتَهُ. فَأَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا يَقُولُ قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ كُلُوا. فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ ذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " كُلُوا رِزْقًا أَخْرَجَهُ اللَّهُ، أَطْعِمُونَا إِنْ كَانَ مَعَكُمْ ". فَأَتَاهُ بَعْضُهُمْ {بِعُضْوٍ} فَأَكَلَهُ.
Rapporté par Jabir : Nous sommes partis dans l’armée d’Al-Khabt et Abu 'Ubaida était le commandant des troupes. Nous avons eu très faim et la mer a rejeté un poisson mort comme nous n’en avions jamais vu, et il s’appelait Al-`Anbar. Nous en avons mangé pendant quinze jours. Abu 'Ubaida a pris (et planté) un de ses os et un cavalier est passé dessous sans le toucher. (Jabir a ajouté :) Abu 'Ubaida nous a dit : « Mangez (de ce poisson). » Quand nous sommes arrivés à Médine, nous avons informé le Prophète (ﷺ) de cela, et il a dit : « Mangez, car c’est une nourriture qu’Allah vous a donnée, et donnez-m’en si vous en avez encore. » Certains d’entre eux lui en ont donné et il en a mangé
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ ـ رضى الله عنه ـ بَعَثَهُ فِي الْحَجَّةِ الَّتِي أَمَّرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ يَوْمَ النَّحْرِ فِي رَهْطٍ يُؤَذِّنُ فِي النَّاسِ لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Lors du Hajj où le Prophète (ﷺ) avait nommé Abu Bakr As-Siddiq comme chef du Hajj, avant le Hajj d’Adieu, le jour de Nahr, Abu Bakr m’a envoyé avec un groupe de personnes pour annoncer aux gens : « Aucun polythéiste n’est autorisé à accomplir le Hajj après cette année, et personne n’est autorisé à faire le Tawaf de la Ka`ba nu. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ كَامِلَةً بَرَاءَةٌ، وَآخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ خَاتِمَةُ سُورَةِ النِّسَاءِ {يَسْتَفْتُونَكَ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِي الْكَلاَلَةِ}
Rapporté par Al-Bara : La dernière sourate qui a été révélée en entier était Baraa (c’est-à-dire la sourate At-Tawba), et la dernière sourate (c’est-à-dire une partie de sourate) qui a été révélée était les derniers versets de la sourate An-Nisa’ : « Ils te demandent un avis juridique. Dis : Allah vous donne un avis concernant ceux qui n’ont ni descendants ni ascendants comme héritiers. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي صَخْرَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى نَفَرٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى يَا بَنِي تَمِيمٍ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَشَّرْتَنَا فَأَعْطِنَا. فَرِيءَ ذَلِكَ فِي وَجْهِهِ فَجَاءَ نَفَرٌ مِنَ الْيَمَنِ فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى إِذْ لَمْ يَقْبَلْهَا بَنُو تَمِيمٍ ". قَالُوا قَدْ قَبِلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ.
Rapporté par `Imran bin Hussein : Une délégation de Banu Tamim est venue voir le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Acceptez la bonne nouvelle, ô Banu Tamim ! » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu nous as donné la bonne nouvelle, alors donne-nous (quelque chose). » Des signes de mécontentement sont apparus sur son visage. Puis une autre délégation du Yémen est venue et il leur a dit : « Acceptez la bonne nouvelle, car Banu Tamim refuse de l’accepter. » Ils ont répondu : « Nous l’avons acceptée, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لاَ أَزَالُ أُحِبُّ بَنِي تَمِيمٍ بَعْدَ ثَلاَثٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُهَا فِيهِمْ " هُمْ أَشَدُّ أُمَّتِي عَلَى الدَّجَّالِ ". وَكَانَتْ فِيهِمْ سَبِيَّةٌ عِنْدَ عَائِشَةَ فَقَالَ " أَعْتِقِيهَا فَإِنَّهَا مِنْ وَلَدِ إِسْمَاعِيلَ ". وَجَاءَتْ صَدَقَاتُهُمْ فَقَالَ " هَذِهِ صَدَقَاتُ قَوْمٍ، أَوْ قَوْمِي ".
