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BonMaroc Islam

Les expéditions (maghazi)

488 hadiths dans ce livre de Sahih al-Boukhari. Tous les hadiths de ce recueil sont authentiques (sahih) selon son auteur.

  1. حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، أَخْبَرَنَا جُوَيْرِيَةُ بْنُ أَسْمَاءَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حَرَّقَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ قَالَ وَلَهَا يَقُولُ حَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ وَهَانَ عَلَى سَرَاةِ بَنِي لُؤَىٍّ حَرِيقٌ بِالْبُوَيْرَةِ مُسْتَطِيرُ قَالَ فَأَجَابَهُ أَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ أَدَامَ اللَّهُ ذَلِكَ مِنْ صَنِيعٍ وَحَرَّقَ فِي نَوَاحِيهَا السَّعِيرُ سَتَعْلَمُ أَيُّنَا مِنْهَا بِنُزْهٍ وَتَعْلَمُ أَىَّ أَرْضَيْنَا تَضِيرُ

    Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète ﷺ a brûlé les palmiers-dattiers des Bani An-Nadir. Hassan bin Thabit a composé ces vers à propos de cet événement : « Le terrible incendie d'Al-Buwaira a été accueilli avec indifférence par les nobles de Bani Luai (les chefs et nobles de Quraish). » Abu Sufyan bin Al-Harith (le cousin du Prophète, qui était encore non-croyant à ce moment-là) a répondu à Hassan en vers : « Qu'Allah bénisse cet incendie et mette toutes ses parties (c'est-à-dire celles de Médine) en feu. Tu verras qui en sera éloigné (c'est-à-dire Al-Buwaira) et quelle partie de nos terres sera touchée par cet incendie (celui d'Al-Buwaira). »

    Degré : authentique (sahih)

  2. حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَوْسِ بْنِ الْحَدَثَانِ النَّصْرِيُّ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ دَعَاهُ إِذْ جَاءَهُ حَاجِبُهُ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ، وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ يَسْتَأْذِنُونَ فَقَالَ نَعَمْ، فَأَدْخِلْهُمْ‏.‏ فَلَبِثَ قَلِيلاً، ثُمَّ جَاءَ فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عَبَّاسٍ وَعَلِيٍّ يَسْتَأْذِنَانِ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَلَمَّا دَخَلاَ قَالَ عَبَّاسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا، وَهُمَا يَخْتَصِمَانِ فِي الَّذِي أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ بَنِي النَّضِيرِ، فَاسْتَبَّ عَلِيٌّ وَعَبَّاسٌ، فَقَالَ الرَّهْطُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، اقْضِ بَيْنَهُمَا وَأَرِحْ أَحَدَهُمَا مِنَ الآخَرِ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ اتَّئِدُوا، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏ يُرِيدُ بِذَلِكَ نَفْسَهُ‏.‏ قَالُوا قَدْ قَالَ ذَلِكَ‏.‏ فَأَقْبَلَ عُمَرُ عَلَى عَبَّاسٍ وَعَلِيٍّ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ قَالَ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْفَىْءِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ فَقَالَ جَلَّ ذِكْرُهُ ‏{‏وَمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ فَمَا أَوْجَفْتُمْ عَلَيْهِ مِنْ خَيْلٍ وَلاَ رِكَابٍ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏قَدِيرٌ‏}‏ فَكَانَتْ هَذِهِ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ، وَلاَ اسْتَأْثَرَهَا عَلَيْكُمْ، لَقَدْ أَعْطَاكُمُوهَا وَقَسَمَهَا فِيكُمْ، حَتَّى بَقِيَ هَذَا الْمَالُ مِنْهَا، فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَتِهِمْ مِنْ هَذَا الْمَالِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَيَاتَهُ، ثُمَّ تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ فَأَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَبَضَهُ أَبُو بَكْرٍ، فَعَمِلَ فِيهِ بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنْتُمْ حِينَئِذٍ‏.‏ فَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ وَقَالَ تَذْكُرَانِ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ عَمِلَ فِيهِ كَمَا تَقُولاَنِ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنَّهُ فِيهِ لَصَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ‏.‏ فَقَبَضْتُهُ سَنَتَيْنِ مِنْ إِمَارَتِي أَعْمَلُ فِيهِ بِمَا عَمِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي فِيهِ صَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي كِلاَكُمَا وَكَلِمَتُكُمَا وَاحِدَةٌ وَأَمْرُكُمَا جَمِيعٌ، فَجِئْتَنِي ـ يَعْنِي عَبَّاسًا ـ فَقُلْتُ لَكُمَا إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا بَدَا لِي أَنْ أَدْفَعَهُ إِلَيْكُمَا قُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهُ إِلَيْكُمَا عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ لَتَعْمَلاَنِ فِيهِ بِمَا عَمِلَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، وَمَا عَمِلْتُ فِيهِ مُذْ وَلِيتُ، وَإِلاَّ فَلاَ تُكَلِّمَانِي، فَقُلْتُمَا ادْفَعْهُ إِلَيْنَا بِذَلِكَ‏.‏ فَدَفَعْتُهُ إِلَيْكُمَا، أَفَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ فَوَاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ لاَ أَقْضِي فِيهِ بِقَضَاءٍ غَيْرِ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهُ، فَادْفَعَا إِلَىَّ فَأَنَا أَكْفِيكُمَاهُ‏.‏ قَالَ فَحَدَّثْتُ هَذَا الْحَدِيثَ، عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ فَقَالَ صَدَقَ مَالِكُ بْنُ أَوْسٍ، أَنَا سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَقُولُ أَرْسَلَ أَزْوَاجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عُثْمَانَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ يَسْأَلْنَهُ ثُمُنَهُنَّ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم، فَكُنْتُ أَنَا أَرُدُّهُنَّ، فَقُلْتُ لَهُنَّ أَلاَ تَتَّقِينَ اللَّهَ، أَلَمْ تَعْلَمْنَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ ‏"‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ـ يُرِيدُ بِذَلِكَ نَفْسَهُ ـ إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ ‏"‏‏.‏ فَانْتَهَى أَزْوَاجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى مَا أَخْبَرَتْهُنَّ‏.‏ قَالَ فَكَانَتْ هَذِهِ الصَّدَقَةُ بِيَدِ عَلِيٍّ، مَنَعَهَا عَلِيٌّ عَبَّاسًا فَغَلَبَهُ عَلَيْهَا، ثُمَّ كَانَ بِيَدِ حَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ، ثُمَّ بِيَدِ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ، ثُمَّ بِيَدِ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ وَحَسَنِ بْنِ حَسَنٍ، كِلاَهُمَا كَانَا يَتَدَاوَلاَنِهَا، ثُمَّ بِيَدِ زَيْدِ بْنِ حَسَنٍ، وَهْىَ صَدَقَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَقًّا‏.‏

    Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »

    Degré : authentique (sahih)

  3. حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ وَالْعَبَّاسَ أَتَيَا أَبَا بَكْرٍ يَلْتَمِسَانِ مِيرَاثَهُمَا، أَرْضَهُ مِنْ فَدَكٍ، وَسَهْمَهُ مِنْ خَيْبَرَ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ فِي هَذَا الْمَالِ ‏"‏‏.‏ وَاللَّهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي‏.‏

    Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »

    Degré : authentique (sahih)

  4. حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ لِكَعْبِ بْنِ الأَشْرَفِ فَإِنَّهُ قَدْ آذَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُحِبُّ أَنْ أَقْتُلَهُ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَأْذَنْ لِي أَنْ أَقُولَ شَيْئًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ قُلْ ‏"‏‏.‏ فَأَتَاهُ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ فَقَالَ إِنَّ هَذَا الرَّجُلَ قَدْ سَأَلَنَا صَدَقَةً، وَإِنَّهُ قَدْ عَنَّانَا، وَإِنِّي قَدْ أَتَيْتُكَ أَسْتَسْلِفُكَ‏.‏ قَالَ وَأَيْضًا وَاللَّهِ لَتَمَلُّنَّهُ قَالَ إِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاهُ فَلاَ نُحِبُّ أَنْ نَدَعَهُ حَتَّى نَنْظُرَ إِلَى أَىِّ شَىْءٍ يَصِيرُ شَأْنُهُ، وَقَدْ أَرَدْنَا أَنْ تُسْلِفَنَا وَسْقًا، أَوْ وَسْقَيْنِ ـ وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو غَيْرَ مَرَّةٍ، فَلَمْ يَذْكُرْ وَسْقًا أَوْ وَسْقَيْنِ أَوْ فَقُلْتُ لَهُ فِيهِ وَسْقًا أَوْ وَسْقَيْنِ فَقَالَ أُرَى فِيهِ وَسْقًا أَوْ وَسْقَيْنِ ـ فَقَالَ نَعَمِ ارْهَنُونِي‏.‏ قَالُوا أَىَّ شَىْءٍ تُرِيدُ قَالَ فَارْهَنُونِي نِسَاءَكُمْ‏.‏ قَالُوا كَيْفَ نَرْهَنُكَ نِسَاءَنَا وَأَنْتَ أَجْمَلُ الْعَرَبِ قَالَ فَارْهَنُونِي أَبْنَاءَكُمْ‏.‏ قَالُوا كَيْفَ نَرْهَنُكَ أَبْنَاءَنَا فَيُسَبُّ أَحَدُهُمْ، فَيُقَالُ رُهِنَ بِوَسْقٍ أَوْ وَسْقَيْنِ‏.‏ هَذَا عَارٌ عَلَيْنَا، وَلَكِنَّا نَرْهَنُكَ اللأْمَةَ ـ قَالَ سُفْيَانُ يَعْنِي السِّلاَحَ ـ فَوَاعَدَهُ أَنْ يَأْتِيَهُ، فَجَاءَهُ لَيْلاً وَمَعَهُ أَبُو نَائِلَةَ وَهْوَ أَخُو كَعْبٍ مِنَ الرَّضَاعَةِ، فَدَعَاهُمْ إِلَى الْحِصْنِ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ فَقَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ أَيْنَ تَخْرُجُ هَذِهِ السَّاعَةَ فَقَالَ إِنَّمَا هُوَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ، وَأَخِي أَبُو نَائِلَةَ ـ وَقَالَ غَيْرُ عَمْرٍو قَالَتْ أَسْمَعُ صَوْتًا كَأَنَّهُ يَقْطُرُ مِنْهُ الدَّمُ‏.‏ قَالَ إِنَّمَا هُوَ أَخِي مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ وَرَضِيعِي أَبُو نَائِلَةَ ـ إِنَّ الْكَرِيمَ لَوْ دُعِيَ إِلَى طَعْنَةٍ بِلَيْلٍ لأَجَابَ قَالَ وَيُدْخِلُ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ مَعَهُ رَجُلَيْنِ ـ قِيلَ لِسُفْيَانَ سَمَّاهُمْ عَمْرٌو قَالَ سَمَّى بَعْضَهُمْ قَالَ عَمْرٌو جَاءَ مَعَهُ بِرَجُلَيْنِ وَقَالَ غَيْرُ عَمْرٍو أَبُو عَبْسِ بْنُ جَبْرٍ، وَالْحَارِثُ بْنُ أَوْسٍ وَعَبَّادُ بْنُ بِشْرٍ قَالَ عَمْرٌو وَجَاءَ مَعَهُ بِرَجُلَيْنِ ـ فَقَالَ إِذَا مَا جَاءَ فَإِنِّي قَائِلٌ بِشَعَرِهِ فَأَشَمُّهُ، فَإِذَا رَأَيْتُمُونِي اسْتَمْكَنْتُ مِنْ رَأْسِهِ فَدُونَكُمْ فَاضْرِبُوهُ‏.‏ وَقَالَ مَرَّةً ثُمَّ أُشِمُّكُمْ‏.‏ فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ مُتَوَشِّحًا وَهْوَ يَنْفَحُ مِنْهُ رِيحُ الطِّيبِ، فَقَالَ مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ رِيحًا ـ أَىْ أَطْيَبَ ـ وَقَالَ غَيْرُ عَمْرٍو قَالَ عِنْدِي أَعْطَرُ نِسَاءِ الْعَرَبِ وَأَكْمَلُ الْعَرَبِ قَالَ عَمْرٌو فَقَالَ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ أَشَمَّ رَأْسَكَ قَالَ نَعَمْ، فَشَمَّهُ، ثُمَّ أَشَمَّ أَصْحَابَهُ ثُمَّ قَالَ أَتَأْذَنُ لِي قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَلَمَّا اسْتَمْكَنَ مِنْهُ قَالَ دُونَكُمْ‏.‏ فَقَتَلُوهُ ثُمَّ أَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ‏.‏

    Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Al-Ashraf, qui a offensé Allah et Son Messager ? » Alors Muhammad bin Maslama s'est levé en disant : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Veux-tu que je le tue ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Oui. » Muhammad bin Maslama a dit : « Permets-moi alors de dire quelque chose (c'est-à-dire de tromper Ka`b). » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu peux le faire. » Muhammad bin Maslama est alors allé voir Ka`b et lui a dit : « Cet homme (c'est-à-dire Muhammad) nous demande la Sadaqa (la Zakat), et cela nous dérange, et je suis venu t'emprunter quelque chose. » Ka`b a dit : « Par Allah, vous allez vous lasser de lui ! » Muhammad bin Maslama a dit : « Maintenant que nous l'avons suivi, nous ne voulons pas l'abandonner tant que nous n'aurons pas vu comment cela va finir. Nous voulons que tu nous prêtes une ou deux charges de chameau de nourriture. » (Certains narrateurs parlent d'une ou deux charges.) Ka`b a dit : « Oui, mais vous devez me donner une garantie. » Muhammad bin Maslama et son compagnon ont demandé : « Que veux-tu ? » Ka`b a répondu : « Donnez-moi vos femmes en garantie. » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous te donner nos femmes en garantie alors que tu es l'un des plus beaux des Arabes ? » Ka`b a dit : « Alors donnez-moi vos fils en garantie. » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous te donner nos fils en garantie ? Les gens diraient ensuite que tel ou tel a été donné en garantie pour une charge de nourriture, ce serait une grande honte pour nous. Mais nous te donnerons nos armes en garantie. » Muhammad bin Maslama et son compagnon ont promis à Ka`b que Muhammad reviendrait le voir. Il est venu chez Ka`b la nuit avec le frère de lait de Ka`b, Abu Na'ila. Ka`b les a invités à entrer dans sa forteresse, puis il est descendu vers eux. Sa femme lui a demandé : « Où vas-tu à cette heure-ci ? » Ka`b a répondu : « Il n'y a que Muhammad bin Maslama et mon frère de lait, Abu Na'ila, qui sont venus. » Sa femme a dit : « J'entends une voix comme si du sang allait couler. » Ka`b a dit : « Ce ne sont que mon frère Muhammad bin Maslama et mon frère de lait Abu Na'ila. Un homme généreux doit répondre à une invitation la nuit, même si c'est pour être tué. » Muhammad bin Maslama est venu avec deux hommes. (Certains narrateurs citent les hommes comme 'Abu bin Jabr, Al Harith bin Aus et `Abbad bin Bishr.) Muhammad bin Maslama est donc entré avec deux hommes et leur a dit : « Quand Ka`b viendra, je toucherai ses cheveux et les sentirai, et quand vous verrez que je tiens sa tête, attaquez-le. Je vous ferai sentir sa tête. » Ka`b bin Al-Ashraf est descendu vers eux, enveloppé dans ses vêtements et sentant bon. Muhammad bin Maslama a dit : « Je n'ai jamais senti un parfum meilleur que celui-ci. » Ka`b a répondu : « J'ai les meilleures femmes arabes qui savent utiliser les parfums de qualité. » Muhammad bin Maslama a demandé à Ka`b : « Me permets-tu de sentir ta tête ? » Ka`b a dit : « Oui. » Muhammad l'a sentie et a fait sentir ses compagnons aussi. Puis il a redemandé à Ka`b : « Me laisseras-tu (sentir ta tête) ? » Ka`b a dit : « Oui. » Quand Muhammad l'a bien tenu, il a dit (à ses compagnons) : « Attaquez-le ! » Alors ils l'ont tué et sont allés informer le Prophète ﷺ. (Abu Rafi`) a été tué après Ka`b bin Al-Ashraf

    Degré : authentique (sahih)

  5. حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَهْطًا إِلَى أَبِي رَافِعٍ فَدَخَلَ عَلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَتِيكٍ بَيْتَهُ لَيْلاً وَهْوَ نَائِمٌ فَقَتَلَهُ‏.‏

    Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Messager d'Allah ﷺ a envoyé un groupe de personnes chez Abu Rafi`. `Abdullah bin Atik est entré dans sa maison la nuit pendant qu'il dormait et l'a tué

    Degré : authentique (sahih)

  6. حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَبِي رَافِعٍ الْيَهُودِيِّ رِجَالاً مِنَ الأَنْصَارِ، فَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَتِيكٍ، وَكَانَ أَبُو رَافِعٍ يُؤْذِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَيُعِينُ عَلَيْهِ، وَكَانَ فِي حِصْنٍ لَهُ بِأَرْضِ الْحِجَازِ، فَلَمَّا دَنَوْا مِنْهُ، وَقَدْ غَرَبَتِ الشَّمْسُ، وَرَاحَ النَّاسُ بِسَرْحِهِمْ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ لأَصْحَابِهِ اجْلِسُوا مَكَانَكُمْ، فَإِنِّي مُنْطَلِقٌ، وَمُتَلَطِّفٌ لِلْبَوَّابِ، لَعَلِّي أَنْ أَدْخُلَ‏.‏ فَأَقْبَلَ حَتَّى دَنَا مِنَ الْبَابِ ثُمَّ تَقَنَّعَ بِثَوْبِهِ كَأَنَّهُ يَقْضِي حَاجَةً، وَقَدْ دَخَلَ النَّاسُ، فَهَتَفَ بِهِ الْبَوَّابُ يَا عَبْدَ اللَّهِ إِنْ كُنْتَ تُرِيدُ أَنْ تَدْخُلَ فَادْخُلْ، فَإِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُغْلِقَ الْبَابَ‏.‏ فَدَخَلْتُ فَكَمَنْتُ، فَلَمَّا دَخَلَ النَّاسُ أَغْلَقَ الْبَابَ، ثُمَّ عَلَّقَ الأَغَالِيقَ عَلَى وَتَدٍ قَالَ فَقُمْتُ إِلَى الأَقَالِيدِ، فَأَخَذْتُهَا فَفَتَحْتُ الْبَابَ، وَكَانَ أَبُو رَافِعٍ يُسْمَرُ عِنْدَهُ، وَكَانَ فِي عَلاَلِيَّ لَهُ، فَلَمَّا ذَهَبَ عَنْهُ أَهْلُ سَمَرِهِ صَعِدْتُ إِلَيْهِ، فَجَعَلْتُ كُلَّمَا فَتَحْتُ بَابًا أَغْلَقْتُ عَلَىَّ مِنْ دَاخِلٍ، قُلْتُ إِنِ الْقَوْمُ نَذِرُوا بِي لَمْ يَخْلُصُوا إِلَىَّ حَتَّى أَقْتُلَهُ‏.‏ فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ، فَإِذَا هُوَ فِي بَيْتٍ مُظْلِمٍ وَسْطَ عِيَالِهِ، لاَ أَدْرِي أَيْنَ هُوَ مِنَ الْبَيْتِ فَقُلْتُ يَا أَبَا رَافِعٍ‏.‏ قَالَ مَنْ هَذَا فَأَهْوَيْتُ نَحْوَ الصَّوْتِ، فَأَضْرِبُهُ ضَرْبَةً بِالسَّيْفِ، وَأَنَا دَهِشٌ فَمَا أَغْنَيْتُ شَيْئًا، وَصَاحَ فَخَرَجْتُ مِنَ الْبَيْتِ، فَأَمْكُثُ غَيْرَ بَعِيدٍ ثُمَّ دَخَلْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ مَا هَذَا الصَّوْتُ يَا أَبَا رَافِعٍ‏.‏ فَقَالَ لأُمِّكَ الْوَيْلُ، إِنَّ رَجُلاً فِي الْبَيْتِ ضَرَبَنِي قَبْلُ بِالسَّيْفِ، قَالَ فَأَضْرِبُهُ ضَرْبَةً أَثْخَنَتْهُ وَلَمْ أَقْتُلْهُ، ثُمَّ وَضَعْتُ ظُبَةَ السَّيْفِ فِي بَطْنِهِ حَتَّى أَخَذَ فِي ظَهْرِهِ، فَعَرَفْتُ أَنِّي قَتَلْتُهُ، فَجَعَلْتُ أَفْتَحُ الأَبْوَابَ بَابًا بَابًا حَتَّى انْتَهَيْتُ إِلَى دَرَجَةٍ لَهُ، فَوَضَعْتُ رِجْلِي وَأَنَا أُرَى أَنِّي قَدِ انْتَهَيْتُ إِلَى الأَرْضِ فَوَقَعْتُ فِي لَيْلَةٍ مُقْمِرَةٍ، فَانْكَسَرَتْ سَاقِي، فَعَصَبْتُهَا بِعِمَامَةٍ، ثُمَّ انْطَلَقْتُ حَتَّى جَلَسْتُ عَلَى الْبَابِ فَقُلْتُ لاَ أَخْرُجُ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَعْلَمَ أَقَتَلْتُهُ فَلَمَّا صَاحَ الدِّيكُ قَامَ النَّاعِي عَلَى السُّورِ فَقَالَ أَنْعَى أَبَا رَافِعٍ تَاجِرَ أَهْلِ الْحِجَازِ‏.‏ فَانْطَلَقْتُ إِلَى أَصْحَابِي فَقُلْتُ النَّجَاءَ، فَقَدْ قَتَلَ اللَّهُ أَبَا رَافِعٍ‏.‏ فَانْتَهَيْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَحَدَّثْتُهُ فَقَالَ ‏ "‏ ابْسُطْ رِجْلَكَ ‏"‏‏.‏ فَبَسَطْتُ رِجْلِي، فَمَسَحَهَا، فَكَأَنَّهَا لَمْ أَشْتَكِهَا قَطُّ‏.‏

    Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Messager d'Allah ﷺ a envoyé des hommes parmi les Ansar pour (tuer) Abu Rafi`, le Juif, et a nommé `Abdullah bin Atik comme leur chef. Abu Rafi` nuisait au Messager d'Allah ﷺ et aidait ses ennemis contre lui. Il vivait dans son château dans la région du Hijaz. Quand ces hommes se sont approchés (du château) après le coucher du soleil et que les gens avaient ramené leur bétail chez eux, `Abdullah (bin Atik) a dit à ses compagnons : « Restez ici. Je vais essayer de tromper le gardien pour entrer (dans le château). » `Abdullah s'est donc dirigé vers le château, et en s'approchant de la porte, il s'est couvert de ses vêtements, faisant semblant de répondre à un besoin naturel. Les gens étaient rentrés, et le gardien (pensant qu'`Abdullah était un des serviteurs du château) lui a dit : « Ô serviteur d'Allah ! Entre si tu veux, car je veux fermer la porte. » `Abdullah a ajouté dans son récit : « Je suis donc entré (dans le château) et je me suis caché. Quand les gens sont tous entrés, le gardien a fermé la porte et a accroché les clés à un clou. Je me suis levé, j'ai pris les clés et j'ai ouvert la porte. Quelques personnes passaient la soirée avec Abu Rafi` pour discuter dans une pièce. Quand ses compagnons de soirée sont partis, je suis monté vers lui, et chaque fois que j'ouvrais une porte, je la fermais de l'intérieur. Je me suis dit : ‘Si ces gens découvrent ma présence, ils ne pourront pas m'attraper avant que je ne l'aie tué.’ Je l'ai trouvé endormi dans une maison sombre au milieu de sa famille, je ne pouvais pas savoir où il était. J'ai donc crié : ‘Ô Abu Rafi` !’ Abu Rafi` a répondu : ‘Qui est-ce ?’ Je me suis dirigé vers la voix et je l'ai frappé avec l'épée, mais à cause de ma confusion, je ne l'ai pas tué. Il a crié fort, je suis sorti de la maison et j'ai attendu un moment, puis je suis retourné vers lui et j'ai dit : ‘Qu'est-ce que ce cri, ô Abu Rafi` ?’ Il a dit : ‘Malheur à ta mère ! Un homme m'a frappé avec une épée dans ma maison !’ Je l'ai frappé à nouveau, mais je ne l'ai pas tué. Ensuite, j'ai enfoncé la pointe de l'épée dans son ventre (et j'ai appuyé) jusqu'à ce qu'elle touche son dos, et j'ai compris que je l'avais tué. J'ai alors ouvert les portes une à une jusqu'à atteindre l'escalier, et pensant être arrivé au sol, j'ai fait un faux pas, je suis tombé et je me suis cassé la jambe par une nuit de pleine lune. J'ai attaché ma jambe avec un turban et je suis allé m'asseoir à la porte, en disant : ‘Je ne partirai pas cette nuit tant que je ne saurai pas que je l'ai tué.’ Alors, quand le coq a chanté, l'annonceur du décès s'est tenu sur le mur en disant : ‘J'annonce la mort d'Abu Rafi`, le marchand du Hijaz.’ Je suis alors allé retrouver mes compagnons et j'ai dit : ‘Sauvons-nous, car Allah a tué Abu Rafi`.’ Je suis donc parti (avec mes compagnons) et je suis allé voir le Prophète ﷺ pour lui raconter toute l'histoire. Il a dit : ‘Tends ta jambe (cassée).’ Je l'ai tendue, il l'a frottée et elle est redevenue normale comme si je n'avais jamais eu de blessure. »

    Degré : authentique (sahih)

  7. حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا شُرَيْحٌ ـ هُوَ ابْنُ مَسْلَمَةَ ـ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَبِي رَافِعٍ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَتِيكٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُتْبَةَ فِي نَاسٍ مَعَهُمْ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى دَنَوْا مِنَ الْحِصْنِ، فَقَالَ لَهُمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَتِيكٍ امْكُثُوا أَنْتُمْ حَتَّى أَنْطَلِقَ أَنَا فَأَنْظُرَ‏.‏ قَالَ فَتَلَطَّفْتُ أَنْ أَدْخُلَ الْحِصْنَ، فَفَقَدُوا حِمَارًا لَهُمْ ـ قَالَ ـ فَخَرَجُوا بِقَبَسٍ يَطْلُبُونَهُ ـ قَالَ ـ فَخَشِيتُ أَنْ أُعْرَفَ ـ قَالَ ـ فَغَطَّيْتُ رَأْسِي كَأَنِّي أَقْضِي حَاجَةً، ثُمَّ نَادَى صَاحِبُ الْبَابِ مَنْ أَرَادَ أَنْ يَدْخُلَ فَلْيَدْخُلْ قَبْلَ أَنْ أُغْلِقَهُ‏.‏ فَدَخَلْتُ ثُمَّ اخْتَبَأْتُ فِي مَرْبِطِ حِمَارٍ عِنْدَ باب الْحِصْنِ، فَتَعَشَّوْا عِنْدَ أَبِي رَافِعٍ وَتَحَدَّثُوا حَتَّى ذَهَبَتْ سَاعَةٌ مِنَ اللَّيْلِ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى بُيُوتِهِمْ، فَلَمَّا هَدَأَتِ الأَصْوَاتُ وَلاَ أَسْمَعُ حَرَكَةً خَرَجْتُ ـ قَالَ ـ وَرَأَيْتُ صَاحِبَ الْبَابِ حَيْثُ وَضَعَ مِفْتَاحَ الْحِصْنِ، فِي كَوَّةٍ فَأَخَذْتُهُ فَفَتَحْتُ بِهِ باب الْحِصْنِ‏.‏ قَالَ قُلْتُ إِنْ نَذِرَ بِي الْقَوْمُ انْطَلَقْتُ عَلَى مَهَلٍ، ثُمَّ عَمَدْتُ إِلَى أَبْوَابِ بُيُوتِهِمْ، فَغَلَّقْتُهَا عَلَيْهِمْ مِنْ ظَاهِرٍ، ثُمَّ صَعِدْتُ إِلَى أَبِي رَافِعٍ فِي سُلَّمٍ، فَإِذَا الْبَيْتُ مُظْلِمٌ قَدْ طَفِئَ سِرَاجُهُ، فَلَمْ أَدْرِ أَيْنَ الرَّجُلُ، فَقُلْتُ يَا أَبَا رَافِعٍ‏.‏ قَالَ مَنْ هَذَا قَالَ فَعَمَدْتُ نَحْوَ الصَّوْتِ فَأَضْرِبُهُ، وَصَاحَ فَلَمْ تُغْنِ شَيْئًا ـ قَالَ ـ ثُمَّ جِئْتُ كَأَنِّي أُغِيثُهُ فَقُلْتُ مَا لَكَ يَا أَبَا رَافِعٍ وَغَيَّرْتُ صَوْتِي‏.‏ فَقَالَ أَلاَ أُعْجِبُكَ لأُمِّكَ الْوَيْلُ، دَخَلَ عَلَىَّ رَجُلٌ فَضَرَبَنِي بِالسَّيْفِ‏.‏ قَالَ فَعَمَدْتُ لَهُ أَيْضًا فَأَضْرِبُهُ أُخْرَى فَلَمْ تُغْنِ شَيْئًا، فَصَاحَ وَقَامَ أَهْلُهُ، قَالَ ثُمَّ جِئْتُ وَغَيَّرْتُ صَوْتِي كَهَيْئَةِ الْمُغِيثِ، فَإِذَا هُوَ مُسْتَلْقٍ عَلَى ظَهْرِهِ، فَأَضَعُ السَّيْفَ فِي بَطْنِهِ ثُمَّ أَنْكَفِئُ عَلَيْهِ حَتَّى سَمِعْتُ صَوْتَ الْعَظْمِ، ثُمَّ خَرَجْتُ دَهِشًا حَتَّى أَتَيْتُ السُّلَّمَ أُرِيدُ أَنْ أَنْزِلَ، فَأَسْقُطُ مِنْهُ فَانْخَلَعَتْ رِجْلِي فَعَصَبْتُهَا، ثُمَّ أَتَيْتُ أَصْحَابِي أَحْجُلُ فَقُلْتُ انْطَلِقُوا فَبَشِّرُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي لاَ أَبْرَحُ حَتَّى أَسْمَعَ النَّاعِيَةَ، فَلَمَّا كَانَ فِي وَجْهِ الصُّبْحِ صَعِدَ النَّاعِيَةُ فَقَالَ أَنْعَى أَبَا رَافِعٍ‏.‏ قَالَ فَقُمْتُ أَمْشِي مَا بِي قَلَبَةٌ، فَأَدْرَكْتُ أَصْحَابِي قَبْلَ أَنْ يَأْتُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَبَشَّرْتُهُ‏.‏

    Rapporté par Al-Bara : Le Messager d'Allah ﷺ a envoyé `Abdullah bin 'Atik et `Abdullah bin `Utba avec un groupe d'hommes chez Abu Rafi` (pour le tuer). Ils ont continué jusqu'à ce qu'ils arrivent près de son château, alors `Abdullah bin Atik leur a dit : « Attendez ici, je vais aller voir. » Plus tard, `Abdullah a raconté : « J'ai utilisé une ruse pour entrer dans le château. Par hasard, ils avaient perdu un âne et sont sortis avec une torche pour le chercher. J'ai eu peur qu'ils me reconnaissent, alors j'ai couvert ma tête et mes jambes et j'ai fait semblant de répondre à un besoin naturel. Le gardien a crié : ‘Que celui qui veut entrer le fasse avant que je ferme la porte.’ Je suis donc entré et me suis caché dans une écurie près de la porte du château. Ils ont pris leur repas du soir avec Abu Rafi` et ont discuté jusqu'à tard dans la nuit. Puis ils sont rentrés chez eux. Quand les voix se sont tues et que je n'ai plus entendu de mouvement, je suis sorti. J'avais vu où le gardien avait caché la clé du château dans un trou du mur. Je l'ai prise et j'ai ouvert la porte du château, en me disant : ‘Si ces gens me remarquent, je pourrai m'enfuir facilement.’ Ensuite, j'ai verrouillé toutes les portes de leurs maisons de l'extérieur pendant qu'ils étaient à l'intérieur, puis je suis monté vers Abu Rafi` par un escalier. J'ai vu la maison complètement sombre, sans lumière, et je ne savais pas où il était. J'ai donc appelé : ‘Ô Abu Rafi` !’ Il a répondu : ‘Qui est-ce ?’ Je me suis dirigé vers la voix et je l'ai frappé. Il a crié fort mais mon coup n'a pas été fatal. Je suis alors allé vers lui, faisant semblant de l'aider, en changeant ma voix : ‘Qu'est-ce qui t'arrive, ô Abu Rafi` ?’ Il a dit : ‘N'es-tu pas surpris ? Malheur à ta mère ! Un homme est venu et m'a frappé avec une épée !’ J'ai alors visé à nouveau et l'ai frappé, mais le coup n'a encore pas été fatal, et Abu Rafi` a crié fort et sa femme s'est levée. Je suis revenu et ai changé ma voix comme si j'étais un aide, et j'ai trouvé Abu Rafi` allongé sur le dos, alors j'ai enfoncé l'épée dans son ventre et j'ai appuyé dessus jusqu'à entendre un os se briser. Ensuite, je suis sorti, étonné, et je suis allé vers l'escalier pour descendre, mais je suis tombé et me suis démis la jambe. Je l'ai bandée et je suis allé vers mes compagnons en boitant. Je leur ai dit : ‘Allez annoncer la bonne nouvelle au Messager d'Allah ﷺ, mais je ne quitterai pas cet endroit tant que je n'aurai pas entendu la nouvelle de sa mort (à Abu Rafi`).’ À l'aube, un annonceur de décès est monté sur le mur et a annoncé : ‘Je vous annonce la mort d'Abu Rafi`.’ Je me suis alors levé et je suis parti sans ressentir aucune douleur jusqu'à ce que je rejoigne mes compagnons avant qu'ils n'atteignent le Prophète ﷺ à qui j'ai annoncé la bonne nouvelle

