Le quint
63 hadiths dans ce livre de Sahih al-Boukhari. Tous les hadiths de ce recueil sont authentiques (sahih) selon son auteur.
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، قَالَ وَحَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ عَاصِمٍ الْكُلَيْبِيُّ ـ وَأَنَا لِحَدِيثِ الْقَاسِمِ، أَحْفَظُ ـ عَنْ زَهْدَمٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ أَبِي مُوسَى، فَأُتِيَ ذَكَرَ دَجَاجَةً وَعِنْدَهُ رَجُلٌ مِنْ بَنِي تَيْمِ اللَّهِ أَحْمَرُ كَأَنَّهُ مِنَ الْمَوَالِي، فَدَعَاهُ لِلطَّعَامِ فَقَالَ إِنِّي رَأَيْتُهُ يَأْكُلُ شَيْئًا، فَقَذِرْتُهُ، فَحَلَفْتُ لاَ آكُلُ. فَقَالَ هَلُمَّ فَلأُحَدِّثْكُمْ عَنْ ذَاكَ، إِنِّي أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي نَفَرٍ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ نَسْتَحْمِلُهُ فَقَالَ " وَاللَّهِ لاَ أَحْمِلُكُمْ، وَمَا عِنْدِي مَا أَحْمِلُكُمْ ". وَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِنَهْبِ إِبِلٍ، فَسَأَلَ عَنَّا فَقَالَ " أَيْنَ النَّفَرُ الأَشْعَرِيُّونَ ". فَأَمَرَ لَنَا بِخَمْسِ ذَوْدٍ غُرِّ الذُّرَى، فَلَمَّا انْطَلَقْنَا قُلْنَا مَا صَنَعْنَا لاَ يُبَارَكُ لَنَا، فَرَجَعْنَا إِلَيْهِ فَقُلْنَا إِنَّا سَأَلْنَاكَ أَنْ تَحْمِلَنَا، فَحَلَفْتَ أَنْ لاَ تَحْمِلَنَا أَفَنَسِيتَ قَالَ " لَسْتُ أَنَا حَمَلْتُكُمْ، وَلَكِنَّ اللَّهَ حَمَلَكُمْ، وَإِنِّي وَاللَّهِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَأَرَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا إِلاَّ أَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ وَتَحَلَّلْتُهَا ".
Rapporté par Zahdam : Un jour, nous étions dans la maison d’Abu Musa qui nous a servi un plat contenant du poulet cuit. Un homme de la tribu de Bani Taim Allah, à la peau rougeâtre comme s’il venait des prisonniers de guerre byzantins, était présent. Abu Musa l’a invité à manger, mais il a refusé en disant : « J’ai vu des poules manger des choses sales, alors j’ai développé une forte aversion et j’ai juré de ne pas en manger. » Abu Musa a dit : « Viens, je vais t’expliquer comment annuler un serment. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) avec un groupe d’Al-Ashariyin et nous lui avons demandé de quoi nous déplacer. Il a dit : ‘Par Allah, je ne peux rien vous donner pour vous transporter, je n’ai rien pour cela.’ Ensuite, des chameaux pris comme butin ont été amenés au Messager d’Allah (ﷺ) et il a demandé : ‘Où est le groupe des Al-Ashariyun ?’ Puis il a ordonné qu’on nous donne cinq chameaux à bosse blanche. Quand nous sommes partis, nous avons dit : ‘Qu’avons-nous fait ? Nous ne serons jamais bénis avec ce qu’on nous a donné.’ Nous sommes donc retournés voir le Prophète (ﷺ) et avons dit : ‘Tu as juré de ne rien nous donner, mais tu nous as donné des chameaux. As-tu oublié ton serment ?’ Il a répondu : ‘Ce n’est pas moi qui vous ai donné un moyen de transport, c’est Allah qui vous l’a accordé. Par Allah, si jamais je fais un serment et que je vois ensuite qu’il est préférable de faire autrement, je ferai ce qui est mieux et j’expierai mon serment.’
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ سَرِيَّةً فِيهَا عَبْدُ اللَّهِ قِبَلَ نَجْدٍ، فَغَنِمُوا إِبِلاً كَثِيرًا، فَكَانَتْ سِهَامُهُمُ اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا أَوْ أَحَدَ عَشَرَ بَعِيرًا، وَنُفِّلُوا بَعِيرًا بَعِيرًا.
Rapporté par Nafi‘ d’après Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une expédition vers Najd, et ‘Abdullah bin ‘Umar en faisait partie. Ils ont obtenu un grand nombre de chameaux comme butin. La part de chacun était de douze ou onze chameaux, et ils ont reçu un chameau supplémentaire chacun
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُنَفِّلُ بَعْضَ مَنْ يَبْعَثُ مِنَ السَّرَايَا لأَنْفُسِهِمْ خَاصَّةً سِوَى قِسْمِ عَامَّةِ الْجَيْشِ.