Rapporté par Abu Huraira : Depuis que j’ai entendu trois qualités attribuées à Banu Tamim par le Messager d’Allah (ﷺ), je n’ai cessé de les apprécier. Il a dit : « Parmi tous mes fidèles, ils seront les plus forts opposants à Ad-Dajjal ; `Aisha avait une esclave venant d’eux, et le Prophète (ﷺ) lui a dit de l’affranchir car elle descendait (du Prophète) Ismaël ; et, quand leur Zakat a été apportée, le Prophète (ﷺ) a dit : ‘C’est la Zakat de mon peuple.’ »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَخْبَرَهُمْ أَنَّهُ، قَدِمَ رَكْبٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَمِّرِ الْقَعْقَاعَ بْنَ مَعْبَدِ بْنِ زُرَارَةَ. قَالَ عُمَرُ بَلْ أَمِّرِ الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ. قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ خِلاَفِي. قَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ. فَتَمَارَيَا حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا فَنَزَلَ فِي ذَلِكَ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُقَدِّمُوا} حَتَّى انْقَضَتْ.
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Abdullah bin Az-Zubair a dit qu’un groupe de cavaliers de Banu Tamim est venu voir le Prophète. Abu Bakr a dit (au Prophète (ﷺ)) : « Nomme Al-Qa’qa bin Mabad bin Zurara comme chef (pour eux). » `Umar a dit (au Prophète) : « Non ! Mais nomme Al-Aqra bin H`Abis. » Alors Abu Bakr a dit à `Umar : « Tu veux juste me contredire. » `Umar a répondu : « Je ne voulais pas te contredire. » Ils se sont donc disputés si fort que leurs voix sont devenues fortes, puis les versets suivants ont été révélés à ce sujet : « Ô vous qui croyez ! Ne devancez pas Allah et Son Messager… » (jusqu’à la fin du verset)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ إِنَّ لِي جَرَّةً يُنْتَبَذُ لِي نَبِيذٌ، فَأَشْرَبُهُ حُلْوًا فِي جَرٍّ إِنْ أَكْثَرْتُ مِنْهُ، فَجَالَسْتُ الْقَوْمَ، فَأَطَلْتُ الْجُلُوسَ خَشِيتُ أَنْ أَفْتَضِحَ فَقَالَ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَرْحَبًا بِالْقَوْمِ غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ النَّدَامَى ". فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ الْمُشْرِكِينَ مِنْ مُضَرَ، وَإِنَّا لاَ نَصِلُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي أَشْهُرِ الْحُرُمِ، حَدِّثْنَا بِجُمَلٍ مِنَ الأَمْرِ، إِنْ عَمِلْنَا بِهِ دَخَلْنَا الْجَنَّةَ، وَنَدْعُو بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ، هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَإِقَامُ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ وَصَوْمُ رَمَضَانَ، وَأَنْ تُعْطُوا مِنَ الْمَغَانِمِ الْخُمُسَ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ مَا انْتُبِذَ فِي الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ، وَالْحَنْتَمِ، وَالْمُزَفَّتِ ".
Rapporté par Abu Jamra : J’ai dit à Ibn `Abbas : « J’ai un pot en terre contenant du nabidh (c’est-à-dire de l’eau et des dattes ou du raisin) pour moi, et j’en bois tant qu’il est doux. Si j’en bois beaucoup et que je reste longtemps avec les gens, j’ai peur qu’ils ne s’en rendent compte (car j’aurais l’air ivre). » Ibn `Abbas a dit : « Une délégation de `Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : ‘Bienvenue, ô gens ! Vous n’aurez ni humiliation ni regret.’ Ils ont dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a les polythéistes de Mudar entre toi et nous, donc nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Apprends-nous donc des choses qui nous feront entrer au Paradis si nous les appliquons. En plus, nous les enseignerons à notre peuple resté derrière nous.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre autres (je vous ordonne) : de croire en Allah… Savez-vous ce que c’est que croire en Allah ? C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah ; (je vous ordonne aussi) d’accomplir la prière correctement, de payer la Zakat, de jeûner le mois de Ramadan et de donner le Khumus (c’est-à-dire un cinquième du butin) (pour Allah). Je vous interdis quatre autres choses : (c’est-à-dire le vin préparé dans) Ad-Dubba, An-Naquir, Az-Hantam et Al-Muzaffat.’ (Voir hadith n°50, vol)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا هَذَا الْحَىَّ مِنْ رَبِيعَةَ، وَقَدْ حَالَتْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ، فَلَسْنَا نَخْلُصُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي شَهْرٍ حَرَامٍ، فَمُرْنَا بِأَشْيَاءَ نَأْخُذُ بِهَا وَنَدْعُو إِلَيْهَا مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ وَعَقَدَ وَاحِدَةً ـ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ، وَأَنْ تُؤَدُّوا لِلَّهِ خُمْسَ مَا غَنِمْتُمْ، وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : La délégation de `Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous appartenons à la tribu de Rabi`a. Les infidèles de la tribu de Mudar nous séparent de toi, si bien que nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Ordonne-nous donc des choses que nous pourrons appliquer et transmettre à ceux qui sont restés derrière nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous ordonne d’observer quatre choses et je vous en interdis quatre autres : (je vous ordonne) de croire en Allah, c’est-à-dire de témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a montré un doigt pour indiquer un et a ajouté : « D’accomplir la prière correctement, de donner la Zakat et de donner un cinquième du butin que vous remportez (pour Allah). Je vous interdis d’utiliser Ad-Dubba’, An-Naquir, Al-Hantam et Al-Muzaffat (des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو،. وَقَالَ بَكْرُ بْنُ مُضَرَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ بُكَيْرٍ، أَنَّ كُرَيْبًا، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَزْهَرَ وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَرْسَلُوا إِلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالُوا اقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنَّا جَمِيعًا، وَسَلْهَا عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، وَإِنَّا أُخْبِرْنَا أَنَّكِ تُصَلِّيهَا، وَقَدْ بَلَغَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهَا، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَكُنْتُ أَضْرِبُ مَعَ عُمَرَ النَّاسَ عَنْهُمَا. قَالَ كُرَيْبٌ فَدَخَلْتُ عَلَيْهَا، وَبَلَّغْتُهَا مَا أَرْسَلُونِي، فَقَالَتْ سَلْ أُمَّ سَلَمَةَ. فَأَخْبَرْتُهُمْ، فَرَدُّونِي إِلَى أُمِّ سَلَمَةَ بِمِثْلِ مَا أَرْسَلُونِي إِلَى عَائِشَةَ، فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْهُمَا، وَإِنَّهُ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ عَلَىَّ وَعِنْدِي نِسْوَةٌ مِنْ بَنِي حَرَامٍ مِنَ الأَنْصَارِ، فَصَلاَّهُمَا، فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ الْخَادِمَ فَقُلْتُ قُومِي إِلَى جَنْبِهِ فَقُولِي تَقُولُ أُمُّ سَلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَمْ أَسْمَعْكَ تَنْهَى عَنْ هَاتَيْنِ الرَّكْعَتَيْنِ فَأَرَاكَ تُصَلِّيهِمَا. فَإِنْ أَشَارَ بِيَدِهِ فَاسْتَأْخِرِي. فَفَعَلَتِ الْجَارِيَةُ، فَأَشَارَ بِيَدِهِ، فَاسْتَأْخَرَتْ عَنْهُ، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ " يَا بِنْتَ أَبِي أُمَيَّةَ، سَأَلْتِ عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، إِنَّهُ أَتَانِي أُنَاسٌ مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ بِالإِسْلاَمِ مِنْ قَوْمِهِمْ، فَشَغَلُونِي عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ بَعْدَ الظُّهْرِ، فَهُمَا هَاتَانِ ".
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ ـ هُوَ ابْنُ طَهْمَانَ ـ عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ أَوَّلُ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ بَعْدَ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ فِي مَسْجِدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ عَبْدِ الْقَيْسِ بِجُوَاثَى. يَعْنِي قَرْيَةً مِنَ الْبَحْرَيْنِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : La première prière du vendredi (c’est-à-dire la prière du Jumu’a) accomplie après celle faite à la mosquée du Messager d’Allah a été faite à la mosquée de `Abdul Qais située à Jawathi, un village à Al-Bahrain
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْلاً قِبَلَ نَجْدٍ، فَجَاءَتْ بِرَجُلٍ مِنْ بَنِي حَنِيفَةَ يُقَالُ لَهُ ثُمَامَةُ بْنُ أُثَالٍ، فَرَبَطُوهُ بِسَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ، فَخَرَجَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي خَيْرٌ يَا مُحَمَّدُ، إِنْ تَقْتُلْنِي تَقْتُلْ ذَا دَمٍ، وَإِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ، وَإِنْ كُنْتَ تُرِيدُ الْمَالَ فَسَلْ مِنْهُ مَا شِئْتَ. حَتَّى كَانَ الْغَدُ ثُمَّ قَالَ لَهُ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". قَالَ مَا قُلْتُ لَكَ إِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ. فَتَرَكَهُ حَتَّى كَانَ بَعْدَ الْغَدِ، فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي مَا قُلْتُ لَكَ. فَقَالَ " أَطْلِقُوا ثُمَامَةَ "، فَانْطَلَقَ إِلَى نَخْلٍ قَرِيبٍ مِنَ الْمَسْجِدِ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَا مُحَمَّدُ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَجْهٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ وَجْهِكَ، فَقَدْ أَصْبَحَ وَجْهُكَ أَحَبَّ الْوُجُوهِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ دِينٍ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ دِينِكَ، فَأَصْبَحَ دِينُكَ أَحَبَّ الدِّينِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ بَلَدٍ أَبْغَضُ إِلَىَّ مِنْ بَلَدِكَ، فَأَصْبَحَ بَلَدُكَ أَحَبَّ الْبِلاَدِ إِلَىَّ، وَإِنَّ خَيْلَكَ أَخَذَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ الْعُمْرَةَ، فَمَاذَا تَرَى فَبَشَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَمَرَهُ أَنْ يَعْتَمِرَ، فَلَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ قَالَ لَهُ قَائِلٌ صَبَوْتَ. قَالَ لاَ، وَلَكِنْ أَسْلَمْتُ مَعَ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلاَ وَاللَّهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ الْيَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers vers Najd et ils ont ramené un homme de la tribu de Banu Hanifa appelé Thumama bin Uthal. Ils l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète est allé le voir et lui a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes intentions, ô Muhammad ! Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a déjà tué quelqu’un, et si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant, et si tu veux des biens, demande-moi ce que tu veux. » Il a été laissé jusqu’au lendemain, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’as-tu à dire, Thumama ? » Il a dit : « Ce que je t’ai déjà dit, c’est-à-dire que si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant. » Le Prophète (ﷺ) l’a laissé jusqu’au surlendemain, puis il a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a dit : « J’ai ce que je t’ai déjà dit. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Relâchez Thumama. » Il est donc allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, a pris un bain, puis est entré dans la mosquée et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est Son Messager ! Par Allah, ô Muhammad ! Il n’y avait pas de visage sur terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la religion que j’aime le plus. Par Allah, il n’y avait pas de ville que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la ville que j’aime le plus. Tes cavaliers m’ont arrêté alors que j’avais l’intention de faire la `Umra. Et maintenant, qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle (l’a félicité) et lui a ordonné d’accomplir la `Umra. Quand il est arrivé à La Mecque, quelqu’un lui a dit : « Tu es devenu Sabéen ? » Thumama a répondu : « Non ! Par Allah, j’ai embrassé l’Islam avec Muhammad, le Messager d’Allah. Non, par Allah ! Pas un seul grain de blé ne vous parviendra de Yamamah sans la permission du Prophète. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ إِنْ جَعَلَ لِي مُحَمَّدٌ مِنْ بَعْدِهِ تَبِعْتُهُ. وَقَدِمَهَا فِي بَشَرٍ كَثِيرٍ مِنْ قَوْمِهِ، فَأَقْبَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِطْعَةُ جَرِيدٍ حَتَّى وَقَفَ عَلَى مُسَيْلِمَةَ فِي أَصْحَابِهِ، فَقَالَ " لَوْ سَأَلْتَنِي هَذِهِ الْقِطْعَةَ مَا أَعْطَيْتُكَهَا وَلَنْ تَعْدُوَ أَمْرَ اللَّهِ فِيكَ، وَلَئِنْ أَدْبَرْتَ لَيَعْقِرَنَّكَ اللَّهُ، وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا رَأَيْتُ، وَهَذَا ثَابِتٌ يُجِيبُكَ عَنِّي ". ثُمَّ انْصَرَفَ عَنْهُ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَسَأَلْتُ عَنْ قَوْلِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّكَ أُرَى الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا أُرِيتُ ". فَأَخْبَرَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُ فِي يَدَىَّ سِوَارَيْنِ مِنْ ذَهَبٍ، فَأَهَمَّنِي شَأْنُهُمَا، فَأُوحِيَ إِلَىَّ فِي الْمَنَامِ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ بَعْدِي، أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيُّ، وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةُ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ أُتِيتُ بِخَزَائِنِ الأَرْضِ، فَوُضِعَ فِي كَفِّي سِوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ، فَكَبُرَا عَلَىَّ فَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَذَهَبَا فَأَوَّلْتُهُمَا الْكَذَّابَيْنِ اللَّذَيْنِ أَنَا بَيْنَهُمَا صَاحِبَ صَنْعَاءَ، وَصَاحِبَ الْيَمَامَةِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, on m’a donné les trésors de la terre et deux bracelets en or ont été mis à mes mains, et je n’ai pas aimé cela, mais j’ai reçu l’inspiration de souffler dessus, et je l’ai fait, et ils ont tous les deux disparu. Je l’ai interprété comme désignant les deux menteurs qui apparaîtront de mon vivant : le chef de Sana et le chef de Yamama. »
Degré : authentique (sahih)