Le jihad
294 hadiths dans ce livre de Sahih al-Boukhari. Tous les hadiths de ce recueil sont authentiques (sahih) selon son auteur.
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْخَنْدَقِ وَهُوَ يَنْقُلُ التُّرَابَ حَتَّى وَارَى التُّرَابُ شَعَرَ صَدْرِهِ، وَكَانَ رَجُلاً كَثِيرَ الشَّعَرِ وَهْوَ يَرْتَجِزُ بِرَجَزِ عَبْدِ اللَّهِ اللَّهُمَّ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا إِنَّ الأَعْدَاءَ قَدْ بَغَوْا عَلَيْنَا إِذَا أَرَادُوا فِتْنَةً أَبَيْنَا يَرْفَعُ بِهَا صَوْتَهُ.
Rapporté par Al-Bara : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille du Fossé porter de la terre au point que les poils de sa poitrine étaient couverts de poussière, et il était très poilu. Il récitait alors ces vers d’Abdullah (bin Rawaha) : « Ô Allah, sans Toi, nous n’aurions pas été guidés, nous n’aurions pas donné en aumône ni prié. Accorde-nous la tranquillité, et quand nous rencontrons l’ennemi, rends nos pas fermes. Si on veut nous mettre à l’épreuve (c’est-à-dire nous combattre), nous ne fuirons pas, mais nous tiendrons bon. » Le Prophète (ﷺ) élevait la voix en récitant ces vers
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا حَجَبَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ تَبَسَّمَ فِي وَجْهِي. وَلَقَدْ شَكَوْتُ إِلَيْهِ إِنِّي لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ. فَضَرَبَ بِيَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ".
Rapporté par Jarir : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne s’est jamais caché de moi depuis que je suis devenu musulman, et chaque fois qu’il me voyait, il m’accueillait avec un sourire. Un jour, je lui ai dit que je n’arrivais pas à bien tenir sur les chevaux. Il m’a frappé la poitrine de sa main et a dit : « Ô Allah ! Rends-le ferme et fais de lui un guide, bien guidé. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ، قَالَ سَأَلُوا سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ ـ رضى الله عنه ـ بِأَىِّ شَىْءٍ دُووِيَ جُرْحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ مَا بَقِيَ مِنَ النَّاسِ أَحَدٌ أَعْلَمُ بِهِ مِنِّي، كَانَ عَلِيٌّ يَجِيءُ بِالْمَاءِ فِي تُرْسِهِ، وَكَانَتْ ـ يَعْنِي فَاطِمَةَ ـ تَغْسِلُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ، وَأُخِذَ حَصِيرٌ فَأُحْرِقَ، ثُمَّ حُشِيَ بِهِ جُرْحُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Hazim : Les gens ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa'idi : « Avec quoi la blessure du Messager d’Allah (ﷺ) a-t-elle été soignée ? » Il a répondu : « Personne ne le sait mieux que moi. `Ali apportait de l’eau dans son bouclier et Fatima (la fille du Prophète) lavait le sang de son visage. Ensuite, on brûlait un tapis de feuilles de palmier et on mettait ses cendres dans la blessure du Messager d’Allah (ﷺ). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا وَأَبَا مُوسَى إِلَى الْيَمَنِ قَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا وَلاَ تَخْتَلِفَا ".
Rapporté par Abu Burda : Son père a dit : « Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu`adh et Abu Musa au Yémen en leur disant : Traitez les gens avec douceur et ne soyez pas durs avec eux ; annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas ; aimez-vous les uns les autres et ne vous divisez pas. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرَّجَّالَةِ يَوْمَ أُحُدٍ ـ وَكَانُوا خَمْسِينَ رَجُلاً ـ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ فَقَالَ " إِنْ رَأَيْتُمُونَا تَخْطَفُنَا الطَّيْرُ، فَلاَ تَبْرَحُوا مَكَانَكُمْ هَذَا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ، وَإِنْ رَأَيْتُمُونَا هَزَمْنَا الْقَوْمَ وَأَوْطَأْنَاهُمْ فَلاَ تَبْرَحُوا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ " فَهَزَمُوهُمْ. قَالَ فَأَنَا وَاللَّهِ رَأَيْتُ النِّسَاءَ يَشْتَدِدْنَ قَدْ بَدَتْ خَلاَخِلُهُنَّ وَأَسْوُقُهُنَّ رَافِعَاتٍ ثِيَابَهُنَّ، فَقَالَ أَصْحَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جُبَيْرٍ الْغَنِيمَةَ ـ أَىْ قَوْمِ ـ الْغَنِيمَةَ، ظَهَرَ أَصْحَابُكُمْ فَمَا تَنْتَظِرُونَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جُبَيْرٍ أَنَسِيتُمْ مَا قَالَ لَكُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا وَاللَّهِ لَنَأْتِيَنَّ النَّاسَ فَلَنُصِيبَنَّ مِنَ الْغَنِيمَةِ. فَلَمَّا أَتَوْهُمْ صُرِفَتْ وُجُوهُهُمْ فَأَقْبَلُوا مُنْهَزِمِينَ، فَذَاكَ إِذْ يَدْعُوهُمُ الرَّسُولُ فِي أُخْرَاهُمْ، فَلَمْ يَبْقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً، فَأَصَابُوا مِنَّا سَبْعِينَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ أَصَابَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ بَدْرٍ أَرْبَعِينَ وَمِائَةً سَبْعِينَ أَسِيرًا وَسَبْعِينَ قَتِيلاً، فَقَالَ أَبُو سُفْيَانَ أَفِي الْقَوْمِ مُحَمَّدٌ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، فَنَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُجِيبُوهُ ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ أَبِي قُحَافَةَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ الْخَطَّابِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَمَّا هَؤُلاَءِ فَقَدْ قُتِلُوا. فَمَا مَلَكَ عُمَرُ نَفْسَهُ فَقَالَ كَذَبْتَ وَاللَّهِ يَا عَدُوَّ اللَّهِ، إِنَّ الَّذِينَ عَدَدْتَ لأَحْيَاءٌ كُلُّهُمْ، وَقَدْ بَقِيَ لَكَ مَا يَسُوؤُكَ. قَالَ يَوْمٌ بِيَوْمِ بَدْرٍ، وَالْحَرْبُ سِجَالٌ، إِنَّكُمْ سَتَجِدُونَ فِي الْقَوْمِ مُثْلَةً لَمْ آمُرْ بِهَا وَلَمْ تَسُؤْنِي، ثُمَّ أَخَذَ يَرْتَجِزُ أُعْلُ هُبَلْ، أُعْلُ هُبَلْ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ " قُولُوا اللَّهُ أَعْلَى وَأَجَلُّ ". قَالَ إِنَّ لَنَا الْعُزَّى وَلاَ عُزَّى لَكُمْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ". قَالَ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ " قُولُوا اللَّهُ مَوْلاَنَا وَلاَ مَوْلَى لَكُمْ ".