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de donner une part supplémentaire à certains membres des expéditions qu’il envoyait, en plus de la part qu’ils recevaient avec l’armée en général
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَنَا مَخْرَجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ بِالْيَمَنِ فَخَرَجْنَا مُهَاجِرِينَ إِلَيْهِ، أَنَا وَأَخَوَانِ لِي، أَنَا أَصْغَرُهُمْ، أَحَدُهُمَا أَبُو بُرْدَةَ وَالآخَرُ أَبُو رُهْمٍ، إِمَّا قَالَ فِي بِضْعٍ، وَإِمَّا قَالَ فِي ثَلاَثَةٍ وَخَمْسِينَ أَوِ اثْنَيْنِ وَخَمْسِينَ رَجُلاً مِنْ قَوْمِي فَرَكِبْنَا سَفِينَةً، فَأَلْقَتْنَا سَفِينَتُنَا إِلَى النَّجَاشِيِّ بِالْحَبَشَةِ، وَوَافَقْنَا جَعْفَرَ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأَصْحَابَهُ عِنْدَهُ فَقَالَ جَعْفَرٌ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَنَا هَا هُنَا، وَأَمَرَنَا بِالإِقَامَةِ فَأَقِيمُوا مَعَنَا. فَأَقَمْنَا مَعَهُ، حَتَّى قَدِمْنَا جَمِيعًا، فَوَافَقْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حِينَ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، فَأَسْهَمَ لَنَا. أَوْ قَالَ فَأَعْطَانَا مِنْهَا. وَمَا قَسَمَ لأَحَدٍ غَابَ عَنْ فَتْحِ خَيْبَرَ مِنْهَا شَيْئًا، إِلاَّ لِمَنْ شَهِدَ مَعَهُ، إِلاَّ أَصْحَابَ سَفِينَتِنَا مَعَ جَعْفَرٍ وَأَصْحَابِهِ، قَسَمَ لَهُمْ مَعَهُمْ.
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la migration du Prophète (ﷺ) alors que nous étions au Yémen, alors nous sommes partis pour le rejoindre. Nous étions moi et mes deux frères, j’étais le plus jeune, l’un de mes frères était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm. Nous étions plus de cinquante (ou cinquante-trois ou cinquante-deux) hommes de notre peuple. Nous avons embarqué sur un navire qui nous a emmenés chez An-Najashi en Éthiopie, où nous avons trouvé Ja‘far bin Abu Talib et ses compagnons auprès d’An-Najashi. Ja‘far nous a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés ici et nous a ordonné d’y rester, alors restez avec nous. » Nous sommes restés avec lui jusqu’à ce que nous quittions tous l’Éthiopie et rencontrions le Prophète (ﷺ) au moment où il avait conquis Khaybar. Il nous a donné une part du butin (ou nous a donné une part de ses biens). Il n’a donné de part qu’à ceux qui avaient participé à la bataille avec lui, sauf aux gens de notre navire, en plus de Ja‘far et ses compagnons, à qui il a donné une part comme à nous
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُنْكَدِرِ، سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ قَدْ جَاءَنِي مَالُ الْبَحْرَيْنِ لَقَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَلَمْ يَجِئْ حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا جَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ أَمَرَ أَبُو بَكْرٍ مُنَادِيًا فَنَادَى مَنْ كَانَ لَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَيْنٌ أَوْ عِدَةٌ فَلْيَأْتِنَا. فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِي كَذَا وَكَذَا. فَحَثَا لِي ثَلاَثًا ـ وَجَعَلَ سُفْيَانُ يَحْثُو بِكَفَّيْهِ جَمِيعًا، ثُمَّ قَالَ لَنَا هَكَذَا قَالَ لَنَا ابْنُ الْمُنْكَدِرِ ـ وَقَالَ مَرَّةً فَأَتَيْتُ أَبَا بَكْرٍ فَسَأَلْتُ فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ الثَّالِثَةَ فَقُلْتُ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، فَإِمَّا أَنْ تُعْطِيَنِي، وَإِمَّا أَنْ تَبْخَلَ عَنِّي. قَالَ قُلْتَ تَبْخَلُ عَلَىَّ مَا مَنَعْتُكَ مِنْ مَرَّةٍ إِلاَّ وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ أُعْطِيَكَ. قَالَ سُفْيَانُ وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ جَابِرٍ فَحَثَا لِي حَثْيَةً وَقَالَ عُدَّهَا. فَوَجَدْتُهَا خَمْسَمِائَةٍ قَالَ فَخُذْ مِثْلَهَا مَرَّتَيْنِ. وَقَالَ يَعْنِي ابْنَ الْمُنْكَدِرِ وَأَىُّ دَاءٍ أَدْوَأُ مِنَ الْبُخْلِ
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si les biens de Bahreïn étaient venus à nous, je t’aurais donné beaucoup. » Mais les biens de Bahreïn ne sont arrivés qu’après la mort du Prophète (ﷺ). Quand ils sont arrivés, Abu Bakr a ordonné d’annoncer : « Toute personne ayant une créance sur le Messager d’Allah (ﷺ) ou à qui il avait promis quelque chose, qu’elle vienne nous voir. » Je suis donc allé le voir et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’avait promis de me donner beaucoup. » Abu Bakr a alors pris de l’argent à deux mains trois fois pour moi. (Le sous-narrateur Sufyan a illustré ce geste en ramassant avec ses deux mains et a dit que Ibn Munkadir, un autre sous-narrateur, le montrait ainsi.) Rapporté aussi par Jabir : Une fois, je suis allé voir Abu Bakr pour demander l’argent, mais il ne m’a rien donné. J’y suis retourné une deuxième fois, il ne m’a rien donné, puis une troisième fois et j’ai dit : « Je t’ai demandé mais tu ne m’as rien donné ; puis je t’ai redemandé et tu ne m’as rien donné ; puis une troisième fois et tu ne m’as toujours rien donné. Tu dois soit me donner, soit accepter d’être vu comme avare envers moi. » Abu Bakr a dit : « Tu me traites d’avare envers toi, mais à chaque fois que je refusais ta demande, j’avais envie de te donner. » (Dans une autre version, Jabir ajoute :) Alors Abu Bakr a pris de l’argent à deux mains pour moi et m’a dit de compter. J’ai trouvé cinq cents. Abu Bakr m’a dit de prendre le double
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْسِمُ غَنِيمَةً بِالْجِعْرَانَةِ إِذْ قَالَ لَهُ رَجُلٌ اعْدِلْ. فَقَالَ لَهُ " شَقِيتَ إِنْ لَمْ أَعْدِلْ ".
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) distribuait le butin à Al-Ja‘rana, quelqu’un lui a dit : « Sois juste dans ta distribution. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Vraiment, je serais malheureux si je n’agissais pas avec justice. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ فِي أُسَارَى بَدْرٍ " لَوْ كَانَ الْمُطْعِمُ بْنُ عَدِيٍّ حَيًّا، ثُمَّ كَلَّمَنِي فِي هَؤُلاَءِ النَّتْنَى، لَتَرَكْتُهُمْ لَهُ ".
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Le Prophète (ﷺ) a parlé des prisonniers de guerre de Badr en disant : « Si Al-Mut‘im bin Adi avait été vivant et avait intercédé auprès de moi pour ces gens, je les aurais libérés pour lui. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، قَالَ مَشَيْتُ أَنَا وَعُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ، إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطَيْتَ بَنِي الْمُطَّلِبِ وَتَرَكْتَنَا، وَنَحْنُ وَهُمْ مِنْكَ بِمَنْزِلَةٍ وَاحِدَةٍ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا بَنُو الْمُطَّلِبِ وَبَنُو هَاشِمٍ شَىْءٌ وَاحِدٌ ". قَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ وَزَادَ قَالَ جُبَيْرٌ وَلَمْ يَقْسِمِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِبَنِي عَبْدِ شَمْسٍ وَلاَ لِبَنِي نَوْفَلٍ. وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ عَبْدُ شَمْسٍ وَهَاشِمٌ وَالْمُطَّلِبُ إِخْوَةٌ لأُمٍّ، وَأُمُّهُمْ عَاتِكَةُ بِنْتُ مُرَّةَ، وَكَانَ نَوْفَلٌ أَخَاهُمْ لأَبِيهِمْ.