    Degré : authentique (sahih)

  8. حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ ‏ "‏ هَذَا جِبْرِيلُ آخِذٌ بِرَأْسِ فَرَسِهِ عَلَيْهِ أَدَاةُ الْحَرْبِ ‏"‏‏.‏

    Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de Uhud, le Prophète ﷺ a dit : « Voici Gabriel tenant la tête de son cheval et équipé pour la guerre. »

    Degré : authentique (sahih)

  9. حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، أَخْبَرَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ عَدِيٍّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ حَيْوَةَ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ، قَالَ صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى قَتْلَى أُحُدٍ بَعْدَ ثَمَانِي سِنِينَ، كَالْمُوَدِّعِ لِلأَحْيَاءِ وَالأَمْوَاتِ، ثُمَّ طَلَعَ الْمِنْبَرَ فَقَالَ ‏ "‏ إِنِّي بَيْنَ أَيْدِيكُمْ فَرَطٌ، وَأَنَا عَلَيْكُمْ شَهِيدٌ، وَإِنَّ مَوْعِدَكُمُ الْحَوْضُ، وَإِنِّي لأَنْظُرُ إِلَيْهِ مِنْ مَقَامِي هَذَا، وَإِنِّي لَسْتُ أَخْشَى عَلَيْكُمْ أَنْ تُشْرِكُوا، وَلَكِنِّي أَخْشَى عَلَيْكُمُ الدُّنْيَا أَنْ تَنَافَسُوهَا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَكَانَتْ آخِرَ نَظْرَةٍ نَظَرْتُهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

    Rapporté par `Uqba bin Amir : Le Messager d'Allah ﷺ a fait la prière funéraire pour les martyrs d'Uhud huit ans après leur mort, comme pour dire adieu aux vivants et aux morts. Ensuite, il est monté sur la chaire et a dit : « Je suis votre prédécesseur, et je suis témoin sur vous, et le lieu où vous me retrouverez sera Al-Haud (le Bassin) (le Jour de la Résurrection), et je le vois maintenant de là où je suis. Je ne crains pas que vous adoriez d'autres qu'Allah, mais je crains que la vie d'ici-bas ne vous tente et vous pousse à rivaliser entre vous. » Ce fut le dernier regard que je jetai sur le Messager d'Allah ﷺ

    Degré : authentique (sahih)

  10. حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَقِينَا الْمُشْرِكِينَ يَوْمَئِذٍ، وَأَجْلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَيْشًا مِنَ الرُّمَاةِ، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَبْدَ اللَّهِ وَقَالَ ‏"‏ لاَ تَبْرَحُوا، إِنْ رَأَيْتُمُونَا ظَهَرْنَا عَلَيْهِمْ فَلاَ تَبْرَحُوا وَإِنْ رَأَيْتُمُوهُمْ ظَهَرُوا عَلَيْنَا فَلاَ تُعِينُونَا ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا لَقِينَا هَرَبُوا حَتَّى رَأَيْتُ النِّسَاءَ يَشْتَدِدْنَ فِي الْجَبَلِ، رَفَعْنَ عَنْ سُوقِهِنَّ قَدْ بَدَتْ خَلاَخِلُهُنَّ، فَأَخَذُوا يَقُولُونَ الْغَنِيمَةَ الْغَنِيمَةَ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ عَهِدَ إِلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ لاَ تَبْرَحُوا‏.‏ فَأَبَوْا، فَلَمَّا أَبَوْا صُرِفَ وُجُوهُهُمْ، فَأُصِيبَ سَبْعُونَ قَتِيلاً، وَأَشْرَفَ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ أَفِي الْقَوْمِ مُحَمَّدٌ فَقَالَ ‏"‏ لاَ تُجِيبُوهُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ أَبِي قُحَافَةَ قَالَ ‏"‏ لاَ تُجِيبُوهُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ إِنَّ هَؤُلاَءِ قُتِلُوا، فَلَوْ كَانُوا أَحْيَاءً لأَجَابُوا، فَلَمْ يَمْلِكْ عُمَرُ نَفْسَهُ فَقَالَ كَذَبْتَ يَا عَدُوَّ اللَّهِ، أَبْقَى اللَّهُ عَلَيْكَ مَا يُخْزِيكَ‏.‏ قَالَ أَبُو سُفْيَانَ أُعْلُ هُبَلْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَجِيبُوهُ ‏"‏‏.‏ قَالُوا مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ أَعْلَى وَأَجَلُّ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو سُفْيَانَ لَنَا الْعُزَّى وَلاَ عُزَّى لَكُمْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَجِيبُوهُ ‏"‏‏.‏ قَالُوا مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ مَوْلاَنَا وَلاَ مَوْلَى لَكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو سُفْيَانَ يَوْمٌ بِيَوْمِ بَدْرٍ، وَالْحَرْبُ سِجَالٌ، وَتَجِدُونَ مُثْلَةً لَمْ آمُرْ بِهَا وَلَمْ تَسُؤْنِي‏.‏ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ اصْطَبَحَ الْخَمْرَ يَوْمَ أُحُدٍ نَاسٌ ثُمَّ قُتِلُوا شُهَدَاءَ‏.‏

    Rapporté par Al-Bara : Ce jour-là, lors de la bataille d'Uhud, nous avons affronté les polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a placé un groupe d’archers à un endroit précis et a nommé `Abdullah (bin Jubair) comme leur chef. Il a dit : « Ne quittez pas cet endroit : si vous nous voyez vaincre l’ennemi, ne partez pas d’ici, et si vous nous voyez perdre, ne venez pas nous aider. » Quand nous avons affronté l’ennemi, ils ont fui, au point que j’ai vu leurs femmes courir vers la montagne, relevant leurs vêtements et laissant voir leurs bracelets de cheville. Les musulmans ont alors commencé à dire : « Le butin, le butin ! » `Abdullah bin Jubair a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a fait promettre fermement de ne pas quitter cet endroit. » Mais ses compagnons ont refusé de rester. Quand ils ont refusé, Allah les a troublés et ils ne savaient plus où aller, et ils ont perdu soixante-dix hommes. Abu Sufyan est monté sur une hauteur et a dit : « Est-ce que Muhammad est parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi les gens ? » Puis il ajouta : « Tous ces gens ont été tués, car s’ils étaient vivants, ils auraient répondu. » À ce moment-là, `Umar n’a pas pu s’empêcher de dire : « Tu mens, ennemi d’Allah ! Allah a gardé ce qui te rendra malheureux. » Abu Sufyan a dit : « Gloire à Hubal ! » Le Prophète (ﷺ) dit alors à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils demandèrent : « Que devons-nous dire ? » Il dit : « Dites : Allah est plus élevé et plus majestueux ! » Abu Sufyan dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, alors que vous n’avez pas de `Uzza ! » Le Prophète (ﷺ) dit à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils dirent : « Que devons-nous dire ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Dites : Allah est notre soutien et vous n’avez aucun soutien. » Abu Sufyan dit : « Ce jour compense notre perte à Badr, et la victoire dans la bataille change toujours de camp. Vous verrez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas encouragé cela, et je ne le regrette pas. » Rapporté par Jabir : Certains ont bu du vin le matin du jour d’Uhud et ont ensuite été tués en martyrs

    Degré : authentique (sahih)

  11. حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِيهِ، إِبْرَاهِيمَ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ، أُتِيَ بِطَعَامٍ، وَكَانَ صَائِمًا فَقَالَ قُتِلَ مُصْعَبُ بْنُ عُمَيْرٍ، وَهْوَ خَيْرٌ مِنِّي، كُفِّنَ فِي بُرْدَةٍ، إِنْ غُطِّيَ رَأْسُهُ بَدَتْ رِجْلاَهُ، وَإِنْ غُطِّيَ رِجْلاَهُ بَدَا رَأْسُهُ ـ وَأُرَاهُ قَالَ ـ وَقُتِلَ حَمْزَةُ وَهْوَ خَيْرٌ مِنِّي، ثُمَّ بُسِطَ لَنَا مِنَ الدُّنْيَا مَا بُسِطَ، أَوْ قَالَ أُعْطِينَا مِنَ الدُّنْيَا مَا أُعْطِينَا، وَقَدْ خَشِينَا أَنْ تَكُونَ حَسَنَاتُنَا عُجِّلَتْ لَنَا‏.‏ ثُمَّ جَعَلَ يَبْكِي حَتَّى تَرَكَ الطَّعَامَ‏.‏

    Rapporté par Sa`d bin Ibrahim : Un repas a été servi à `Abdur-Rahman bin `Auf alors qu’il jeûnait. Il a dit : « Mus`ab bin `Umar a été tué en martyr, et il valait mieux que moi. Pourtant, il a été enveloppé dans une simple étoffe (un drap), si on couvrait sa tête, ses pieds restaient découverts, et si on couvrait ses pieds, sa tête restait découverte. » `Abdur-Rahman ajouta : « Hamza a été tué en martyr et il valait mieux que moi. Ensuite, les biens de ce monde nous ont été donnés en abondance. Nous craignons que la récompense de nos actions nous ait déjà été donnée dans cette vie. » Puis `Abdur-Rahman s’est mis à pleurer tellement qu’il a laissé la nourriture

    Degré : authentique (sahih)

  12. حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ أَرَأَيْتَ إِنْ قُتِلْتُ فَأَيْنَ أَنَا قَالَ ‏ "‏ فِي الْجَنَّةِ ‏"‏ فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ فِي يَدِهِ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ‏.‏

    Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille d’Uhud, un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a demandé : « Peux-tu me dire où j’irai si je suis tué en martyr ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Au Paradis. » L’homme a alors jeté les dattes qu’il avait dans la main et s’est battu jusqu’à être tué en martyr

    Degré : authentique (sahih)