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des fantassins (archers), ils étaient cinquante le jour de la bataille de Uhud. Il leur a dit : « Restez à votre place et ne la quittez pas, même si vous voyez des oiseaux nous emporter, jusqu’à ce que je vous appelle ; et si vous voyez que nous avons vaincu les infidèles et qu’ils fuient, ne quittez pas votre place tant que je ne vous appelle pas. » Ensuite, les infidèles ont été vaincus. Par Allah, j’ai vu les femmes s’enfuir en relevant leurs vêtements, laissant voir leurs bracelets de cheville et leurs jambes. Alors les compagnons de `Abdullah bin Jubair ont dit : « Le butin ! Ô gens, le butin ! Vos compagnons ont gagné, qu’attendez-vous ? » `Abdullah bin Jubair a dit : « Avez-vous oublié ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vous a dit ? » Ils ont répondu : « Par Allah ! Nous allons rejoindre les gens (c’est-à-dire l’ennemi) et prendre notre part du butin. » Mais quand ils sont partis, ils ont été repoussés et vaincus. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) les appelait de l’arrière. Seuls douze hommes sont restés avec le Prophète (ﷺ) et les infidèles ont tué soixante-dix hommes parmi nous. Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons avaient fait perdre cent quarante hommes aux païens, soixante-dix capturés et soixante-dix tués. Ensuite, Abu Sufyan a demandé trois fois : « Muhammad est-il parmi ces gens ? » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de ne pas répondre. Puis il a demandé trois fois : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi ces gens ? » Il a encore demandé trois fois : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi ces gens ? » Ensuite, il est retourné vers ses compagnons et a dit : « Quant à ceux-là, ils ont été tués. » `Umar n’a pas pu se retenir et a dit (à Abu Sufyan) : « Tu mens, par Allah ! Ô ennemi d’Allah ! Tous ceux que tu as mentionnés sont vivants, et ce qui te déplaît est toujours là. » Abu Sufyan a dit : « Notre victoire aujourd’hui compense la vôtre à Badr, et dans la guerre, la victoire change toujours de camp, et vous trouverez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas poussé mes hommes à le faire, et je n’en ai pas de regret. » Ensuite, il s’est mis à réciter joyeusement : « Ô Hubal, sois élevé ! » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Haut et le Plus Sublime. » (Ensuite) Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, et vous n’avez pas `Uzza. » Le Prophète a dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est notre Protecteur et vous n’avez pas de protecteur. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ النَّاسِ، وَأَجْوَدَ النَّاسِ، وَأَشْجَعَ النَّاسِ، قَالَ وَقَدْ فَزِعَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ لَيْلَةً سَمِعُوا صَوْتًا، قَالَ فَتَلَقَّاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَرَسٍ لأَبِي طَلْحَةَ عُرْىٍ، وَهُوَ مُتَقَلِّدٌ سَيْفَهُ فَقَالَ " لَمْ تُرَاعُوا، لَمْ تُرَاعُوا ". ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَجَدْتُهُ بَحْرًا ". يَعْنِي الْفَرَسَ.
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) était le plus beau, le plus généreux et le plus courageux de tous. Un jour, les habitants de Médine ont eu peur à cause d’un bruit entendu la nuit. Le Prophète (ﷺ) est allé à leur rencontre, monté sur un cheval sans selle appartenant à Abu Talha, avec son épée sur l’épaule. Il leur a dit : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur. » Puis il a ajouté : « Je l’ai trouvé (le cheval) très rapide. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ قَالَ خَرَجْتُ مِنَ الْمَدِينَةِ ذَاهِبًا نَحْوَ الْغَابَةِ، حَتَّى إِذَا كُنْتُ بِثَنِيَّةِ الْغَابَةِ لَقِيَنِي غُلاَمٌ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ قُلْتُ وَيْحَكَ، مَا بِكَ قَالَ أُخِذَتْ لِقَاحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. قُلْتُ مَنْ أَخَذَهَا قَالَ غَطَفَانُ وَفَزَارَةُ. فَصَرَخْتُ ثَلاَثَ صَرَخَاتٍ أَسْمَعْتُ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا يَا صَبَاحَاهْ، يَا صَبَاحَاهْ. ثُمَّ انْدَفَعْتُ حَتَّى أَلْقَاهُمْ وَقَدْ أَخَذُوهَا، فَجَعَلْتُ أَرْمِيهِمْ وَأَقُولُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ، وَالْيَوْمُ يَوْمُ الرُّضَّعِ، فَاسْتَنْقَذْتُهَا مِنْهُمْ قَبْلَ أَنْ يَشْرَبُوا، فَأَقْبَلْتُ بِهَا أَسُوقُهَا، فَلَقِيَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ الْقَوْمَ عِطَاشٌ، وَإِنِّي أَعْجَلْتُهُمْ أَنْ يَشْرَبُوا سِقْيَهُمْ، فَابْعَثْ فِي إِثْرِهِمْ، فَقَالَ " يَا ابْنَ الأَكْوَعِ، مَلَكْتَ فَأَسْجِحْ. إِنَّ الْقَوْمَ يُقْرَوْنَ فِي قَوْمِهِمْ ".
Rapporté par Salama : Je suis sorti de Médine en direction d’Al-Ghaba. Quand je suis arrivé au passage de montagne d’Al-Ghaba, un esclave de `Abdur-Rahman bin `Auf m’a rencontré. Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Les chamelles du Prophète (ﷺ) ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a dit : « Ghatafan et Fazara. » Alors j’ai crié trois fois : « Ô Sabaha-h ! Ô Sabaha-h ! » si fort que tout le monde entre les deux montagnes de Médine m’a entendu. Ensuite, j’ai couru jusqu’à les rattraper après qu’ils aient pris les chamelles. J’ai commencé à leur lancer des flèches en disant : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui, malheur aux gens mauvais ! » J’ai ainsi sauvé les chamelles avant que les voleurs ne puissent boire de l’eau. Quand je suis revenu avec les chamelles, le Prophète (ﷺ) m’a rencontré. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), ces gens ont soif et je les ai empêchés de boire, alors envoie des gens pour les poursuivre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô fils d’Al-Akwa`, tu as pris le dessus, alors pardonne-leur. (De toute façon) ils sont maintenant accueillis par leur tribu. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَأَلَ رَجُلٌ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ يَا أَبَا عُمَارَةَ، أَوَلَّيْتُمْ يَوْمَ حُنَيْنٍ قَالَ الْبَرَاءُ وَأَنَا أَسْمَعُ أَمَّا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُوَلِّ يَوْمَئِذٍ، كَانَ أَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ آخِذًا بِعِنَانِ بَغْلَتِهِ، فَلَمَّا غَشِيَهُ الْمُشْرِكُونَ نَزَلَ، فَجَعَلَ يَقُولُ أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ، أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ قَالَ فَمَا رُئِيَ مِنَ النَّاسِ يَوْمَئِذٍ أَشَدُّ مِنْهُ.