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Moi et ‘Uthman bin ‘Affan sommes allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as donné aux Bani Al-Muttalib et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi qu’eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Bani Muttalib et Bani Hashim ne font qu’un. » Le Prophète (ﷺ) n’a pas donné de part à Bani ‘Abd Shams ni à Bani Naufal. (Ibn Is-haq a dit : « ‘Abd Shams, Hashim et Al-Muttalib étaient frères du même père et de la même mère, leur mère était ‘Atika bint Murra, et Naufal était leur frère du même père. »)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ الْمَاجِشُونِ، عَنْ صَالِحِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ بَيْنَا أَنَا وَاقِفٌ، فِي الصَّفِّ يَوْمَ بَدْرٍ فَنَظَرْتُ عَنْ يَمِينِي، وَشِمَالِي، فَإِذَا أَنَا بِغُلاَمَيْنِ، مِنَ الأَنْصَارِ حَدِيثَةٍ أَسْنَانُهُمَا، تَمَنَّيْتُ أَنْ أَكُونَ بَيْنَ أَضْلَعَ مِنْهُمَا، فَغَمَزَنِي أَحَدُهُمَا فَقَالَ يَا عَمِّ، هَلْ تَعْرِفُ أَبَا جَهْلٍ قُلْتُ نَعَمْ، مَا حَاجَتُكَ إِلَيْهِ يَا ابْنَ أَخِي قَالَ أُخْبِرْتُ أَنَّهُ يَسُبُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَئِنْ رَأَيْتُهُ لاَ يُفَارِقُ سَوَادِي سَوَادَهُ حَتَّى يَمُوتَ الأَعْجَلُ مِنَّا. فَتَعَجَّبْتُ لِذَلِكَ، فَغَمَزَنِي الآخَرُ فَقَالَ لِي مِثْلَهَا، فَلَمْ أَنْشَبْ أَنْ نَظَرْتُ إِلَى أَبِي جَهْلٍ يَجُولُ فِي النَّاسِ، قُلْتُ أَلاَ إِنَّ هَذَا صَاحِبُكُمَا الَّذِي سَأَلْتُمَانِي. فَابْتَدَرَاهُ بِسَيْفَيْهِمَا فَضَرَبَاهُ حَتَّى قَتَلاَهُ، ثُمَّ انْصَرَفَا إِلَى رَسُولِ اللَّهُ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَاهُ فَقَالَ " أَيُّكُمَا قَتَلَهُ ". قَالَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا أَنَا قَتَلْتُهُ. فَقَالَ " هَلْ مَسَحْتُمَا سَيْفَيْكُمَا ". قَالاَ لاَ. فَنَظَرَ فِي السَّيْفَيْنِ فَقَالَ " كِلاَكُمَا قَتَلَهُ ". سَلَبُهُ لِمُعَاذِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْجَمُوحِ. وَكَانَا مُعَاذَ ابْنَ عَفْرَاءَ وَمُعَاذَ بْنَ عَمْرِو بْنِ الْجَمُوحِ. قَالَ مُحَمَّدٌ سَمِعَ يُوسُفُ صَالِحًا وَإِبْرَاهِيمَ أَبَاهُ (عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ)
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf : Alors que j’étais dans les rangs le jour de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche et j’ai vu deux jeunes garçons Ansar, et j’aurais préféré être entouré de personnes plus fortes. L’un d’eux m’a appelé en disant : « Ô oncle ! Connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui, pourquoi demandes-tu, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah (ﷺ). Par Celui qui détient ma vie, si je le vois, mon corps ne quittera pas le sien avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné par ses paroles. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl marcher parmi les gens. J’ai dit aux garçons : « Regardez, c’est l’homme dont vous parliez. » Ils l’ont alors attaqué tous les deux avec leurs épées et l’ont tué, puis sont allés informer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Qui parmi vous l’a tué ? » Chacun d’eux a dit : « C’est moi qui l’ai tué. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Avez-vous nettoyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a alors regardé leurs épées et a dit : « Sans aucun doute, vous l’avez tué tous les deux, et le butin du défunt sera donné à Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh. » Les deux garçons étaient Mu‘adh bin ‘Afra et Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ حُنَيْنٍ، فَلَمَّا الْتَقَيْنَا كَانَتْ لِلْمُسْلِمِينَ جَوْلَةٌ، فَرَأَيْتُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ عَلاَ رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَاسْتَدَرْتُ حَتَّى أَتَيْتُهُ مِنْ وَرَائِهِ حَتَّى ضَرَبْتُهُ بِالسَّيْفِ عَلَى حَبْلِ عَاتِقِهِ، فَأَقْبَلَ عَلَىَّ فَضَمَّنِي ضَمَّةً وَجَدْتُ مِنْهَا رِيحَ الْمَوْتِ، ثُمَّ أَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَأَرْسَلَنِي، فَلَحِقْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ فَقُلْتُ مَا بَالُ النَّاسِ قَالَ أَمْرُ اللَّهِ، ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ رَجَعُوا، وَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ قَتَلَ قَتِيلاً لَهُ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَلَهُ سَلَبُهُ ". فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ ثُمَّ قَالَ " مَنْ قَتَلَ قَتِيلاً لَهُ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَلَهُ سَلَبُهُ " فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ، ثُمَّ قَالَ الثَّالِثَةَ مِثْلَهُ فَقَالَ رَجُلٌ صَدَقَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَسَلَبُهُ عِنْدِي فَأَرْضِهِ عَنِّي. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه لاَهَا اللَّهِ إِذًا يَعْمِدُ إِلَى أَسَدٍ مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِيكَ سَلَبَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ ". فَأَعْطَاهُ فَبِعْتُ الدِّرْعَ، فَابْتَعْتُ بِهِ مَخْرِفًا فِي بَنِي سَلِمَةَ، فَإِنَّهُ لأَوَّلُ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ.