  13. حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ خَبَّابٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ هَاجَرْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَبْتَغِي وَجْهَ اللَّهِ، فَوَجَبَ أَجْرُنَا عَلَى اللَّهِ، وَمِنَّا مَنْ مَضَى أَوْ ذَهَبَ لَمْ يَأْكُلْ مِنْ أَجْرِهِ شَيْئًا، كَانَ مِنْهُمْ مُصْعَبُ بْنُ عُمَيْرٍ قُتِلَ يَوْمَ أُحُدٍ، لَمْ يَتْرُكْ إِلاَّ نَمِرَةً، كُنَّا إِذَا غَطَّيْنَا بِهَا رَأْسَهُ خَرَجَتْ رِجْلاَهُ، وَإِذَا غُطِّيَ بِهَا رِجْلاَهُ خَرَجَ رَأْسُهُ، فَقَالَ لَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ غَطُّوا بِهَا رَأْسَهُ، وَاجْعَلُوا عَلَى رِجْلِهِ الإِذْخِرَ ـ أَوْ قَالَ أَلْقُوا عَلَى رِجْلِهِ مِنَ الإِذْخِرِ ‏"‏‏.‏ وَمِنَّا مَنْ قَدْ أَيْنَعَتْ لَهُ ثَمَرَتُهُ فَهْوَ يَهْدُبُهَا‏.‏

    Rapporté par Khabbab bin Al-Art : Nous avons émigré avec le Messager d’Allah (ﷺ), cherchant l’agrément d’Allah. Notre récompense est donc due et assurée auprès d’Allah. Certains d’entre nous sont morts sans avoir profité de leur récompense ici-bas, comme Mus’ab bin ‘Umar, qui a été tué en martyr le jour de la bataille d’Uhud et n’a rien laissé d’autre qu’un simple drap (Namira) dans lequel il a été enveloppé. Si on couvrait sa tête, ses pieds restaient découverts, et si on couvrait ses pieds, sa tête restait découverte. Le Prophète (ﷺ) nous a alors dit : « Couvrez sa tête avec le drap et mettez de l’Idhkhir (une sorte d’herbe) sur ses pieds. » Mais certains d’entre nous ont vu leurs efforts récompensés dans cette vie et en profitent

    Degré : authentique (sahih)

  14. أَخْبَرَنَا حَسَّانُ بْنُ حَسَّانَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ طَلْحَةَ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ عَمَّهُ، غَابَ عَنْ بَدْرٍ فَقَالَ غِبْتُ عَنْ أَوَّلِ قِتَالِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، لَئِنْ أَشْهَدَنِي اللَّهُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيَرَيَنَّ اللَّهُ مَا أُجِدُّ‏.‏ فَلَقِيَ يَوْمَ أُحُدٍ، فَهُزِمَ النَّاسُ فَقَالَ اللَّهُمَّ إِنِّي أَعْتَذِرُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلاَءِ ـ يَعْنِي الْمُسْلِمِينَ ـ وَأَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا جَاءَ بِهِ الْمُشْرِكُونَ‏.‏ فَتَقَدَّمَ بِسَيْفِهِ فَلَقِيَ سَعْدَ بْنَ مُعَاذٍ فَقَالَ أَيْنَ يَا سَعْدُ إِنِّي أَجِدُ رِيحَ الْجَنَّةِ دُونَ أُحُدٍ‏.‏ فَمَضَى فَقُتِلَ، فَمَا عُرِفَ حَتَّى عَرَفَتْهُ أُخْتُهُ بِشَامَةٍ أَوْ بِبَنَانِهِ، وَبِهِ بِضْعٌ وَثَمَانُونَ مِنْ طَعْنَةٍ وَضَرْبَةٍ وَرَمْيَةٍ بِسَهْمٍ‏.‏

    Rapporté par Anas : Son oncle (Anas bin An-Nadr) était absent lors de la bataille de Badr et il a dit : « J’ai manqué la première bataille du Prophète (c’est-à-dire Badr), et si Allah me permet de participer à une bataille avec le Prophète, Allah verra à quel point je me battrai. » Il a donc participé à la bataille d’Uhud. Quand les musulmans ont fui, il a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de me pardonner pour ce que ces gens (les musulmans) ont fait, et je suis innocent de ce qu’ont fait les polythéistes. » Il s’est ensuite avancé avec son épée, a croisé Sad bin Mu’adh (qui fuyait) et lui a demandé : « Où vas-tu, ô Sad ? Je sens le parfum du Paradis près d’Uhud. » Il a continué et a été tué en martyr. Personne n’a pu le reconnaître sauf sa sœur, grâce à un grain de beauté ou à l’extrémité de ses doigts. Il avait plus de 80 blessures causées par des coups d’épée, de lance ou de flèches

    Degré : authentique (sahih)

  15. حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي خَارِجَةُ بْنُ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، أَنَّهُ سَمِعَ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ فَقَدْتُ آيَةً مِنَ الأَحْزَابِ حِينَ نَسَخْنَا الْمُصْحَفَ، كُنْتُ أَسْمَعُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ بِهَا، فَالْتَمَسْنَاهَا فَوَجَدْنَاهَا مَعَ خُزَيْمَةَ بْنِ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيِّ ‏{‏مِنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُمْ مَنْ قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُمْ مَنْ يَنْتَظِرُ ‏}‏ فَأَلْحَقْنَاهَا فِي سُورَتِهَا فِي الْمُصْحَفِ‏.‏

    Rapporté par Zaid bin Thabit : Lorsque nous avons écrit le Saint Coran, il me manquait un verset de la sourate Al-Ahzab que j’avais entendu le Messager d’Allah (ﷺ) réciter. Nous l’avons cherché et nous l’avons trouvé auprès de Khuza`ima bin Thabit Al-Ansari. Le verset était : « Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont accompli leur promesse envers Allah (c’est-à-dire qu’ils ont été tués dans la voie d’Allah), et d’autres attendent encore. » (33.23) Nous l’avons donc écrit à sa place dans le Coran

    Degré : authentique (sahih)

  16. حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ يَزِيدَ،، يُحَدِّثُ عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى أُحُدٍ، رَجَعَ نَاسٌ مِمَّنْ خَرَجَ مَعَهُ، وَكَانَ أَصْحَابُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِرْقَتَيْنِ، فِرْقَةً تَقُولُ نُقَاتِلُهُمْ‏.‏ وَفِرْقَةً تَقُولُ لاَ نُقَاتِلُهُمْ‏.‏ فَنَزَلَتْ ‏{‏فَمَا لَكُمْ فِي الْمُنَافِقِينَ فِئَتَيْنِ وَاللَّهُ أَرْكَسَهُمْ بِمَا كَسَبُوا‏}‏ وَقَالَ ‏"‏ إِنَّهَا طَيْبَةُ تَنْفِي الذُّنُوبَ كَمَا تَنْفِي النَّارُ خَبَثَ الْفِضَّةِ ‏"‏‏.‏

    Rapporté par Zaid bin Thabit : Lorsque le Prophète (ﷺ) est parti pour la bataille d’Uhud, certains de ceux qui étaient partis avec lui sont revenus en arrière. Les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont alors divisés en deux groupes. Un groupe a dit : « Nous allons les combattre (l’ennemi) », et l’autre a dit : « Nous ne les combattrons pas. » Alors la révélation divine est descendue : « (Ô musulmans !) Pourquoi êtes-vous divisés en deux groupes au sujet des hypocrites ? Allah les a repoussés (vers la mécréance) à cause de ce qu’ils ont fait. » (4.88) À ce sujet, le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est Taiba (c’est-à-dire la ville de Médine) qui purifie des péchés comme le feu enlève les impuretés de l’argent. »

    Degré : authentique (sahih)

  17. حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ فِينَا ‏{‏إِذْ هَمَّتْ طَائِفَتَانِ مِنْكُمْ أَنْ تَفْشَلاَ‏}‏ بَنِي سَلِمَةَ وَبَنِي حَارِثَةَ، وَمَا أُحِبُّ أَنَّهَا لَمْ تَنْزِلْ، وَاللَّهُ يَقُولُ ‏{‏وَاللَّهُ وَلِيُّهُمَا‏}‏

    Rapporté par Jabir : Ce verset : « Quand deux de vos groupes étaient sur le point de flancher… » a été révélé à propos de nous, c’est-à-dire Bani Salama et Bani Haritha. Et je n’aurais pas aimé que ce verset ne soit pas révélé, car Allah a dit : « Mais Allah était leur Protecteur. »

    Degré : authentique (sahih)

  18. حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، أَخْبَرَنَا عَمْرٌو، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هَلْ نَكَحْتَ يَا جَابِرُ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ مَاذَا أَبِكْرًا أَمْ ثَيِّبًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ لاَ بَلْ ثَيِّبًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَهَلاَّ جَارِيَةً تُلاَعِبُكَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ أَبِي قُتِلَ يَوْمَ أُحُدٍ وَتَرَكَ تِسْعَ بَنَاتٍ كُنَّ لِي تِسْعَ أَخَوَاتٍ، فَكَرِهْتُ أَنْ أَجْمَعَ إِلَيْهِنَّ جَارِيَةً خَرْقَاءَ مِثْلَهُنَّ، وَلَكِنِ امْرَأَةً تَمْشُطُهُنَّ وَتَقُومُ عَلَيْهِنَّ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَصَبْتَ ‏"‏‏.‏

    Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « T’es-tu marié, ô Jabir ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Pas une vierge, mais une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille qui aurait joué avec toi ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon père a été tué le jour d’Uhud et il a laissé neuf filles orphelines qui sont mes sœurs ; je n’ai donc pas voulu épouser une jeune fille de leur âge, mais une femme plus âgée qui pourrait s’occuper d’elles et leur coiffer les cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as bien fait. »

    Degré : authentique (sahih)

  19. حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ أَبِي سُرَيْجٍ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما أَنَّ أَبَاهُ، اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا، وَتَرَكَ سِتَّ بَنَاتٍ، فَلَمَّا حَضَرَ جِذَاذُ النَّخْلِ قَالَ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ قَدْ عَلِمْتَ أَنَّ وَالِدِي قَدِ اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ، وَتَرَكَ دَيْنًا كَثِيرًا، وَإِنِّي أُحِبُّ أَنْ يَرَاكَ الْغُرَمَاءُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ اذْهَبْ فَبَيْدِرْ كُلَّ تَمْرٍ عَلَى نَاحِيَةٍ ‏"‏‏.‏ فَفَعَلْتُ ثُمَّ دَعَوْتُهُ، فَلَمَّا نَظَرُوا إِلَيْهِ كَأَنَّهُمْ أُغْرُوا بِي تِلْكَ السَّاعَةَ، فَلَمَّا رَأَى مَا يَصْنَعُونَ أَطَافَ حَوْلَ أَعْظَمِهَا بَيْدَرًا ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ جَلَسَ عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ادْعُ لَكَ أَصْحَابَكَ ‏"‏‏.‏ فَمَا زَالَ يَكِيلُ لَهُمْ حَتَّى أَدَّى اللَّهُ عَنْ وَالِدِي أَمَانَتَهُ، وَأَنَا أَرْضَى أَنْ يُؤَدِّيَ اللَّهُ أَمَانَةَ وَالِدِي، وَلاَ أَرْجِعَ إِلَى أَخَوَاتِي بِتَمْرَةٍ، فَسَلَّمَ اللَّهُ الْبَيَادِرَ كُلَّهَا وَحَتَّى إِنِّي أَنْظُرُ إِلَى الْبَيْدَرِ الَّذِي كَانَ عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَأَنَّهَا لَمْ تَنْقُصْ تَمْرَةً وَاحِدَةً‏.‏

    Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Son père a été tué en martyr le jour de la bataille d’Uhud et il était endetté, laissant six filles orphelines. Jabir a ajouté : « Quand la saison de la récolte des dattes est arrivée, je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : Tu sais que mon père a été tué le jour d’Uhud, qu’il avait beaucoup de dettes, et j’aimerais que les créanciers te voient. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va et fais des tas séparés pour chaque sorte de dattes. » Je l’ai fait et je l’ai appelé. Quand les créanciers l’ont vu, ils ont commencé à réclamer leurs dettes plus durement que jamais. Quand il a vu leur attitude, il a fait trois fois le tour du plus grand tas de dattes, puis il s’est assis dessus et a dit : « Ô Jabir, appelle tes compagnons (c’est-à-dire les créanciers). » Il a alors mesuré et donné à chacun ce qui lui était dû, jusqu’à ce qu’Allah ait remboursé toutes les dettes de mon père. J’aurais accepté de ne rien garder pour mes sœurs après qu’Allah ait réglé les dettes de mon père, mais Allah a préservé tous les tas de dattes, si bien que lorsque j’ai regardé le tas où le Prophète (ﷺ) s’était assis, il semblait qu’aucune datte n’avait été enlevée

    Degré : authentique (sahih)

  20. حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ، وَمَعَهُ رَجُلاَنِ يُقَاتِلاَنِ عَنْهُ، عَلَيْهِمَا ثِيَابٌ بِيضٌ، كَأَشَدِّ الْقِتَالِ، مَا رَأَيْتُهُمَا قَبْلُ وَلاَ بَعْدُ‏.‏

    Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille d’Uhud accompagné de deux hommes qui combattaient pour le défendre. Ils étaient habillés en blanc et se battaient avec une grande bravoure. Je ne les avais jamais vus auparavant, ni après

    Degré : authentique (sahih)

  21. حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ هَاشِمٍ السَّعْدِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، يَقُولُ سَمِعْتُ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ، يَقُولُ نَثَلَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كِنَانَتَهُ يَوْمَ أُحُدٍ فَقَالَ ‏ "‏ ارْمِ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي ‏"‏‏.‏

    Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a sorti un carquois de flèches pour moi le jour d’Uhud et a dit : « Tire (des flèches) ; que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »

    Degré : authentique (sahih)

  22. حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا، يَقُولُ جَمَعَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَبَوَيْهِ يَوْمَ أُحُدٍ‏.‏

    Rapporté par Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné à la fois son père et sa mère pour moi le jour de la bataille d’Uhud

    Degré : authentique (sahih)

  23. حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّهُ قَالَ قَالَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ لَقَدْ جَمَعَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ أَبَوَيْهِ كِلَيْهِمَا‏.‏ يُرِيدُ حِينَ قَالَ ‏ "‏ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي ‏"‏‏.‏ وَهُوَ يُقَاتِلُ‏.‏

    Rapporté par Ibn Al Musaiyab : Sa`d bin Abi Waqqas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné à la fois son père et sa mère pour moi le jour de la bataille d’Uhud. » Il voulait dire que le Prophète (ﷺ) lui avait dit pendant qu’il combattait : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »

    Degré : authentique (sahih)

  24. حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا مِسْعَرٌ، عَنْ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شَدَّادٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ مَا سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَجْمَعُ أَبَوَيْهِ لأَحَدٍ غَيْرَ سَعْدٍ‏.‏

    Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) mentionner à la fois son père et sa mère pour quelqu’un d’autre que Sa`d

    Degré : authentique (sahih)

  25. حَدَّثَنَا يَسَرَةُ بْنُ صَفْوَانَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ شَدَّادٍ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم جَمَعَ أَبَوَيْهِ لأَحَدٍ إِلاَّ لِسَعْدِ بْنِ مَالِكٍ، فَإِنِّي سَمِعْتُهُ يَقُولُ يَوْمَ أُحُدٍ ‏ "‏ يَا سَعْدُ ارْمِ، فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي ‏"‏‏.‏

    Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) mentionner son père et sa mère pour quelqu’un d’autre que Sa`d bin Malik. Je l’ai entendu dire le jour d’Uhud : « Ô Sa`d, tire (des flèches) ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »

    Degré : authentique (sahih)

  26. حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ مُعْتَمِرٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ زَعَمَ أَبُو عُثْمَانَ أَنَّهُ لَمْ يَبْقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ تِلْكَ الأَيَّامِ الَّتِي يُقَاتِلُ فِيهِنَّ غَيْرُ طَلْحَةَ وَسَعْدٍ‏.‏ عَنْ حَدِيثِهِمَا‏.‏

    Rapporté par le père de Mu’tamir : `Uthman a dit que le jour de la bataille d’Uhud, il ne restait auprès du Prophète (ﷺ) que Talha et Sa`d

    Degré : authentique (sahih)

  27. حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي الأَسْوَدِ، حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يُوسُفَ، قَالَ سَمِعْتُ السَّائِبَ بْنَ يَزِيدَ، قَالَ صَحِبْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ وَطَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ وَالْمِقْدَادَ وَسَعْدًا رضى الله عنهم فَمَا سَمِعْتُ أَحَدًا مِنْهُمْ يُحَدِّثُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، إِلاَّ أَنِّي سَمِعْتُ طَلْحَةَ يُحَدِّثُ عَنْ يَوْمِ أُحُدٍ

    Rapporté par As-Saib bin Yazid : J’ai été en compagnie de `AbdurRahman bin `Auf, Talha bin 'Ubaidullah, Al-Miqdad et Sa`d, et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Prophète (ﷺ) à part le fait que j’ai entendu Talha raconter à propos du jour d’Uhud (bataille)

    Degré : authentique (sahih)

  28. حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ رَأَيْتُ يَدَ طَلْحَةَ شَلاَّءَ، وَقَى بِهَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ‏.‏

    Rapporté par Qais : J’ai vu la main paralysée de Talha, celle avec laquelle il avait protégé le Prophète (ﷺ) le jour d’Uhud

    Degré : authentique (sahih)

  29. حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ أُحُدٍ انْهَزَمَ النَّاسُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو طَلْحَةَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُجَوِّبٌ عَلَيْهِ بِحَجَفَةٍ لَهُ، وَكَانَ أَبُو طَلْحَةَ رَجُلاً رَامِيًا شَدِيدَ النَّزْعِ، كَسَرَ يَوْمَئِذٍ قَوْسَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا، وَكَانَ الرَّجُلُ يَمُرُّ مَعَهُ بِجَعْبَةٍ مِنَ النَّبْلِ فَيَقُولُ انْثُرْهَا لأَبِي طَلْحَةَ‏.‏ قَالَ وَيُشْرِفُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَنْظُرُ إِلَى الْقَوْمِ، فَيَقُولُ أَبُو طَلْحَةَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي، لاَ تُشْرِفْ يُصِيبُكَ سَهْمٌ مِنْ سِهَامِ الْقَوْمِ، نَحْرِي دُونَ نَحْرِكَ‏.‏ وَلَقَدْ رَأَيْتُ عَائِشَةَ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ وَأُمَّ سُلَيْمٍ، وَإِنَّهُمَا لَمُشَمِّرَتَانِ أَرَى خَدَمَ سُوقِهِمَا تَنْقُزَانِ الْقِرَبَ عَلَى مُتُونِهِمَا، تُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِ الْقَوْمِ ثُمَّ تَرْجِعَانِ فَتَمْلآنِهَا، ثُمَّ تَجِيئَانِ فَتُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِ الْقَوْمِ، وَلَقَدْ وَقَعَ السَّيْفُ مِنْ يَدَىْ أَبِي طَلْحَةَ إِمَّا مَرَّتَيْنِ وَإِمَّا ثَلاَثًا‏.‏

    Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens ont quitté le Prophète (ﷺ) tandis qu'Abu Talha se tenait devant lui pour le protéger avec son bouclier en cuir. Abu Talha était un archer très habile qui tirait avec force. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète lui disait : « Dépose-en le contenu pour Abu Talha. » Le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, alors Abu Talha disait : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que mon cou soit touché plutôt que le tien. » J’ai vu `Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Um Sulaim retrousser leurs vêtements au point que j’apercevais leurs bracelets de cheville, pendant qu’elles portaient des outres d’eau sur leur dos et les versaient dans la bouche des blessés. Elles retournaient remplir les outres et revenaient les vider dans la bouche des blessés. Le sabre d’Abu Talha est tombé de sa main deux ou trois fois ce jour-là

    Degré : authentique (sahih)

  30. حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَمَّا كَانَ يَوْمَ أُحُدٍ هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ، فَصَرَخَ إِبْلِيسُ لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ‏.‏ فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ فَاجْتَلَدَتْ هِيَ وَأُخْرَاهُمْ فَبَصُرَ حُذَيْفَةُ فَإِذَا هُوَ بِأَبِيهِ الْيَمَانِ فَقَالَ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أَبِي أَبِي‏.‏ قَالَ قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا احْتَجَزُوا حَتَّى قَتَلُوهُ فَقَالَ حُذَيْفَةُ يَغْفِرُ اللَّهُ لَكُمْ‏.‏ قَالَ عُرْوَةُ فَوَاللَّهِ مَا زَالَتْ فِي حُذَيْفَةَ بَقِيَّةُ خَيْرٍ حَتَّى لَحِقَ بِاللَّهِ‏.‏ بَصُرْتُ عَلِمْتُ، مِنَ الْبَصِيرَةِ فِي الأَمْرِ، وَأَبْصَرْتُ مِنْ بَصَرِ الْعَيْنِ وَيُقَالُ بَصُرْتُ وَأَبْصَرْتُ وَاحِدٌ‏.‏

    Rapporté par `Aisha : Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été vaincus. Puis Satan, qu’Allah le maudisse, cria fortement : « Ô serviteurs d’Allah, faites attention à ce qui est derrière ! » À ce moment-là, les premières lignes des forces musulmanes se sont retournées et ont commencé à combattre les arrières. Hudhaifa a vu son père Al-Yaman et il a crié : « Ô serviteurs d’Allah, c’est mon père, c’est mon père ! » Mais, par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » (Le sous-narrateur, `Urwa, a dit : « Par Allah, Hudhaifa a continué à demander pardon à Allah pour ceux qui ont tué son père jusqu’à sa mort. »)

    Degré : authentique (sahih)