Rapporté par Abu 'Is-haq : Un homme a demandé à Al-Bara : « Ô Abu `Umara ! As-tu fui le jour de la bataille de Hunayn ? » Al-Bara a répondu alors que j’écoutais : « Quant au Messager d’Allah (ﷺ), il n’a pas fui ce jour-là. Abu Sufyan bin Al-Harith tenait les rênes de sa mule et quand les païens l’ont attaqué, il est descendu et a commencé à dire : ‘Je suis le Prophète, et ce n’est pas un mensonge ; je suis le fils d’Abdul Muttalib.’ Ce jour-là, personne n’a été vu plus courageux que le Prophète (ﷺ). »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ ـ هُوَ ابْنُ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ ـ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ بَنُو قُرَيْظَةَ عَلَى حُكْمِ سَعْدٍ ـ هُوَ ابْنُ مُعَاذٍ ـ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَكَانَ قَرِيبًا مِنْهُ، فَجَاءَ عَلَى حِمَارٍ، فَلَمَّا دَنَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُومُوا إِلَى سَيِّدِكُمْ ". فَجَاءَ فَجَلَسَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ " إِنَّ هَؤُلاَءِ نَزَلُوا عَلَى حُكْمِكَ ". قَالَ فَإِنِّي أَحْكُمُ أَنْ تُقْتَلَ الْمُقَاتِلَةُ، وَأَنْ تُسْبَى الذُّرِّيَّةُ. قَالَ " لَقَدْ حَكَمْتَ فِيهِمْ بِحُكْمِ الْمَلِكِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Quand la tribu de Bani Quraiza a accepté le jugement de Sa`d, le Messager d’Allah (ﷺ) a fait venir Sa`d qui était proche de lui. Sa`d est venu à dos d’âne et, en arrivant, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (aux Ansar) : « Levez-vous pour votre chef. » Puis Sa`d s’est assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) qui lui a dit : « Ces gens acceptent ton jugement. » Sa`d a dit : « Je décide que leurs combattants soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô Sa`d ! Tu as jugé parmi eux comme le ferait le Roi Allah. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَامَ الْفَتْحِ وَعَلَى رَأْسِهِ الْمِغْفَرُ، فَلَمَّا نَزَعَهُ جَاءَ رَجُلٌ فَقَالَ إِنَّ ابْنَ خَطَلٍ مُتَعَلِّقٌ بِأَسْتَارِ الْكَعْبَةِ، فَقَالَ " اقْتُلُوهُ ".
Rapporté par Anas bin Malik (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré à La Mecque l’année de la Conquête, portant un casque sur la tête. Après l’avoir enlevé, un homme est venu et a dit : « Ibn Khatal s’accroche aux rideaux de la Ka’ba. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuez-le. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ أَسِيدِ بْنِ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ ـ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي زُهْرَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةَ رَهْطٍ سَرِيَّةً عَيْنًا، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَاصِمَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ جَدَّ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالْهَدَأَةِ وَهْوَ بَيْنَ عُسْفَانَ وَمَكَّةَ ذُكِرُوا لِحَىٍّ مِنْ هُذَيْلٍ يُقَالُ لَهُمْ بَنُو لِحْيَانَ، فَنَفَرُوا لَهُمْ قَرِيبًا مِنْ مِائَتَىْ رَجُلٍ، كُلُّهُمْ رَامٍ، فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ حَتَّى وَجَدُوا مَأْكَلَهُمْ تَمْرًا تَزَوَّدُوهُ مِنَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا هَذَا تَمْرُ يَثْرِبَ. فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ، فَلَمَّا رَآهُمْ عَاصِمٌ وَأَصْحَابُهُ لَجَئُوا إِلَى فَدْفَدٍ، وَأَحَاطَ بِهِمُ الْقَوْمُ فَقَالُوا لَهُمُ انْزِلُوا وَأَعْطُونَا بِأَيْدِيكُمْ، وَلَكُمُ الْعَهْدُ وَالْمِيثَاقُ، وَلاَ نَقْتُلُ مِنْكُمْ أَحَدًا. قَالَ عَاصِمُ بْنُ ثَابِتٍ أَمِيرُ السَّرِيَّةِ أَمَّا أَنَا فَوَاللَّهِ لاَ أَنْزِلُ الْيَوْمَ فِي ذِمَّةِ كَافِرٍ، اللَّهُمَّ أَخْبِرْ عَنَّا نَبِيَّكَ. فَرَمَوْهُمْ بِالنَّبْلِ، فَقَتَلُوا عَاصِمًا فِي سَبْعَةٍ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ بِالْعَهْدِ وَالْمِيثَاقِ، مِنْهُمْ خُبَيْبٌ الأَنْصَارِيُّ وَابْنُ دَثِنَةَ وَرَجُلٌ آخَرُ، فَلَمَّا اسْتَمْكَنُوا مِنْهُمْ أَطْلَقُوا أَوْتَارَ قِسِيِّهِمْ فَأَوْثَقُوهُمْ فَقَالَ الرَّجُلُ الثَّالِثُ هَذَا أَوَّلُ الْغَدْرِ، وَاللَّهِ لاَ أَصْحَبُكُمْ، إِنَّ فِي هَؤُلاَءِ لأُسْوَةً. يُرِيدُ الْقَتْلَى، فَجَرَّرُوهُ وَعَالَجُوهُ عَلَى أَنْ يَصْحَبَهُمْ فَأَبَى فَقَتَلُوهُ، فَانْطَلَقُوا بِخُبَيْبٍ وَابْنِ دَثِنَةَ حَتَّى بَاعُوهُمَا بِمَكَّةَ بَعْدَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَابْتَاعَ خُبَيْبًا بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ، فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا، فَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ بِنْتَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ، فَأَخَذَ ابْنًا لِي وَأَنَا غَافِلَةٌ حِينَ أَتَاهُ قَالَتْ فَوَجَدْتُهُ مُجْلِسَهُ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ، فَفَزِعْتُ فَزْعَةً عَرَفَهَا خُبَيْبٌ فِي وَجْهِي فَقَالَ تَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ. وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ أَسِيرًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ خُبَيْبٍ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَجَدْتُهُ يَوْمًا يَأْكُلُ مِنْ قِطْفِ عِنَبٍ فِي يَدِهِ، وَإِنَّهُ لَمُوثَقٌ فِي الْحَدِيدِ، وَمَا بِمَكَّةَ مِنْ ثَمَرٍ وَكَانَتْ تَقُولُ إِنَّهُ لَرِزْقٌ مِنَ اللَّهِ رَزَقَهُ خُبَيْبًا، فَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ الْحَرَمِ لِيَقْتُلُوهُ فِي الْحِلِّ، قَالَ لَهُمْ خُبَيْبٌ ذَرُونِي أَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ. فَتَرَكُوهُ، فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ لَوْلاَ أَنْ تَظُنُّوا أَنَّ مَا بِي جَزَعٌ لَطَوَّلْتُهَا اللَّهُمَّ أَحْصِهِمْ عَدَدًا. وَلَسْتُ أُبَالِي حِينَ أُقْتَلُ مُسْلِمًا عَلَى أَىِّ شِقٍّ كَانَ لِلَّهِ مَصْرَعِي وَذَلِكَ فِي ذَاتِ الإِلَهِ وَإِنْ يَشَأْ يُبَارِكْ عَلَى أَوْصَالِ شِلْوٍ مُمَزَّعِ فَقَتَلَهُ ابْنُ الْحَارِثِ، فَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ سَنَّ الرَّكْعَتَيْنِ لِكُلِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ قُتِلَ صَبْرًا، فَاسْتَجَابَ اللَّهُ لِعَاصِمِ بْنِ ثَابِتٍ يَوْمَ أُصِيبَ، فَأَخْبَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَصْحَابَهُ خَبَرَهُمْ وَمَا أُصِيبُوا، وَبَعَثَ نَاسٌ مِنْ كُفَّارِ قُرَيْشٍ إِلَى عَاصِمٍ حِينَ حُدِّثُوا أَنَّهُ قُتِلَ لِيُؤْتَوْا بِشَىْءٍ مِنْهُ يُعْرَفُ، وَكَانَ قَدْ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ عُظَمَائِهِمْ يَوْمَ بَدْرٍ، فَبُعِثَ عَلَى عَاصِمٍ مِثْلُ الظُّلَّةِ مِنَ الدَّبْرِ، فَحَمَتْهُ مِنْ رَسُولِهِمْ، فَلَمْ يَقْدِرُوا عَلَى أَنْ يَقْطَعَ مِنْ لَحْمِهِ شَيْئًا.