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille de Hunayn. Quand nous avons affronté l’ennemi, les musulmans ont reculé et j’ai vu un païen se jeter sur un musulman. Je me suis retourné, je l’ai pris par derrière et je l’ai frappé à l’épaule avec mon épée. Il s’est alors tourné vers moi et m’a saisi si violemment que j’ai cru mourir, mais la mort l’a emporté et il m’a lâché. J’ai suivi ‘Umar bin Al-Khattab et lui ai demandé : « Pourquoi les gens fuient-ils ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après le retour des gens, le Prophète (ﷺ) s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver aura son butin. » Je me suis levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver aura son butin. » Je me suis encore levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » puis je me suis rassis. Puis le Prophète (ﷺ) l’a dit une troisième fois. Je me suis encore levé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu Qatada ! Quelle est ton histoire ? » J’ai alors tout raconté. Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il dit la vérité, et le butin de l’homme tué est avec moi. S’il te plaît, compense-le à ma place. » Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Non, par Allah, il (le Messager d’Allah (ﷺ)) n’acceptera pas de te donner le butin gagné par un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit vrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donc donné le butin. J’ai vendu cette armure (le butin) et, avec l’argent, j’ai acheté un jardin chez les Bani Salima, et ce fut mon premier bien acquis après ma conversion à l’islam
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي، ثُمَّ قَالَ لِي " يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ". قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا. فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ، فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَأَبَى أَنْ يَقْبَلَ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ، فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ. فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il me l’a donné. Je lui ai demandé encore, il m’a donné, puis il m’a dit : ‘Ô Hakim ! Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité est béni, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi jusqu’à quitter ce monde.’ Ainsi, quand Abu Bakr, pendant son califat, a appelé Hakim pour lui donner de l’argent, Hakim a refusé. Une fois, ‘Umar l’a aussi appelé pour lui donner quelque chose, mais Hakim a refusé, alors ‘Umar a dit : ‘Ô musulmans ! Je lui donne (à Hakim) ce qu’Allah lui a attribué de ce butin, mais il refuse de le prendre.’ Hakim n’a donc plus rien accepté de personne après le Prophète (ﷺ) jusqu’à sa mort. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهُ كَانَ عَلَىَّ اعْتِكَافُ يَوْمٍ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَأَمَرَهُ أَنْ يَفِيَ بِهِ. قَالَ وَأَصَابَ عُمَرُ جَارِيَتَيْنِ مِنْ سَبْىِ حُنَيْنٍ، فَوَضَعَهُمَا فِي بَعْضِ بُيُوتِ مَكَّةَ ـ قَالَ ـ فَمَنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى سَبْىِ حُنَيْنٍ، فَجَعَلُوا يَسْعَوْنَ فِي السِّكَكِ فَقَالَ عُمَرُ يَا عَبْدَ اللَّهِ، انْظُرْ مَا هَذَا فَقَالَ مَنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى السَّبْىِ. قَالَ اذْهَبْ فَأَرْسِلِ الْجَارِيَتَيْنِ. قَالَ نَافِعٌ وَلَمْ يَعْتَمِرْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْجِعْرَانَةِ وَلَوِ اعْتَمَرَ لَمْ يَخْفَ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ. وَزَادَ جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ قَالَ مِنَ الْخُمُسِ. وَرَوَاهُ مَعْمَرٌ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ فِي النَّذْرِ وَلَمْ يَقُلْ يَوْمَ.
Rapporté par Nafi‘ : ‘Umar bin Al-Khattab a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai fait le vœu d’observer une journée d’I‘tikaf à l’époque préislamique. » Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de tenir son vœu. ‘Umar a obtenu deux femmes captives parmi les prisonniers de guerre de Hunayn et les a laissées dans une maison à La Mecque. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a libéré les captifs de Hunayn sans rançon, elles sont sorties dans les rues. ‘Umar a dit (à son fils) : « Ô ‘Abdullah ! Va voir ce qui se passe. » ‘Abdullah a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a libéré les captifs sans rançon. » Il lui a dit : « Va et libère ces deux esclaves. » (Nafi‘ ajoute :) Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas accompli la ‘Umra depuis Al-Ja‘rana, et s’il l’avait fait, cela n’aurait pas échappé à ‘Abdullah
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَوْمًا وَمَنَعَ آخَرِينَ، فَكَأَنَّهُمْ عَتَبُوا عَلَيْهِ فَقَالَ " إِنِّي أُعْطِي قَوْمًا أَخَافُ ظَلَعَهُمْ وَجَزَعَهُمْ، وَأَكِلُ أَقْوَامًا إِلَى مَا جَعَلَ اللَّهُ فِي قُلُوبِهِمْ مِنَ الْخَيْرِ وَالْغِنَى، مِنْهُمْ عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ ". فَقَالَ عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ مَا أُحِبُّ أَنَّ لِي بِكَلِمَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُمْرَ النَّعَمِ. وَزَادَ أَبُو عَاصِمٍ عَنْ جَرِيرٍ قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ يَقُولُ حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُتِيَ بِمَالٍ أَوْ بِسَبْىٍ فَقَسَمَهُ. بِهَذَا.