  31. حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا أَبُو حَمْزَةَ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ مَوْهَبٍ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ حَجَّ الْبَيْتَ فَرَأَى قَوْمًا جُلُوسًا فَقَالَ مَنْ هَؤُلاَءِ الْقُعُودُ قَالُوا هَؤُلاَءِ قُرَيْشٌ‏.‏ قَالَ مَنِ الشَّيْخُ قَالُوا ابْنُ عُمَرَ‏.‏ فَأَتَاهُ فَقَالَ إِنِّي سَائِلُكَ عَنْ شَىْءٍ أَتُحَدِّثُنِي، قَالَ أَنْشُدُكَ بِحُرْمَةِ هَذَا الْبَيْتِ أَتَعْلَمُ أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ فَرَّ يَوْمَ أُحُدٍ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَتَعْلَمُهُ تَغَيَّبَ عَنْ بَدْرٍ فَلَمْ يَشْهَدْهَا قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَتَعْلَمُ أَنَّهُ تَخَلَّفَ عَنْ بَيْعَةِ الرُّضْوَانِ فَلَمْ يَشْهَدْهَا قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَكَبَّرَ‏.‏ قَالَ ابْنُ عُمَرَ تَعَالَ لأُخْبِرَكَ وَلأُبَيِّنَ لَكَ عَمَّا سَأَلْتَنِي عَنْهُ، أَمَّا فِرَارُهُ يَوْمَ أُحُدٍ فَأَشْهَدُ أَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا تَغَيُّبُهُ عَنْ بَدْرٍ فَإِنَّهُ كَانَ تَحْتَهُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَتْ مَرِيضَةً، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ لَكَ أَجْرَ رَجُلٍ مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا وَسَهْمَهُ ‏"‏‏.‏ وَأَمَّا تَغَيُّبُهُ عَنْ بَيْعَةِ الرُّضْوَانِ فَإِنَّهُ لَوْ كَانَ أَحَدٌ أَعَزَّ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ لَبَعَثَهُ مَكَانَهُ، فَبَعَثَ عُثْمَانَ، وَكَانَ بَيْعَةُ الرُّضْوَانِ بَعْدَ مَا ذَهَبَ عُثْمَانُ إِلَى مَكَّةَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ الْيُمْنَى ‏"‏ هَذِهِ يَدُ عُثْمَانَ ‏"‏‏.‏ فَضَرَبَ بِهَا عَلَى يَدِهِ فَقَالَ ‏"‏ هَذِهِ لِعُثْمَانَ ‏"‏‏.‏ اذْهَبْ بِهَذَا الآنَ مَعَكَ‏.‏

    Rapporté par `Uthman bin Mauhab : Un homme est venu accomplir le Hajj à la Maison d’Allah. Voyant des gens assis, il a demandé : « Qui sont ces personnes assises ? » Quelqu’un a répondu : « Ce sont les gens de Quraysh. » Il a demandé : « Qui est ce vieil homme ? » On lui a dit : « Ibn `Umar. » Il est allé vers lui et a dit : « Je veux te poser une question ; accepteras-tu d’y répondre ? Je te le demande par respect pour la sainteté de cette Maison sacrée : sais-tu que `Uthman bin `Affan a fui le jour de Uhud ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il (c’est-à-dire `Uthman) était absent à Badr et n’y a pas participé ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il n’était pas présent lors du pacte d’allégeance de Ridwan (à Hudaibiya) et ne l’a pas vu ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allahu Akbar ! » Ibn `Umar a dit : « Viens, je vais t’expliquer ce que tu as demandé. Quant à la fuite (`Uthman) le jour de Uhud, je témoigne qu’Allah lui a pardonné. Pour son absence à Badr, il était marié à la fille du Messager d’Allah (ﷺ) qui était malade, alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Tu auras la même récompense que celui qui a combattu à Badr, et tu auras aussi la même part du butin.” Quant à son absence lors du pacte de Ridwan, s’il y avait eu quelqu’un de plus respecté par les Mecquois que `Uthman bin `Affan, le Prophète l’aurait envoyé à sa place. Mais le Prophète (ﷺ) l’a envoyé, et le pacte de Ridwan a eu lieu après que `Uthman soit parti à La Mecque. Le Prophète a levé sa main droite en disant : “Ceci est la main de `Uthman,” puis il l’a frappée contre son autre main en disant : “Ceci est pour `Uthman.” » Ibn `Umar a ensuite dit (à l’homme) : « Pars maintenant, après avoir reçu ces explications. »

    Degré : authentique (sahih)

  32. حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرَّجَّالَةِ يَوْمَ أُحُدٍ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ، وَأَقْبَلُوا مُنْهَزِمِينَ، فَذَاكَ إِذْ يَدْعُوهُمُ الرَّسُولُ فِي أُخْرَاهُمْ‏.‏

    Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des archers à cheval le jour de la bataille de Uhud. Ensuite, ils sont revenus vaincus, et c’est ce à quoi fait référence la parole d’Allah : « Et le Messager (Muhammad) était derrière vous, vous appelant… »

    Degré : authentique (sahih)

  33. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، عَنْ أَبِي طَلْحَةَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنْتُ فِيمَنْ تَغَشَّاهُ النُّعَاسُ يَوْمَ أُحُدٍ، حَتَّى سَقَطَ سَيْفِي مِنْ يَدِي مِرَارًا، يَسْقُطُ وَآخُذُهُ، وَيَسْقُطُ فَآخُذُهُ‏.‏

    Rapporté par Abu Talha (ra) : Je faisais partie de ceux qui ont été pris de somnolence au point que mon épée est tombée de ma main à plusieurs reprises. L’épée tombait et je la ramassais, puis elle retombait, et je la ramassais encore

    Degré : authentique (sahih)

  34. حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ عَبْدِ اللَّهِ السُّلَمِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي سَالِمٌ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرُّكُوعِ مِنَ الرَّكْعَةِ الآخِرَةِ مِنَ الْفَجْرِ يَقُولُ ‏"‏ اللَّهُمَّ الْعَنْ فُلاَنًا وَفُلاَنًا وَفُلاَنًا ‏"‏‏.‏ بَعْدَ مَا يَقُولُ ‏"‏ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ ‏"‏‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏ فَإِنَّهُمْ ظَالِمُونَ‏}‏

    Rapporté par le père de Salim : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison lors de la première rak`a de la prière du matin, dire : « Ô Allah ! Maudis untel et untel », après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue. Notre Seigneur, à Toi toutes les louanges ! » Alors Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad !) ... (jusqu’à la fin du verset) ils sont vraiment injustes. »

    Degré : authentique (sahih)

  35. وَعَنْ حَنْظَلَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ، سَمِعْتُ سَالِمَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْعُو عَلَى صَفْوَانَ بْنِ أُمَيَّةَ وَسُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو وَالْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ فَنَزَلَتْ ‏{‏لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏فَإِنَّهُمْ ظَالِمُونَ‏}‏‏.‏

    Rapporté par Salim bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait contre Safwan bin Umaiya, Suhail bin `Amr et Al-Harith bin Hisham. Alors le verset a été révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad !) ... (jusqu’à la fin du verset) car ils sont vraiment injustes. »

    Degré : authentique (sahih)

  36. حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، وَقَالَ ثَعْلَبَةُ بْنُ أَبِي مَالِكٍ إِنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَسَمَ مُرُوطًا بَيْنَ نِسَاءٍ مِنْ نِسَاءِ أَهْلِ الْمَدِينَةِ، فَبَقِيَ مِنْهَا مِرْطٌ جَيِّدٌ، فَقَالَ لَهُ بَعْضُ مَنْ عِنْدَهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ أَعْطِ هَذَا بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الَّتِي عِنْدَكَ‏.‏ يُرِيدُونَ أُمَّ كُلْثُومٍ بِنْتَ عَلِيٍّ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ أُمُّ سَلِيطٍ أَحَقُّ بِهِ‏.‏ وَأُمُّ سَلِيطٍ مِنْ نِسَاءِ الأَنْصَارِ مِمَّنْ بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، قَالَ عُمَرُ فَإِنَّهَا كَانَتْ تُزْفِرُ لَنَا الْقِرَبَ يَوْمَ أُحُدٍ‏.‏

    Rapporté par Tha`laba bin Abi Malik : `Umar bin Al-Khattab a distribué des vêtements en laine à certaines femmes de Médine, et il restait un beau vêtement en laine. Certains de ceux qui étaient assis avec lui ont dit : « Ô chef des croyants ! Donne-le à la fille du Messager d’Allah (ﷺ) qui est avec toi », en parlant d’Um Kulthum, la fille de `Ali. `Umar a dit : « Um Salit y a plus droit qu’elle. » Um Salit faisait partie des femmes ansar qui avaient prêté allégeance au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a ajouté : « Elle (c’est-à-dire Um Salit) portait des outres d’eau pleines pour nous le jour de la bataille de Uhud. »

    Degré : authentique (sahih)