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un groupe de dix hommes en mission d’espionnage sous la direction de `Asim bin Thabit al-Ansari, le grand-père de `Asim bin `Umar Al-Khattab. Ils sont allés jusqu’à Hadaa, un endroit entre ‘Usfan et La Mecque, et leur présence a été signalée à une branche de la tribu de Hudhail appelée Bani Lihyan. Environ deux cents hommes, tous archers, se sont lancés à leur poursuite jusqu’à trouver l’endroit où ils avaient mangé des dattes de Médine. Ils ont dit : « Ce sont les dattes de Yathrib (Médine), » et ont continué à suivre leurs traces. Quand `Asim et ses compagnons ont vu leurs poursuivants, ils sont montés sur une hauteur et les infidèles les ont encerclés. Les infidèles leur ont dit : « Descendez et rendez-vous, nous vous promettons de ne tuer aucun d’entre vous. » `Asim bin Thabit, le chef du groupe, a dit : « Par Allah ! Je ne descendrai pas sous la protection des infidèles. Ô Allah ! Informe Ton Prophète de notre situation. » Alors les infidèles ont lancé des flèches jusqu’à tuer `Asim et six autres hommes. Trois sont descendus en acceptant la promesse, il s’agissait de Khubaib al-Ansari, Ibn Dathina et un autre homme. Quand les infidèles les ont capturés, ils ont défait les cordes de leurs arcs et les ont attachés. Le troisième captif a dit : « C’est la première trahison. Par Allah ! Je ne vous suivrai pas. Ceux qui sont morts ont donné le bon exemple. » Ils l’ont alors traîné et, comme il refusait de les suivre, ils l’ont tué. Ils ont emmené Khubaib et Ibn Dathina à La Mecque et les ont vendus comme esclaves, tout cela après la bataille de Badr. Khubaib a été acheté par les fils d’Al-Harith bin ‘Amir bin Naufal bin `Abd Manaf. C’est Khubaib qui avait tué Al-Harith bin ‘Amir lors de la bataille de Badr. Khubaib est donc resté prisonnier chez eux. Rapporté par Az-Zuhri : ‘Ubaidullah bin ‘Iyyad a dit que la fille d’Al-Harith lui avait raconté : « Quand ces gens se sont rassemblés pour tuer Khubaib, il m’a demandé un rasoir pour se raser le pubis et je le lui ai donné. Puis il a pris un de mes fils à mon insu. Je l’ai vu mettre mon fils sur sa cuisse alors qu’il avait le rasoir à la main. J’ai eu très peur et Khubaib a remarqué mon inquiétude. Il a dit : ‘As-tu peur que je le tue ? Non, je ne ferai jamais cela.’ Par Allah, je n’ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khubaib. Par Allah, un jour je l’ai vu manger une grappe de raisin alors qu’il était enchaîné, et il n’y avait pas de fruits à La Mecque à ce moment-là. » La fille d’Al-Harith disait : « C’était une faveur qu’Allah avait accordée à Khubaib. » Quand ils l’ont emmené hors du sanctuaire de La Mecque pour le tuer, Khubaib leur a demandé de le laisser prier deux rak`at. Ils ont accepté et il a prié deux rak`at, puis il a dit : « Si je n’avais pas eu peur que vous pensiez que je redoutais la mort, j’aurais prolongé la prière. Ô Allah, tue-les tous sans exception. » (Il a ensuite récité ce vers poétique :) « Je suis tué en tant que musulman, peu m’importe comment je suis tué pour la Cause d’Allah, car mon meurtre est pour Allah, et si Allah le veut, Il bénira les membres coupés d’un corps déchiré. » Ensuite, le fils d’Al-Harith l’a tué. C’est donc Khubaib qui a instauré la tradition pour tout musulman condamné à mort en captivité de prier deux rak`at avant d’être tué. Allah a exaucé l’invocation de `Asim bin Thabit le jour même où il a été tué. Le Prophète (ﷺ) a informé ses compagnons de ce qui leur était arrivé. Plus tard, quand des infidèles de Quraish ont appris la mort de `Asim, ils ont envoyé des gens pour ramener une partie de son corps (sa tête) pour l’identifier, car `Asim avait tué l’un de leurs chefs à Badr. Mais un essaim de guêpes, comme un nuage, a été envoyé pour protéger `Asim et ils n’ont pas pu prendre quoi que ce soit de son corps
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فُكُّوا الْعَانِيَ ـ يَعْنِي الأَسِيرَ ـ وَأَطْعِمُوا الْجَائِعَ وَعُودُوا الْمَرِيضَ ".
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Libérez les captifs, nourrissez les affamés et rendez visite aux malades. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، أَنَّ عَامِرًا، حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ ـ رضى الله عنه هَلْ عِنْدَكُمْ شَىْءٌ مِنَ الْوَحْىِ إِلاَّ مَا فِي كِتَابِ اللَّهِ قَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا أَعْلَمُهُ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطِيهِ اللَّهُ رَجُلاً فِي الْقُرْآنِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ. قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ.
Rapporté par Abu Juhaifa : J’ai demandé à `Ali : « As-tu une révélation divine en dehors de ce qui est dans le Livre d’Allah ? » `Ali a répondu : « Non, par Celui qui fend le grain et crée l’âme. Je ne pense pas que nous ayons une telle connaissance, mais nous avons la capacité de comprendre que peut accorder Allah à quelqu’un pour qu’il comprenne le Coran, et nous avons aussi ce qui est écrit sur ce parchemin. » J’ai demandé : « Qu’y a-t-il d’écrit sur ce parchemin ? » Il a répondu : « (Les règles concernant) le prix du sang, la libération des captifs, et le jugement selon lequel aucun musulman ne doit être tué pour avoir tué un infidèle. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً، مِنَ الأَنْصَارِ اسْتَأْذَنُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ ائْذَنْ فَلْنَتْرُكْ لاِبْنِ أُخْتِنَا عَبَّاسٍ فِدَاءَهُ. فَقَالَ " لاَ تَدَعُونَ مِنْهَا دِرْهَمًا ".
Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-nous de ne pas prendre la rançon de notre neveu Al-`Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « N’en laissez pas un seul dirham. »
Degré : authentique (sahih)
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وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَجَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي فَإِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً. فَقَالَ " خُذْ ". فَأَعْطَاهُ فِي ثَوْبِهِ.
Rapporté par Anas : (Dans un autre récit) : « De l’argent a été apporté au Prophète (ﷺ) depuis Bahreïn. Al-`Abbas est venu vers lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-m’en, car j’ai payé ma rançon et celle de `Aqil.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends’, et il lui en a donné dans son vêtement. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ وَكَانَ جَاءَ فِي أُسَارَى بَدْرٍ ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ فِي الْمَغْرِبِ بِالطُّورِ.
Rapporté par Jubair : (qui était parmi les captifs de la bataille de Badr) J’ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter la sourate At-Tur lors de la prière du Maghrib
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الْعُمَيْسِ، عَنْ إِيَاسِ بْنِ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَيْنٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ وَهْوَ فِي سَفَرٍ، فَجَلَسَ عِنْدَ أَصْحَابِهِ يَتَحَدَّثُ ثُمَّ انْفَتَلَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اطْلُبُوهُ وَاقْتُلُوهُ ". فَقَتَلَهُ فَنَفَّلَهُ سَلَبَهُ.