Rapporté par ‘Amr bin Taghlib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait des dons à certaines personnes et pas à d’autres. Ceux qui n’ont rien reçu semblaient mécontents. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne à certains pour éviter qu’ils ne s’éloignent de la foi ou ne perdent patience, tandis que je compte sur la bonté et la satisfaction qu’Allah a mises dans le cœur des autres, et ‘Amr bin Taghlib en fait partie. » ‘Amr bin Taghlib a dit : « La parole du Messager d’Allah m’est plus précieuse que des chameaux rouges. » Rapporté aussi par Al-Hasan : ‘Amr bin Taghlib nous a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) avait obtenu des biens ou des prisonniers de guerre et les avait distribués ainsi (en donnant à certains et pas à d’autres)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي أُعْطِي قُرَيْشًا أَتَأَلَّفُهُمْ، لأَنَّهُمْ حَدِيثُ عَهْدٍ بِجَاهِلِيَّةٍ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne aux gens de Quraish pour les encourager à rester dans l’islam, car ils sont encore proches de leur ancienne vie d’ignorance (c’est-à-dire qu’ils viennent juste d’embrasser l’islam et leur foi n’est pas encore solide). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ نَاسًا، مِنَ الأَنْصَارِ قَالُوا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَمْوَالِ هَوَازِنَ مَا أَفَاءَ، فَطَفِقَ يُعْطِي رِجَالاً مِنْ قُرَيْشٍ الْمِائَةَ مِنَ الإِبِلِ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَدَعُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ قَالَ أَنَسٌ فَحُدِّثَ رَسُولُ اللَّهِ بِمَقَالَتِهِمْ، فَأَرْسَلَ إِلَى الأَنْصَارِ، فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ، وَلَمْ يَدْعُ مَعَهُمْ أَحَدًا غَيْرَهُمْ، فَلَمَّا اجْتَمَعُوا جَاءَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا كَانَ حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". قَالَ لَهُ فُقَهَاؤُهُمْ أَمَّا ذَوُو آرَائِنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَلَمْ يَقُولُوا شَيْئًا، وَأَمَّا أُنَاسٌ مِنَّا حَدِيثَةٌ أَسْنَانُهُمْ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُ الأَنْصَارَ، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي أُعْطِي رِجَالاً حَدِيثٌ عَهْدُهُمْ بِكُفْرٍ، أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالأَمْوَالِ وَتَرْجِعُونَ إِلَى رِحَالِكُمْ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَوَاللَّهِ مَا تَنْقَلِبُونَ بِهِ خَيْرٌ مِمَّا يَنْقَلِبُونَ بِهِ ". قَالُوا بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ رَضِينَا. فَقَالَ لَهُمْ " إِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ بَعْدِي أُثْرَةً شَدِيدَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوُا اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْحَوْضِ ". قَالَ أَنَسٌ فَلَمْ نَصْبِرْ.
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Allah a accordé à Son Messager (ﷺ) les biens de la tribu de Hawazin comme butin, il a commencé à donner à certains hommes de Quraish jusqu’à cent chameaux chacun. Certains hommes parmi les Ansar ont alors dit à propos du Messager d’Allah (ﷺ) : « Qu’Allah lui pardonne ! Il donne aux Quraish et nous oublie, alors que nos épées sont encore couvertes du sang des ennemis. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leurs paroles, il a appelé les Ansar, les a réunis dans une tente en cuir et n’a invité personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu dire à votre sujet ? » Les plus sages ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais les plus jeunes ont dit : ‘Qu’Allah lui pardonne ; il donne aux Quraish et oublie les Ansar, alors que nos épées sont encore mouillées du sang des ennemis.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je donne à ceux qui sont encore proches de la période de l’ignorance (c’est-à-dire qui viennent juste d’embrasser l’islam et dont la foi est encore faible). N’êtes-vous pas contents de voir les gens repartir avec des biens, tandis que vous repartez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous emportez est bien meilleur que ce qu’ils emportent. » Les Ansar ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes satisfaits. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes être préférées à vous. Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager au bassin d’Al-Kawthar (un bassin au Paradis). » (Anas ajoute :) Mais nous n’avons pas été patients
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، أَنَّ مُحَمَّدَ بْنَ جُبَيْرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي جُبَيْرُ بْنُ مُطْعِمٍ، أَنَّهُ بَيْنَا هُوَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ النَّاسُ مُقْبِلاً مِنْ حُنَيْنٍ عَلِقَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الأَعْرَابُ يَسْأَلُونَهُ حَتَّى اضْطَرُّوهُ إِلَى سَمُرَةٍ، فَخَطِفَتْ رِدَاءَهُ، فَوَقَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَعْطُونِي رِدَائِي، فَلَوْ كَانَ عَدَدُ هَذِهِ الْعِضَاهِ نَعَمًا لَقَسَمْتُهُ بَيْنَكُمْ، ثُمَّ لاَ تَجِدُونِي بَخِيلاً وَلاَ كَذُوبًا وَلاَ جَبَانًا ".