  37. حَدَّثَنِي أَبُو جَعْفَرٍ، مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا حُجَيْنُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ عَمْرِو بْنِ أُمَيَّةَ الضَّمْرِيِّ، قَالَ خَرَجْتُ مَعَ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَدِيِّ بْنِ الْخِيَارِ، فَلَمَّا قَدِمْنَا حِمْصَ قَالَ لِي عُبَيْدُ اللَّهِ هَلْ لَكَ فِي وَحْشِيٍّ نَسْأَلُهُ عَنْ قَتْلِ حَمْزَةَ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ وَكَانَ وَحْشِيٌّ يَسْكُنُ حِمْصَ فَسَأَلْنَا عَنْهُ فَقِيلَ لَنَا هُوَ ذَاكَ فِي ظِلِّ قَصْرِهِ، كَأَنَّهُ حَمِيتٌ‏.‏ قَالَ فَجِئْنَا حَتَّى وَقَفْنَا عَلَيْهِ بِيَسِيرٍ، فَسَلَّمْنَا، فَرَدَّ السَّلاَمَ، قَالَ وَعُبَيْدُ اللَّهِ مُعْتَجِرٌ بِعِمَامَتِهِ، مَا يَرَى وَحْشِيٌّ إِلاَّ عَيْنَيْهِ وَرِجْلَيْهِ، فَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ يَا وَحْشِيُّ أَتَعْرِفُنِي قَالَ فَنَظَرَ إِلَيْهِ ثُمَّ قَالَ لاَ وَاللَّهِ إِلاَّ أَنِّي أَعْلَمُ أَنَّ عَدِيَّ بْنَ الْخِيَارِ تَزَوَّجَ امْرَأَةً يُقَالُ لَهَا أُمُّ قِتَالٍ بِنْتُ أَبِي الْعِيصِ، فَوَلَدَتْ لَهُ غُلاَمًا بِمَكَّةَ، فَكُنْتُ أَسْتَرْضِعُ لَهُ، فَحَمَلْتُ ذَلِكَ الْغُلاَمَ مَعَ أُمِّهِ، فَنَاوَلْتُهَا إِيَّاهُ، فَلَكَأَنِّي نَظَرْتُ إِلَى قَدَمَيْكَ‏.‏ قَالَ فَكَشَفَ عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ وَجْهِهِ ثُمَّ قَالَ أَلاَ تُخْبِرُنَا بِقَتْلِ حَمْزَةَ قَالَ نَعَمْ، إِنَّ حَمْزَةَ قَتَلَ طُعَيْمَةَ بْنَ عَدِيِّ بْنِ الْخِيَارِ بِبَدْرٍ، فَقَالَ لِي مَوْلاَىَ جُبَيْرُ بْنُ مُطْعِمٍ إِنْ قَتَلْتَ حَمْزَةَ بِعَمِّي فَأَنْتَ حُرٌّ، قَالَ فَلَمَّا أَنْ خَرَجَ النَّاسُ عَامَ عَيْنَيْنِ ـ وَعَيْنَيْنِ جَبَلٌ بِحِيَالِ أُحُدٍ، بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ وَادٍ ـ خَرَجْتُ مَعَ النَّاسِ إِلَى الْقِتَالِ، فَلَمَّا اصْطَفُّوا لِلْقِتَالِ خَرَجَ سِبَاعٌ فَقَالَ هَلْ مِنْ مُبَارِزٍ قَالَ فَخَرَجَ إِلَيْهِ حَمْزَةُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ فَقَالَ يَا سِبَاعُ يَا ابْنَ أُمِّ أَنْمَارٍ مُقَطِّعَةِ الْبُظُورِ، أَتُحَادُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم قَالَ ثُمَّ شَدَّ عَلَيْهِ فَكَانَ كَأَمْسِ الذَّاهِبِ ـ قَالَ ـ وَكَمَنْتُ لِحَمْزَةَ تَحْتَ صَخْرَةٍ فَلَمَّا دَنَا مِنِّي رَمَيْتُهُ بِحَرْبَتِي، فَأَضَعُهَا فِي ثُنَّتِهِ حَتَّى خَرَجَتْ مِنْ بَيْنِ وَرِكَيْهِ ـ قَالَ ـ فَكَانَ ذَاكَ الْعَهْدَ بِهِ، فَلَمَّا رَجَعَ النَّاسُ رَجَعْتُ مَعَهُمْ فَأَقَمْتُ بِمَكَّةَ، حَتَّى فَشَا فِيهَا الإِسْلاَمُ، ثُمَّ خَرَجْتُ إِلَى الطَّائِفِ، فَأَرْسَلُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَسُولاً، فَقِيلَ لِي إِنَّهُ لاَ يَهِيجُ الرُّسُلَ ـ قَالَ ـ فَخَرَجْتُ مَعَهُمْ حَتَّى قَدِمْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَآنِي قَالَ ‏"‏ آنْتَ وَحْشِيٌّ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنْتَ قَتَلْتَ حَمْزَةَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ قَدْ كَانَ مِنَ الأَمْرِ مَا بَلَغَكَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُغَيِّبَ وَجْهَكَ عَنِّي ‏"‏‏.‏ قَالَ فَخَرَجْتُ، فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ قُلْتُ لأَخْرُجَنَّ إِلَى مُسَيْلِمَةَ لَعَلِّي أَقْتُلُهُ فَأُكَافِئَ بِهِ حَمْزَةَ ـ قَالَ ـ فَخَرَجْتُ مَعَ النَّاسِ، فَكَانَ مِنْ أَمْرِهِ مَا كَانَ ـ قَالَ ـ فَإِذَا رَجُلٌ قَائِمٌ فِي ثَلْمَةِ جِدَارٍ، كَأَنَّهُ جَمَلٌ أَوْرَقُ ثَائِرُ الرَّأْسِ ـ قَالَ ـ فَرَمَيْتُهُ بِحَرْبَتِي، فَأَضَعُهَا بَيْنَ ثَدْيَيْهِ حَتَّى خَرَجَتْ مِنْ بَيْنِ كَتِفَيْهِ ـ قَالَ ـ وَوَثَبَ إِلَيْهِ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ، فَضَرَبَهُ بِالسَّيْفِ عَلَى هَامَتِهِ‏.‏ قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْفَضْلِ فَأَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَقُولُ فَقَالَتْ جَارِيَةٌ عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ وَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، قَتَلَهُ الْعَبْدُ الأَسْوَدُ‏.‏

    Rapporté par Jafar bin `Amr bin Umaiya : Je suis parti avec ‘Ubaidullah bin `Adi Al-Khaiyar. Quand nous sommes arrivés à Hims (une ville en Syrie), ‘Ubaidullah m’a dit : « Veux-tu voir Wahshi pour qu’on lui demande comment Hamza a été tué ? » J’ai répondu : « Oui. » Wahshi vivait à Hims. Nous avons demandé après lui et quelqu’un nous a dit : « Il est là, à l’ombre de son palais, on dirait une outre pleine d’eau. » Nous sommes donc allés vers lui et, à une courte distance, nous l’avons salué et il nous a rendu le salut. ‘Ubaidullah portait son turban et Wahshi ne voyait que ses yeux et ses pieds. ‘Ubaidullah a dit : « Ô Wahshi ! Me reconnais-tu ? » Wahshi l’a regardé puis a dit : « Non, par Allah ! Mais je sais qu’`Adi bin Al-Khiyar a épousé une femme appelée Um Qital, la fille d’Abu Al-Is, et elle a eu un garçon à La Mecque, et j’ai cherché une nourrice pour cet enfant. (Une fois) j’ai porté cet enfant avec sa mère puis je l’ai confié à la nourrice, et tes pieds ressemblent à ceux de cet enfant. » Ensuite ‘Ubaidullah a découvert son visage et a dit (à Wahshi) : « Peux-tu nous raconter comment Hamza a été tué ? » Wahshi a répondu : « Oui. Hamza a tué Tuaima bin `Adi bin Al-Khaiyar à Badr, alors mon maître, Jubair bin Mut`im, m’a dit : “Si tu tues Hamza pour venger mon oncle, tu seras libre.” Quand les gens sont partis pour la bataille de Uhud, l’année de ‘Ainain... ‘Ainain est une montagne près d’Uhud, et il y a une vallée entre elles... Je suis parti avec les gens pour la bataille. Quand l’armée s’est rangée, Siba’ est sorti et a dit : ‘Y a-t-il quelqu’un (parmi les musulmans) pour relever mon défi ?’ Hamza bin `Abdul Muttalib est sorti et a dit : ‘Ô Siba’, ô fils d’Um Anmar, celle qui excise les femmes ! Ose-tu défier Allah et Son Messager ?’ Puis Hamza l’a attaqué et tué, le faisant disparaître comme le jour d’hier. Je me suis caché derrière un rocher, et quand il (Hamza) s’est approché de moi, j’ai lancé ma lance sur lui, la plantant dans son ventre jusqu’à ce qu’elle ressorte par ses fesses, et il est mort. Quand tout le monde est rentré à La Mecque, je suis rentré aussi. Je suis resté (à La Mecque) jusqu’à ce que l’islam s’y répande. Ensuite, je suis parti pour Taif, et quand les gens de Taif ont envoyé leurs messagers au Messager d’Allah (ﷺ), on m’a dit que le Prophète (ﷺ) ne faisait pas de mal aux messagers ; alors je suis parti avec eux jusqu’à ce que j’arrive devant le Messager d’Allah (ﷺ). Quand il m’a vu, il a dit : “Es-tu Wahshi ?” J’ai dit : “Oui.” Il a dit : “C’est toi qui as tué Hamza ?” J’ai répondu : “Ce qui s’est passé est ce qu’on t’a rapporté.” Il a dit : “Peux-tu éviter de te montrer à moi ?” Alors je suis parti. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est mort et que Musailamah Al-Kadhdhab est apparu (prétendant être prophète), j’ai dit : “Je vais aller combattre Musailamah pour tuer celui qui a tué Hamza, et ainsi réparer mon acte.” Je suis donc parti avec les gens (pour combattre Musailamah et ses partisans) et il y a eu des événements célèbres lors de cette bataille. Soudain, j’ai vu un homme (Musailamah) debout près d’une brèche dans un mur. Il ressemblait à un chameau gris, avec des cheveux en désordre. J’ai lancé ma lance sur lui, la plantant dans sa poitrine entre ses seins jusqu’à ce qu’elle ressorte par ses épaules, puis un homme des Ansar l’a frappé à la tête avec son épée. `Abdullah bin `Umar a dit : ‘Une esclave sur le toit d’une maison a dit : Hélas ! Le chef des croyants (c’est-à-dire Musailamah) a été tué par un esclave noir.’

    Degré : authentique (sahih)

  38. حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ فَعَلُوا بِنَبِيِّهِ ـ يُشِيرُ إِلَى رَبَاعِيَتِهِ ـ اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى رَجُلٍ يَقْتُلُهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَبِيلِ اللَّهِ ‏"‏‏.‏

    Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ), en montrant sa dent cassée, a dit : « La colère d’Allah s’est intensifiée contre les gens qui ont fait du mal à Son Prophète. La colère d’Allah s’est intensifiée contre celui qui est tué par l’Envoyé d’Allah dans la voie d’Allah. »

    Degré : authentique (sahih)

  39. حَدَّثَنِي مَخْلَدُ بْنُ مَالِكٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ الأُمَوِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى مَنْ قَتَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي سَبِيلِ اللَّهِ، اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ دَمَّوْا وَجْهَ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

    Rapporté par Ibn `Abbas : La colère d’Allah s’est intensifiée contre celui que le Prophète (ﷺ) a tué dans la voie d’Allah. La colère d’Allah s’est intensifiée contre les gens qui ont fait saigner le visage du Prophète d’Allah

    Degré : authentique (sahih)

  40. حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، وَهْوَ يُسْأَلُ عَنْ جُرْحِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَمَا وَاللَّهِ إِنِّي لأَعْرِفُ مَنْ كَانَ يَغْسِلُ جُرْحَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ كَانَ يَسْكُبُ الْمَاءَ وَبِمَا دُووِيَ ـ قَالَ كَانَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَغْسِلُهُ وَعَلِيٌّ يَسْكُبُ الْمَاءَ بِالْمِجَنِّ، فَلَمَّا رَأَتْ فَاطِمَةُ أَنَّ الْمَاءَ لاَ يَزِيدُ الدَّمَ إِلاَّ كَثْرَةً أَخَذَتْ قِطْعَةً مِنْ حَصِيرٍ، فَأَحْرَقَتْهَا وَأَلْصَقَتْهَا فَاسْتَمْسَكَ الدَّمُ، وَكُسِرَتْ رَبَاعِيَتُهُ يَوْمَئِذٍ، وَجُرِحَ وَجْهُهُ، وَكُسِرَتِ الْبَيْضَةُ عَلَى رَأْسِهِ‏.‏

    Rapporté par Abu Hazim : Il a entendu Sahl bin Sa`d à qui on demandait à propos des blessures du Messager d’Allah (ﷺ), et il a dit : « Par Allah, je sais qui a lavé les blessures du Messager d’Allah (ﷺ), qui a versé l’eau pour les laver, et avec quoi il a été soigné. » Sahl a ajouté : « Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), lavait les blessures, et `Ali bin Abi Talib versait de l’eau à partir d’un bouclier. Quand Fatima a vu que l’eau augmentait le saignement, elle a pris un morceau de natte, l’a brûlé, puis a mis ses cendres dans la blessure pour coaguler le sang. Ce jour-là, sa dent a été cassée, son visage blessé, et son casque brisé sur sa tête. »

    Degré : authentique (sahih)

fawazahmed0/hadith-api (sunnah)

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