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : « Un espion infidèle est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu’il était en voyage. L’espion s’est assis avec les compagnons du Prophète (ﷺ), a parlé, puis est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : ‘Poursuivez-le et tuez-le.’ Je l’ai donc tué. » Le Prophète (ﷺ) lui a alors donné les affaires de l’espion tué (en plus de sa part du butin)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَأُوصِيهِ بِذِمَّةِ اللَّهِ وَذِمَّةِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُوفَى لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ، وَأَنْ يُقَاتَلَ مِنْ وَرَائِهِمْ، وَلاَ يُكَلَّفُوا إِلاَّ طَاقَتَهُمْ.
Rapporté par `Amr bin Maimun : Après avoir été poignardé, `Umar donna des instructions à son successeur en disant : « Je lui recommande de bien traiter les non-musulmans qui sont sous la protection d’Allah et de Son Messager, c’est-à-dire de respecter les accords conclus avec eux, de défendre leur sécurité et de ne pas leur imposer de charges supérieures à leurs capacités. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى خَضَبَ دَمْعُهُ الْحَصْبَاءَ فَقَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ يَوْمَ الْخَمِيسِ فَقَالَ " ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا هَجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ". وَأَوْصَى عِنْدَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ " أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَنَسِيتُ الثَّالِثَةَ. وَقَالَ يَعْقُوبُ بْنُ مُحَمَّدٍ سَأَلْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ. فَقَالَ مَكَّةُ وَالْمَدِينَةُ وَالْيَمَامَةُ وَالْيَمَنُ. وَقَالَ يَعْقُوبُ وَالْعَرْجُ أَوَّلُ تِهَامَةَ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَجَدَ عُمَرُ حُلَّةَ إِسْتَبْرَقٍ تُبَاعُ فِي السُّوقِ فَأَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ فَتَجَمَّلْ بِهَا لِلْعِيدِ وَلِلْوُفُودِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ، أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ ". فَلَبِثَ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَرْسَلَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِجُبَّةِ دِيبَاجٍ، فَأَقْبَلَ بِهَا عُمَرُ حَتَّى أَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ " إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لا خَلاَقَ لَهُ ". ثُمَّ أَرْسَلْتَ إِلَىَّ بِهَذِهِ فَقَالَ " تَبِيعُهَا، أَوْ تُصِيبُ بِهَا بَعْضَ حَاجَتِكَ ".
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar vit un manteau de soie en vente au marché et l’apporta au Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Achète ce manteau et porte-le lors des fêtes de l’Aïd et quand tu reçois des délégations. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Ceci est un vêtement pour celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà (ou, ceci est porté par celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà). » Après un certain temps, le Messager d’Allah (ﷺ) envoya un manteau de soie à `Umar. `Umar le prit et revint voir le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as dit que c’était le vêtement de celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà, et pourtant tu me l’as envoyé ! » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Je te l’ai envoyé pour que tu puisses le vendre ou l’utiliser pour subvenir à tes besoins. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ انْطَلَقَ فِي رَهْطٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ حَتَّى وَجَدُوهُ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ عِنْدَ أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ يَوْمَئِذٍ ابْنُ صَيَّادٍ يَحْتَلِمُ، فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ظَهْرَهُ بِيَدِهِ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". فَنَظَرَ إِلَيْهِ ابْنُ صَيَّادٍ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ. فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ. قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " آمَنْتُ بِاللَّهِ وَرُسُلِهِ " قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَاذَا تَرَى ". قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُلِطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ ". قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي قَدْ خَبَأْتُ لَكَ خَبِيئًا ". قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ هُوَ الدُّخُّ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اخْسَأْ فَلَنْ تَعْدُوَ قَدْرَكَ ". قَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ائْذَنْ لِي فِيهِ أَضْرِبْ عُنُقَهُ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنْ يَكُنْهُ فَلَنْ تُسَلَّطَ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْهُ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ ".
Rapporté par Ibn 'Umar : `Umar et un groupe de compagnons du Prophète (ﷺ) sont partis avec le Prophète rendre visite à Ibn Saiyad. Ils l’ont trouvé en train de jouer avec des garçons près des buttes de Bani Maghala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté. Il n’a pas remarqué la présence du Prophète (ﷺ) jusqu’à ce que celui-ci lui touche le dos de la main et lui dise : « Ibn Saiyad ! Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad demanda au Prophète : « Attestes-tu que je suis le messager d’Allah ? » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Que vois-tu ? » Ibn Saiyad répondit : « Des gens véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète dit : « Ton esprit est confus à ce sujet. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « J’ai gardé quelque chose en tête pour toi. » Ibn Saiyad répondit : « C’est Ad-Dukh. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Honte à toi ! Tu ne peux pas dépasser tes limites. » À ce moment, `Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « S’il est (Ad-Dajjal), tu ne pourras pas le vaincre, et s’il ne l’est pas, tu n’auras aucun intérêt à le tuer. »
Degré : authentique (sahih)
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قَالَ ابْنُ عُمَرَ انْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَأْتِيَانِ النَّخْلَ الَّذِي فِيهِ ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ النَّخْلَ طَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ وَهْوَ يَخْتِلُ ابْنَ صَيَّادٍ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ". وَقَالَ سَالِمٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ " إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ قَدْ أَنْذَرَهُ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنْ سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ".
Rapporté par Ibn Umar : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) est retourné avec Ubai bin Ka'b au jardin de palmiers où séjournait Ibn Saiyad. Quand le Prophète est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers, voulant entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que ce dernier ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’un drap de velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad aperçut le Prophète (ﷺ) alors qu’il se cachait. Elle appela Ibn Saiyad : « Ô Saf ! » (C’était son nom.) Ibn Saiyad se leva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si cette femme l’avait laissé tranquille, il aurait révélé la réalité de son cas. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) se leva parmi les gens, glorifiant Allah comme Il le mérite, et parla d’Ad-Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal), et il n’y a pas de prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui, mais je vous dis une chose qu’aucun prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il est borgne, et Allah n’est pas borgne. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَيْنَ تَنْزِلُ غَدًا فِي حَجَّتِهِ. قَالَ " وَهَلْ تَرَكَ لَنَا عَقِيلٌ مَنْزِلاً ". ثُمَّ قَالَ "نَحْنُ نَازِلُونَ غَدًا بِخَيْفِ بَنِي كِنَانَةَ الْمُحَصَّبِ، حَيْثُ قَاسَمَتْ قُرَيْشٌ عَلَى الْكُفْرِ ". وَذَلِكَ أَنَّ بَنِي كِنَانَةَ حَالَفَتْ قُرَيْشًا عَلَى بَنِي هَاشِمٍ أَنْ لاَ يُبَايِعُوهُمْ وَلاَ يُئْوُوهُمْ. قَالَ الزُّهْرِيُّ وَالْخَيْفُ الْوَادِي.