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Alors qu’il était avec le Messager d’Allah (ﷺ) accompagné de gens sur le chemin du retour de Hunayn, les bédouins ont tellement insisté pour demander des choses au Messager d’Allah (ﷺ) qu’ils l’ont poussé sous un arbre Samura, où son manteau a été arraché. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et leur a dit : « Rendez-moi mon manteau. Si j’avais autant de chameaux que ces arbres, je les distribuerais parmi vous ; et vous ne me trouverez pas avare, menteur ou lâche. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه قَالَ كُنْتُ أَمْشِي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَعَلَيْهِ بُرْدٌ نَجْرَانِيٌّ غَلِيظُ الْحَاشِيَةِ، فَأَدْرَكَهُ أَعْرَابِيٌّ فَجَذَبَهُ جَذْبَةً شَدِيدَةً، حَتَّى نَظَرْتُ إِلَى صَفْحَةِ عَاتِقِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَثَّرَتْ بِهِ حَاشِيَةُ الرِّدَاءِ مِنْ شِدَّةِ جَذْبَتِهِ، ثُمَّ قَالَ مُرْ لِي مِنْ مَالِ اللَّهِ الَّذِي عِنْدَكَ. فَالْتَفَتَ إِلَيْهِ، فَضَحِكَ ثُمَّ أَمَرَ لَهُ بِعَطَاءٍ.
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que je marchais avec le Prophète (ﷺ), qui portait un manteau du Najran à bordure épaisse, un bédouin est venu et a tiré si fort sur le manteau du Prophète (ﷺ) que la marque de la bordure est restée sur son épaule. Le bédouin a alors dit : « Ordonne qu’on me donne quelque chose des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui, a souri et a ordonné qu’on lui fasse un don
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ آثَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أُنَاسًا فِي الْقِسْمَةِ، فَأَعْطَى الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ مِائَةً مِنَ الإِبِلِ، وَأَعْطَى عُيَيْنَةَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَأَعْطَى أُنَاسًا مِنْ أَشْرَافِ الْعَرَبِ، فَآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ فِي الْقِسْمَةِ. قَالَ رَجُلٌ وَاللَّهِ إِنَّ هَذِهِ الْقِسْمَةَ مَا عُدِلَ فِيهَا، وَمَا أُرِيدَ بِهَا وَجْهُ اللَّهِ. فَقُلْتُ وَاللَّهِ لأُخْبِرَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم. فَأَتَيْتُهُ فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ " فَمَنْ يَعْدِلُ إِذَا لَمْ يَعْدِلِ اللَّهُ وَرَسُولُهُ رَحِمَ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par ‘Abdullah : Le jour de la bataille de Hunayn, le Messager d’Allah (ﷺ) a favorisé certaines personnes dans la distribution du butin (en excluant d’autres) ; il a donné cent chameaux à Al-Aqra’ bin Habis, la même chose à ‘Uyaina, et il a aussi donné à d’autres notables arabes, leur accordant la préférence. Un homme est alors venu et a dit : « Par Allah, il n’y a pas eu de justice dans cette distribution, ni de recherche de l’agrément d’Allah. » J’ai dit (à cet homme) : « Par Allah, je vais informer le Prophète de ce que tu as dit. » Je suis donc allé l’informer, et il a dit : « Si Allah et Son Messager n’agissent pas avec justice, qui le fera ? Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, il a subi bien pire que cela, mais il est resté patient. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ أَسْمَاءَ ابْنَةِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ كُنْتُ أَنْقُلُ النَّوَى مِنْ أَرْضِ الزُّبَيْرِ الَّتِي أَقْطَعَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى رَأْسِي، وَهْىَ مِنِّي عَلَى ثُلُثَىْ فَرْسَخٍ. وَقَالَ أَبُو ضَمْرَةَ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَقْطَعَ الزُّبَيْرَ أَرْضًا مِنْ أَمْوَالِ بَنِي النَّضِيرِ.