Rapporté par Usama bin Zaid : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) pendant son Hajj : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Où vas-tu loger demain ? » Il a répondu : « Est-ce qu’Aqil nous a laissé une maison ? » Puis il a ajouté : « Demain, nous logerons à Khaif Bani Kinana, c’est-à-dire Al-Muhassab, là où (les polythéistes de) Quraish ont prêté serment de mécréance, quand Bani Kinana s’est allié à Quraish contre Bani Hashim pour ne pas commercer avec eux ni leur offrir d’hospitalité. » (Az-Zuhri a dit : « Khaif signifie vallée. »)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَعْمَلَ مَوْلًى لَهُ يُدْعَى هُنَيًّا عَلَى الْحِمَى فَقَالَ يَا هُنَىُّ، اضْمُمْ جَنَاحَكَ عَنِ الْمُسْلِمِينَ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ، فَإِنَّ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ مُسْتَجَابَةٌ، وَأَدْخِلْ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ، وَإِيَّاىَ وَنَعَمَ ابْنِ عَوْفٍ، وَنَعَمَ ابْنِ عَفَّانَ، فَإِنَّهُمَا إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَرْجِعَا إِلَى نَخْلٍ وَزَرْعٍ، وَإِنَّ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَأْتِنِي بِبَنِيهِ فَيَقُولُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. أَفَتَارِكُهُمْ أَنَا لاَ أَبَا لَكَ فَالْمَاءُ وَالْكَلأُ أَيْسَرُ عَلَىَّ مِنَ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ، وَايْمُ اللَّهِ، إِنَّهُمْ لَيَرَوْنَ أَنِّي قَدْ ظَلَمْتُهُمْ، إِنَّهَا لَبِلاَدُهُمْ فَقَاتَلُوا عَلَيْهَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَأَسْلَمُوا عَلَيْهَا فِي الإِسْلاَمِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْلاَ الْمَالُ الَّذِي أَحْمِلُ عَلَيْهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا حَمَيْتُ عَلَيْهِمْ مِنْ بِلاَدِهِمْ شِبْرًا.
Rapporté par Aslam : `Umar bin Al-Khattab nomma un de ses esclaves affranchis, appelé Hunai, responsable du Hima (un pâturage réservé pour les animaux de la Zakat ou d’autres animaux désignés). Il lui dit : « Ô Hunai ! N’opprime pas les musulmans et protège-toi de leurs invocations contre toi, car l’invocation de l’opprimé est exaucée par Allah. Laisse les bergers qui n’ont que quelques chameaux ou quelques moutons faire paître leurs bêtes, mais fais attention à ne pas laisser paître les troupeaux de `Abdur-Rahman bin `Auf et de (`Uthman) bin `Affan, car s’ils perdent leurs bêtes, ils ont leurs fermes et leurs jardins, alors que ceux qui n’ont que quelques chameaux ou moutons, s’ils les perdent, viendront me demander de l’aide en disant : “Ô chef des croyants !” Est-ce que je pourrais les négliger ? Bien sûr que non. Il m’est donc plus facile de leur donner accès à l’eau et à l’herbe que de leur donner de l’or et de l’argent du trésor des musulmans. Par Allah, ces gens pensent que je leur fais du tort. C’est leur terre, ils se sont battus pour elle avant l’islam et ils se sont convertis alors qu’elle était en leur possession. Par Celui qui détient ma vie, si ce n’était pour les animaux que je mets à disposition pour la cause d’Allah, je n’aurais pas transformé ne serait-ce qu’un empan de leur terre en Hima. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبُوا لِي مَنْ تَلَفَّظَ بِالإِسْلاَمِ مِنَ النَّاسِ ". فَكَتَبْنَا لَهُ أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةِ رَجُلٍ، فَقُلْنَا نَخَافُ وَنَحْنُ أَلْفٌ وَخَمْسُمِائَةٍ فَلَقَدْ رَأَيْتُنَا ابْتُلِينَا حَتَّى إِنَّ الرَّجُلَ لَيُصَلِّي وَحْدَهُ وَهْوَ خَائِفٌ. حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، فَوَجَدْنَاهُمْ خَمْسَمِائَةٍ. قَالَ أَبُو مُعَاوِيَةَ مَا بَيْنَ سِتِّمِائَةٍ إِلَى سَبْعِمِائَةٍ.
Rapporté par Hudhaifa : Le Prophète (ﷺ) nous a dit : « Énumérez les noms de ceux qui ont déclaré être musulmans. » Nous avons donc compté mille cinq cents hommes. Puis nous nous sommes demandé : « Devons-nous avoir peur (des mécréants) alors que nous sommes mille cinq cents ? » Pourtant, nous avons vécu des épreuves si difficiles que certains priaient seuls, par crainte. Al-A`mash a rapporté : « Nous avons compté les musulmans et ils étaient cinq cents. » Et Abu Muawiya a dit : « Entre six cents et sept cents. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي كُتِبْتُ فِي غَزْوَةِ كَذَا وَكَذَا، وَامْرَأَتِي حَاجَّةٌ. قَالَ " ارْجِعْ فَحُجَّ مَعَ امْرَأَتِكَ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis inscrit pour telle ou telle expédition militaire, et ma femme part en Hajj. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Retourne et fais le Hajj avec ta femme. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح وَحَدَّثَنِي مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِرَجُلٍ مِمَّنْ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ قِتَالاً شَدِيدًا، فَأَصَابَتْهُ جِرَاحَةٌ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، الَّذِي قُلْتَ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَإِنَّهُ قَدْ قَاتَلَ الْيَوْمَ قِتَالاً شَدِيدًا وَقَدْ مَاتَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلَى النَّارِ ". قَالَ فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ أَنْ يَرْتَابَ، فَبَيْنَمَا هُمْ عَلَى ذَلِكَ إِذْ قِيلَ إِنَّهُ لَمْ يَمُتْ، وَلَكِنَّ بِهِ جِرَاحًا شَدِيدًا. فَلَمَّا كَانَ مِنَ اللَّيْلِ لَمْ يَصْبِرْ عَلَى الْجِرَاحِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَأُخْبِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ، أَشْهَدُ أَنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". ثُمَّ أَمَرَ بِلاَلاً فَنَادَى بِالنَّاسِ " إِنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ نَفْسٌ مُسْلِمَةٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَيُؤَيِّدُ هَذَا الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ".
Rapporté par Az-Zuhri : Comme mentionné dans le hadith 297. Rapporté par Abu Huraira : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’une expédition, et il a parlé d’un homme qui prétendait être musulman en disant : « Cet homme fait partie des gens du Feu (de l’Enfer). » Quand la bataille a commencé, cet homme s’est battu avec acharnement jusqu’à être blessé. Quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! L’homme que tu as décrit comme étant des gens du Feu s’est battu courageusement aujourd’hui et il est mort. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il ira au Feu. » Certains commencèrent à douter de la parole du Prophète, mais alors qu’ils étaient dans cet état, quelqu’un annonça que l’homme était encore vivant mais gravement blessé. Quand la nuit tomba, il perdit patience et se suicida. Le Prophète (ﷺ) en fut informé et dit : « Allah est le Plus Grand ! J’atteste que je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Puis il ordonna à Bilal d’annoncer aux gens : « Nul n’entrera au Paradis sauf un musulman, et Allah peut soutenir cette religion même par un homme désobéissant. »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَطَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَخَذَ الرَّايَةَ زَيْدٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا جَعْفَرٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ عَنْ غَيْرِ إِمْرَةٍ فَفُتِحَ عَلَيْهِ، وَمَا يَسُرُّنِي ـ أَوْ قَالَ مَا يَسُرُّهُمْ ـ أَنَّهُمْ عِنْدَنَا ". وَقَالَ وَإِنَّ عَيْنَيْهِ لَتَذْرِفَانِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) fit un sermon et dit : « Zaid a reçu l’étendard et a été martyrisé, puis Ja`far l’a pris et a été martyrisé, puis `Abdullah bin Rawaha l’a pris et a été martyrisé, et ensuite Khalid bin Al-Walid l’a pris sans avoir été désigné, et Allah lui a accordé la victoire. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Je ne souhaite pas (ou ils ne souhaiteraient pas) qu’ils restent (en vie) avec nous, » alors que ses yeux étaient remplis de larmes
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، وَسَهْلُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَتَاهُ رِعْلٌ وَذَكْوَانُ وَعُصَيَّةُ وَبَنُو لِحْيَانَ، فَزَعَمُوا أَنَّهُمْ قَدْ أَسْلَمُوا، وَاسْتَمَدُّوهُ عَلَى قَوْمِهِمْ، فَأَمَدَّهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعِينَ مِنَ الأَنْصَارِ قَالَ أَنَسٌ كُنَّا نُسَمِّيهِمُ الْقُرَّاءَ، يَحْطِبُونَ بِالنَّهَارِ وَيُصَلُّونَ بِاللَّيْلِ، فَانْطَلَقُوا بِهِمْ حَتَّى بَلَغُوا بِئْرَ مَعُونَةَ غَدَرُوا بِهِمْ وَقَتَلُوهُمْ، فَقَنَتَ شَهْرًا يَدْعُو عَلَى رِعْلٍ وَذَكْوَانَ وَبَنِي لِحْيَانَ. قَالَ قَتَادَةُ وَحَدَّثَنَا أَنَسٌ أَنَّهُمْ قَرَءُوا بِهِمْ قُرْآنًا أَلاَ بَلِّغُوا عَنَّا قَوْمَنَا بِأَنَّا قَدْ لَقِينَا رَبَّنَا فَرَضِيَ عَنَّا وَأَرْضَانَا. ثُمَّ رُفِعَ ذَلِكَ بَعْدُ.
Rapporté par Anas : Des gens des tribus de Ril, Dhakwan, ‘Usiya et Bani Lihyan sont venus voir le Prophète (ﷺ) en affirmant qu’ils avaient embrassé l’islam, et ils lui ont demandé de leur envoyer des hommes pour combattre leur propre peuple. Le Prophète (ﷺ) leur a envoyé soixante-dix hommes des Ansar, que nous appelions Al-Qurra’ (les savants), qui, par piété, coupaient du bois le jour et priaient toute la nuit. Ces gens les ont emmenés jusqu’à un endroit appelé Bi’r-Ma’ana, où ils les ont trahis et tués. Le Prophète (ﷺ) a alors invoqué contre les tribus de Ril, Dhakwan et Bani Lihyan pendant un mois dans la prière. Qatada rapporte qu’Anas nous a dit que les musulmans récitaient un verset du Coran à propos de ces martyrs : « Ô Allah ! Informe notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur, qui est satisfait de nous et nous a rendus satisfaits. » Puis ce verset a été abrogé
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ ذَكَرَ لَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ عَنْ أَبِي طَلْحَةَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ كَانَ إِذَا ظَهَرَ عَلَى قَوْمٍ أَقَامَ بِالْعَرْصَةِ ثَلاَثَ لَيَالٍ. تَابَعَهُ مُعَاذٌ وَعَبْدُ الأَعْلَى حَدَّثَنَا سَعِيدٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ عَنْ أَبِي طَلْحَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Talha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) conquit un peuple, il restait dans leur ville pendant trois jours
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا هُدْبَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسًا، أَخْبَرَهُ قَالَ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْجِعْرَانَةِ، حَيْثُ قَسَمَ غَنَائِمَ حُنَيْنٍ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) fit la `Umra en partant d’Al-Ja’rana, où il avait distribué le butin de la bataille de Hunain
Degré : authentique (sahih)
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قَالَ ابْنُ نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ ذَهَبَ فَرَسٌ لَهُ، فَأَخَذَهُ الْعَدُوُّ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ الْمُسْلِمُونَ فَرُدَّ عَلَيْهِ فِي زَمَنِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَبَقَ عَبْدٌ لَهُ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِمُ الْمُسْلِمُونَ، فَرَدَّهُ عَلَيْهِ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Nafi' (رضي الله عنه) : Un cheval d’Ibn ‘Umar s’est enfui et l’ennemi l’a pris. Puis les musulmans ont vaincu l’ennemi et le cheval lui a été rendu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ). De plus, un esclave d’Ibn ‘Umar s’est enfui et a rejoint les Byzantins, et quand les musulmans les ont vaincus, Khalid bin Al-Walid a rendu l’esclave à Ibn ‘Umar après la mort du Prophète (ﷺ)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، أَنَّ عَبْدًا، لاِبْنِ عُمَرَ أَبَقَ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ، فَرَدَّهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ، وَأَنَّ فَرَسًا لاِبْنِ عُمَرَ عَارَ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ فَرَدُّوهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ. قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ عَارَ مُشْتَقٌّ مِنْ الْعَيْرِ وَهُوَ حِمَارُ وَحْشٍ أَيْ هَرَبَ
Rapporté par Nafi` : Un jour, un esclave d’Ibn `Umar s’est enfui et a rejoint les Byzantins. Khalid bin Al-Walid l’a récupéré et l’a rendu à `Abdullah (bin `Umar). Un jour aussi, un cheval d’Ibn `Umar s’est enfui vers les Byzantins, et Khalid l’a récupéré et l’a rendu à `Abdullah
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّهُ كَانَ عَلَى فَرَسٍ يَوْمَ لَقِيَ الْمُسْلِمُونَ، وَأَمِيرُ الْمُسْلِمِينَ يَوْمَئِذٍ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ، بَعَثَهُ أَبُو بَكْرٍ، فَأَخَذَهُ الْعَدُوُّ، فَلَمَّا هُزِمَ الْعَدُوُّ رَدَّ خَالِدٌ فَرَسَهُ.
Rapporté par Ibn `Umar : Il montait un cheval le jour où les musulmans ont combattu les Byzantins, et le commandant de l’armée musulmane était Khalid bin Al-Walid, nommé par Abu Bakr. L’ennemi a pris le cheval, et quand ils ont été vaincus, Khalid a rendu le cheval à Ibn `Umar
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، أَخْبَرَنَا حَنْظَلَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ، أَخْبَرَنَا سَعِيدُ بْنُ مِينَاءَ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ذَبَحْنَا بُهَيْمَةً لَنَا، وَطَحَنْتُ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ، فَتَعَالَ أَنْتَ وَنَفَرٌ، فَصَاحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَا أَهْلَ الْخَنْدَقِ، إِنَّ جَابِرًا قَدْ صَنَعَ سُؤْرًا، فَحَىَّ هَلاً بِكُمْ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons abattu un jeune mouton et moulu un sa’ d’orge. Je t’invite donc, toi et quelques personnes. » Le Prophète (ﷺ) dit alors à haute voix : « Ô gens de la Tranchée ! Jabir a préparé du “Sur”, venez donc ! »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا حِبَّانُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ خَالِدِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أُمِّ خَالِدٍ بِنْتِ خَالِدِ بْنِ سَعِيدٍ، قَالَتْ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَ أَبِي وَعَلَىَّ قَمِيصٌ أَصْفَرُ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَنَهْ سَنَهْ ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ وَهْىَ بِالْحَبَشِيَّةِ حَسَنَةٌ. قَالَتْ فَذَهَبْتُ أَلْعَبُ بِخَاتَمِ النُّبُوَّةِ، فَزَبَرَنِي أَبِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دَعْهَا ". ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ " أَبْلِي وَأَخْلِفِي، ثُمَّ أَبْلِي وَأَخْلِفِي، ثُمَّ أَبْلِي وَأَخْلِفِي ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَبَقِيَتْ حَتَّى ذَكَرَ.