Rapporté par Asma bint Abu Bakr : Je portais des noyaux de dattes sur ma tête depuis le terrain d’Az-Zubair que le Messager d’Allah (ﷺ) lui avait donné, et il était situé à deux tiers de farsakh de ma maison. Rapporté aussi par le père de Hisham : Le Prophète (ﷺ) a donné à Az-Zubair un terrain provenant des biens de Bani An-Nadir (pris comme butin de guerre)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ، حَدَّثَنَا الْفُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، أَجْلَى الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى مِنْ أَرْضِ الْحِجَازِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا ظَهَرَ عَلَى أَهْلِ خَيْبَرَ أَرَادَ أَنْ يُخْرِجَ الْيَهُودَ مِنْهَا، وَكَانَتِ الأَرْضُ لَمَّا ظَهَرَ عَلَيْهَا لِلْيَهُودِ وَلِلرَّسُولِ وَلِلْمُسْلِمِينَ، فَسَأَلَ الْيَهُودُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَتْرُكَهُمْ عَلَى أَنْ يَكْفُوا الْعَمَلَ، وَلَهُمْ نِصْفُ الثَّمَرِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نُقِرُّكُمْ عَلَى ذَلِكَ مَا شِئْنَا ". فَأُقِرُّوا حَتَّى أَجْلاَهُمْ عُمَرُ فِي إِمَارَتِهِ إِلَى تَيْمَاءَ وَأَرِيحَا.
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar ibn Al-Khattab a expulsé tous les Juifs et les Chrétiens de la région du Hijaz. Après la conquête de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a envisagé d’expulser les Juifs de la terre qui, après sa conquête, appartenait à Allah, au Messager d’Allah (ﷺ) et aux musulmans. Mais les Juifs ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de les laisser sur place à condition qu’ils travaillent la terre et reçoivent la moitié des récoltes. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous vous laisserons ici selon ces conditions aussi longtemps que nous le voudrons. » Ainsi, ils sont restés jusqu’au califat de `Umar, qui les a ensuite expulsés vers Taïma et Ariha
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُغَفَّلٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مُحَاصِرِينَ قَصْرَ خَيْبَرَ، فَرَمَى إِنْسَانٌ بِجِرَابٍ فِيهِ شَحْمٌ، فَنَزَوْتُ لآخُذَهُ، فَالْتَفَتُّ فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَحْيَيْتُ مِنْهُ.
Rapporté par `Abdullah bin Mughaffal : Pendant que nous assiégions la forteresse de Khaybar, quelqu’un a jeté un récipient en cuir contenant de la graisse, et j’ai couru pour le prendre. Mais en me retournant, j’ai vu le Prophète (ﷺ) derrière moi, alors j’ai eu honte devant lui
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا نُصِيبُ فِي مَغَازِينَا الْعَسَلَ وَالْعِنَبَ فَنَأْكُلُهُ وَلاَ نَرْفَعُهُ.
Rapporté par Ibn `Umar : Lors de nos expéditions, nous recevions du miel et des raisins comme butin de guerre, que nous mangions sans les mettre de côté
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الشَّيْبَانِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ أَصَابَتْنَا مَجَاعَةٌ لَيَالِيَ خَيْبَرَ، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ خَيْبَرَ وَقَعْنَا فِي الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ، فَانْتَحَرْنَاهَا فَلَمَّا غَلَتِ الْقُدُورُ، نَادَى مُنَادِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اكْفَئُوا الْقُدُورَ، فَلاَ تَطْعَمُوا مِنْ لُحُومِ الْحُمُرِ شَيْئًا. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَقُلْنَا إِنَّمَا نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَنَّهَا لَمْ تُخَمَّسْ. قَالَ وَقَالَ آخَرُونَ حَرَّمَهَا الْبَتَّةَ. وَسَأَلْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ فَقَالَ حَرَّمَهَا الْبَتَّةَ.
Rapporté par Ibn Abi `Aufa : Nous avons souffert de la faim pendant le siège de Khaybar, et le jour de la bataille de Khaybar, nous avons abattu des ânes et, quand la viande a commencé à bouillir dans les marmites, le Messager d’Allah (ﷺ) a annoncé que toutes les marmites devaient être renversées et que personne ne devait manger de cette viande d’âne. Nous avons pensé que le Prophète (ﷺ) avait interdit cela parce que le khumus (la part du butin) n’avait pas été prélevé ; d’autres ont dit : « Il a interdit d’en manger pour toujours. » Le sous-narrateur a ajouté : « J’ai demandé à Sa`id bin Jubair, qui a dit : ‘Il a rendu la viande d’âne interdite à jamais.’ »
Degré : authentique (sahih)