Rapporté par Um Khalid (la fille de Khalid bin Sa`id) : Je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec mon père et je portais une tunique jaune. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sanah, Sanah ! » (`Abdullah, le narrateur, précise que ‘Sanah’ signifie ‘bien’ en éthiopien.) Je me suis alors mise à jouer avec le sceau de la prophétie (entre les épaules du Prophète), et mon père m’a réprimandée sévèrement pour cela. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Laisse-la. » Puis il a invoqué Allah pour que j’aie une longue vie en disant trois fois : « Porte cette robe jusqu’à ce qu’elle s’use, puis porte-la encore jusqu’à ce qu’elle s’use, puis porte-la encore jusqu’à ce qu’elle s’use. » (Le narrateur ajoute : « On dit qu’elle a vécu longtemps, portant cette robe jaune jusqu’à ce que sa couleur fonce à force d’être portée. »)
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه أَنَّ الْحَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ، أَخَذَ تَمْرَةً مِنْ تَمْرِ الصَّدَقَةِ، فَجَعَلَهَا فِي فِيهِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْفَارِسِيَّةِ " كَخٍ كَخٍ، أَمَا تَعْرِفُ أَنَّا لاَ نَأْكُلُ الصَّدَقَةَ ".
Rapporté par Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée : Al-Hasan ibn ‘Alî prit une datte de l’aumône (sadaka) et la mit dans sa bouche. Le Prophète ﷺ dit en persan : « Kakh, kakh ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas l’aumône (sadaka) (c’est-à-dire ce qui est donné en aumône) (l’aumône est la saleté des gens) ? »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ أَبِي حَيَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو زُرْعَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَامَ فِينَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ الْغُلُولَ فَعَظَّمَهُ وَعَظَّمَ أَمْرَهُ قَالَ " لاَ أُلْفِيَنَّ أَحَدَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ عَلَى رَقَبَتِهِ شَاةٌ لَهَا ثُغَاءٌ عَلَى رَقَبَتِهِ فَرَسٌ لَهُ حَمْحَمَةٌ يَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. وَعَلَى رَقَبَتِهِ بَعِيرٌ لَهُ رُغَاءٌ، يَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. وَعَلَى رَقَبَتِهِ صَامِتٌ، فَيَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. أَوْ عَلَى رَقَبَتِهِ رِقَاعٌ تَخْفِقُ، فَيَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ ". وَقَالَ أَيُّوبُ عَنْ أَبِي حَيَّانَ فَرَسٌ لَهُ حَمْحَمَةٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) s’est levé parmi nous et a parlé d’Al Ghulul (le vol de biens de guerre), il a insisté sur la gravité de ce péché et a déclaré que c’était un grand péché en disant : « Ne commettez pas de Ghulul, car je n’aimerais pas voir l’un d’entre vous, au Jour de la Résurrection, porter sur son cou une brebis qui bêlera, ou un cheval qui hennira. Cet homme dira : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Intercède auprès d’Allah pour moi.” Et je répondrai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” Je n’aimerais pas non plus voir un homme porter sur son cou un chameau qui grognera. Il dira : “Ô Messager d’Allah ! Intercède auprès d’Allah pour moi.” Et je dirai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” Ou un autre portant de l’or et de l’argent, qui dira : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Intercède auprès d’Allah pour moi.” Et je dirai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” Ou un autre portant des vêtements qui flotteront, et il dira : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Intercède auprès d’Allah pour moi.” Et je dirai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” »
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ كَانَ عَلَى ثَقَلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ كِرْكِرَةُ فَمَاتَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ فِي النَّارِ ". فَذَهَبُوا يَنْظُرُونَ إِلَيْهِ فَوَجَدُوا عَبَاءَةً قَدْ غَلَّهَا. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ ابْنُ سَلاَمٍ كَرْكَرَةُ، يَعْنِي بِفَتْحِ الْكَافِ، وَهْوَ مَضْبُوطٌ كَذَا.
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Il y avait un homme qui s’occupait de la famille et des affaires du Prophète (ﷺ) et on l’appelait Karkara. Cet homme est mort et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est dans le Feu (de l’Enfer). » Les gens sont alors allés voir et ont trouvé à sa place un manteau qu’il avait volé dans le butin de guerre
Degré : authentique (sahih)
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حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبَايَةَ بْنِ رِفَاعَةَ، عَنْ جَدِّهِ، رَافِعٍ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِذِي الْحُلَيْفَةِ، فَأَصَابَ النَّاسَ جُوعٌ وَأَصَبْنَا إِبِلاً وَغَنَمًا، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُخْرَيَاتِ النَّاسِ، فَعَجِلُوا فَنَصَبُوا الْقُدُورَ، فَأَمَرَ بِالْقُدُورِ فَأُكْفِئَتْ، ثُمَّ قَسَمَ فَعَدَلَ عَشَرَةً مِنَ الْغَنَمِ بِبَعِيرٍ، فَنَدَّ مِنْهَا بَعِيرٌ، وَفِي الْقَوْمِ خَيْلٌ يَسِيرٌ فَطَلَبُوهُ فَأَعْيَاهُمْ، فَأَهْوَى إِلَيْهِ رَجُلٌ بِسَهْمٍ، فَحَبَسَهُ اللَّهُ فَقَالَ " هَذِهِ الْبَهَائِمُ لَهَا أَوَابِدُ كَأَوَابِدِ الْوَحْشِ، فَمَا نَدَّ عَلَيْكُمْ فَاصْنَعُوا بِهِ هَكَذَا ". فَقَالَ جَدِّي إِنَّا نَرْجُو ـ أَوْ نَخَافُ ـ أَنْ نَلْقَى الْعَدُوَّ غَدًا وَلَيْسَ مَعَنَا مُدًى، أَفَنَذْبَحُ بِالْقَصَبِ فَقَالَ " مَا أَنْهَرَ الدَّمَ وَذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ فَكُلْ، لَيْسَ السِّنَّ وَالظُّفُرَ، وَسَأُحَدِّثُكُمْ عَنْ ذَلِكَ، أَمَّا السِّنُّ فَعَظْمٌ، وَأَمَّا الظُّفُرُ فَمُدَى الْحَبَشَةِ ".
Rapporté par Abaya bin Rifaa : Mon grand-père, Rafi`, a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ) à Dhul-Hulaifa, et les gens souffraient de la faim. Nous avons obtenu des chameaux et des moutons (comme butin) alors que le Prophète (ﷺ) était encore derrière les gens. Ils se sont dépêchés et ont mis les marmites sur le feu. Quand il est arrivé, il a ordonné de renverser les marmites, puis il a distribué le butin (entre les gens), considérant dix moutons comme équivalents à un chameau. Ensuite, un chameau s’est enfui et les gens l’ont poursuivi jusqu’à être épuisés, car ils avaient peu de chevaux pour le rattraper. Un homme a alors lancé une flèche et l’a arrêté (avec la permission d’Allah). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a dit : “Certains de ces animaux se comportent comme des bêtes sauvages, donc si un animal s’enfuit, agissez de la même manière.” Mon grand-père a demandé (au Prophète (ﷺ)) : “Nous espérons (ou craignons) rencontrer l’ennemi demain et nous n’avons pas de couteaux. Pouvons-nous abattre nos animaux avec des bâtons ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : “Si l’outil utilisé pour tuer fait couler beaucoup de sang et que le Nom d’Allah est prononcé lors de l’abattage, alors mangez-en (c’est permis), mais n’utilisez pas de dent ni d’ongle, et je vous explique pourquoi : une dent est un os (et il est interdit d’abattre avec un os), et un ongle est l’outil d’abattage des Éthiopiens.”
Degré : authentique (sahih)